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Dette grecque : la liste des réformes est arrivée !

Revue de presse 24.02.2015

Très attendue depuis la réunion de l'Eurogroupe de vendredi dernier, la liste des réformes du gouvernement grec a été transmise dans la nuit. Les spéculations vont bon train, alors que celle-ci n'a pas encore été rendue publique.

Yanis Varoufakis

"L'Europe va-t-elle pouvoir reprendre son souffle vis-à-vis du cas grec ?", se demandent Les Échos. Les ministres européens des Finances de la zone euro devraient tenir, dans l'après-midi "une énième réunion –  cette fois par téléphone – pour tenter de stabiliser partiellement la situation financière de la Grèce", explique le site du quotidien. L'acceptation de cette liste de réformes permettrait à la Grèce de voir le plan d'aide rallongé de quelques mois, mais "elle pourrait néanmoins les conduire à de coûteux compromis", estime Le Monde. "L'aile gauche de Syriza fustige un accord qui prolongerait, selon elle, les mesures d'austérité imposées au pays, que le parti de gauche radicale s'était pourtant engagé à supprimer", note le journal. "Pour M. Tsipras la marge de manœuvre était très étroite, car il s'est engagé à ne pas faire déraper les finances publiques tout en ayant été élu sur un programme social ambitieux", mais il "n'aurait pas renoncé aux mesures sociales d'urgence", affirme Le Monde.

"Le catalogue des propositions grecques a fait des allers-retours entre Bruxelles et Athènes toute la journée de lundi", observe Challenges. Le site du quotidien explique que "la Grèce a reçu des 'conseils' pour que ses propositions satisfassent les pays les plus exigeants, Allemagne et Espagne en tête, afin d'éviter un retour du spectre d'une sortie de la Grèce de l'euro".

Le contenu de la liste n'est pas encore public mais pour Médiapart, "le bluff vis-à-vis des autres dirigeants Européens ne pouvait que faire 'pschitt'". Le journal en ligne parle de "contradictions grecques" quant au fait de "vouloir à la fois conserver l'euro et mettre fin à la politique d'austérité récessive qui ravage la Grèce depuis cinq ans". Au contraire, L'Express affirme que "la liste définitive comprendrait des mesures de nature à satisfaire ses créanciers, mais aussi d'autres plus sociales, issues directement du programme électoral de Syriza". Le site du magazine souligne que la bourse grecque, "l'Athex, coutumier des mouvements de yo-yo au gré des discussions entre Athènes et les Européens, a ouvert en maigre hausse mais s'est vite envolé", suite à la remise de la fameuse liste. Même constat pour Europe 1, selon qui la liste "conjugue les promesses de campagne de Syriza et les exigences des partenaires d'Athènes" de "lutter contre l'évasion fiscale et la corruption, à restructurer le secteur public et à réduire la bureaucratie".

Dans une interview publiée par Le Nouvel Observateur, l'économiste James Galbraith, proche de Yanis Varoufakis, qualifie l'Eurogroupe d'"amateur", expliquant que "ce n'est pas du tout comme un gouvernement". La ligne dure de certains gouvernements s'explique toutefois facilement car, selon lui, "c'était évidemment une question de survie politique interne, en face notamment de l’opposition montante anti-austérité dans leur propre pays", comme en Espagne, au Portugal et en Finlande. "Il faut accepter que le changement vienne lentement. Il commence avec la Grèce mais il doit se poursuivre avec d’autres", conclut l'économiste.

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