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Débat autour de la loi anti-tabac, suspension des négociations UE/USA et élections européennes

Revue de presse 07.10.2013

Les prochaines élections européennes auront lieu le 25 mai 2014. "Même si la date semble lointaine comparé aux municipales, prévues pour le mois de mars, l'échéance approche à grands pas" [Le Nouvel Obs]. Plusieurs journaux reviennent ainsi sur ces élections "attendues comme l’heure de vérité sur l’attachement des électeurs à l’Europe, redoutées pour la même raison" [La Croix].

Electeurs

Dans sa chronique dans Les Echos, Dominique Moïsi est alarmiste. "Il ne faut pas se voiler la face, (...) [ces] élections se présentent sous des jours très défavorables : taux d'abstention très élevé et montée significative des partis les plus radicaux sont à l'ordre du jour".

Alors que font les futurs candidats ? En France, pour l'instant "les élections européennes (…) sont un impensé des partis de gouvernement", regrette Le Monde. Le journal relève que "ce scrutin défouloir par nature s'annonce à haut risque pour le PS au pouvoir comme pour l'UMP, aucun de ces deux partis [ne semblant] en avoir pris réellement la mesure".

Du côté de la rue Solférino, "après plusieurs semaines de tergiversations" la direction du PS "qui cherche à renouveler ses visages" devrait annoncer demain la présentation des listes pour le 16 novembre, validée par un vote des militants cinq jours plus tard. Tandis qu'à droite "où la lutte des places a démarré", "le calendrier fait toujours jaser. Les têtes de listes (…) devraient être désignées courant novembre. Et la composition des listes ne devrait pas être bouclée avant février 2014" [Le Monde]. Les électeurs français pourront en tout cas feuilleter les professions de foi des candidats tranquillement chez eux pour faire leur choix. Ils recevront bien ces documents par courrier postal. "Le ministre des affaires européennes était monté au créneau lorsqu’il avait appris la suppression de ces envois postaux, censée permettre une économie de 27,6 millions d’euros et réservée aux seules européennes" [La Croix].

A la clé de ce scrutin figure l'élection du prochain président de la Commission européenne. "Pour la première fois depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, les dirigeants devront proposer un candidat à la présidence de la Commission tout 'en tenant compte des élections au Parlement européen'" rappelle [La Croix].

Un nouveau système qui divise les eurodéputés et les gouvernements des Vingt-Huit. La plupart des familles politiques prévoient ainsi de désigner une "tête de liste". Pour cette bataille qui a déjà commencé, plusieurs noms circulent : Martin Schulz, Guy Verhofstadt, Rebecca Harms, Michel Barnier, Viviane Reding, Donald Tusk ou encore Enda Kenny.

Dans une tribune publiée par Le Nouvel Obs, le président du Parlement européen Martin Schultz lance un appel aux citoyens européens. Il décryptera les enjeux de ces élections dans le cadre des Journées de Bruxelles organisées par "le Nouvel Observateur" du 10 au 12 octobre.