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Déficits : deuxième round avec la Commission européenne

Revue de presse 05.11.2014

Avec la présentation des prévisions économiques d'automne, la Commission a radicalement changé de ton. Lors de son premier examen des budgets nationaux, la Commission européenne avait émis un avis favorable, mais hier, certains États ont sévèrement été montrés du doigt.

Jyrki Katainen et Pierre Moscovici

Certains pays bénéficient de bonnes prévisions de croissance, ce qui les avantage pour leur déficit. Les Échos notent que "le mouvement vient désormais des pays qui ont failli faire basculer la zone euro dans le néant durant les années 2011-2012, Irlande, Espagne et Grèce, tandis que les principales puissances économiques de l'Union, France, Allemagne et Italie, sont à la traîne, toujours en quête d'une dynamique nouvelle".

La Commission est tout de même très pessimiste sur les capacités de certains États membres à tenir leurs promesses. EurActiv signale que "les nouveaux commissaires Jyrki Katainen et Pierre Moscovici ont rappelé à l'ordre les pays les moins vertueux de l'UE ". Paris est particulièrement visé, mais "si les statistiques de la Commission décrédibilisent celles de la France, présentées fin septembre ce n'est pas seulement que Bruxelles n'accorde aucun crédit au scénario français. C'est aussi que les dernières réductions de dépense du budget français pour 2015 n'ont pas été prises en compte", explique le site.

Le Figaro précise que la Commission "ne construit pas son scénario sur des annonces ou des promesses, ni n'anticipe d'éventuelles mesures qui amélioreraient la situation les années suivantes". Pour Le Monde, les prévisions de déficit sont à relativiser, notamment celle pour 2016, "à prendre avec encore plus de précautions, sachant que la Commission, pour la calculer, raisonne à politiques constantes, sans préjuger des mesures d'économies supplémentaires et/ou des réformes additionnelles que Paris pourrait consentir".

De son côté, "Angela Merkel montre du doigt la France et l'Italie", estime Le Figaro. L'intransigeance de l'Allemagne sur le respect des règles budgétaires est partagée par la nouvelle Commission, qui "a fait bien piètre figure et (...) ne s'est guère montrée à la hauteur des défis qui l'attendent", affirme La Tribune, qui ajoute que " la Commission continuera à faire pression sur la France et l'Italie et sur les autres pour qu'elles mènent des politiques procycliques qui contribuent encore à affaiblir l'activité".

Les relations entre la Commission et les États se tendent également sur le sujet du budget européen. "Jean-Claude Juncker a accusé mardi les premiers ministres britannique David Cameron et italien Matteo Renzi de mentir à leur concitoyens à propos des négociations budgétaires en Europe" et a soutenu que les sommets européens "sont faits pour régler les problèmes, pas pour les amplifier", rapportent Les Échos.

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