Derniers articles publiés

Dérapage du déficit public français, Michel Sapin revient sur ses déclarations

Revue de presse 10.09.2014

L'annonce est tombée ce matin, le déficit français atteindrait 4,4% cette année. C'est l'occasion pour Michel Sapin de revenir sur ses déclarations et de confirmer le maintien de l'objectif d'économie de 21 milliards d'euros en 2015.

Michel Sapin

Le ministre des Finances a annoncé les perspectives économiques de la France qui sont "très en-deçà des hypothèses précédentes" souligne la Tribune. Le déficit public atteindrait 4,4% cette année contre les 3,8% prévus précédemment. Michel Sapin a précisé que le déficit ne reviendrait sous la barre des 3% qu'en 2017, au lieu de 2015.

Il avait annoncé, la semaine dernière, que l'objectif d'économie de 21 milliards d'euros en 2015 serait difficilement atteignable en raison de la faible inflation. Aujourd'hui, "il s'est ravisé" selon la Tribune. Le Monde, quant à lui, parle de "rétropédalage".

Les Échos affirment que la décision du ministre français a été infléchie par les pressions exercées par Bruxelles et Berlin, "passablement irrités par les déclarations".
L'Allemagne n'a pas été en reste sur les critiques à propos de la France. Le ministre des Finances allemand Wolfang Schäuble, présentant un projet de budget en équilibre pour 2015, "a critiqué indirectement la France, tant sur sa politique que sur ses appels à la Banque centrale européenne", rapporte Le Monde. Tandis que Les Échos parlent d' "orthodoxie budgétaire" à propos de la position défendue par l'Allemagne, Challenges note que le budget pour 2015 présenté par Berlin est "une situation inédite depuis 1969 et qui atteste de la vigueur d'une économie que ses homologues européennes implorent de s'impliquer davantage dans la relance de la croissance en zone euro".

Les deux ministres des Finances, allemand et français, s'étaient pourtant entendus lors de leur rencontre, en amont de la rencontre ECOFIN du vendredi 12 septembre, sur une stratégie de relance commune pour la croissance en Europe. Pour le Monde, il s'agissait également "de prouver que, au-delà du débat assez binaire entre partisans de l'austérité outre-Rhin et adeptes de la dépense publique à Paris, Français et Allemands – la colonne vertébrale de l'Union européenne –, peuvent travailler ensemble".

Les autres sujets du jour