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De Paris à Copenhague, Cameron s'attaque à la réforme de l'Europe

Revue de presse 27.05.2015

Conforté par les derniers résultats des conservateurs aux élections législatives, c'est un David Cameron triomphant qui entame une tournée européenne auprès de ses homologues européens à partir de jeudi. Le Premier ministre, qui a confirmé vouloir organiser un référendum sur l'UE dans son pays, lance une "offensive diplomatique européenne sur les chapeaux de roue", notent Les Echos.

L'objectif de cette tournée est de convaincre les Etats membres de la nécessité de faire des réformes d'envergure en Europe, notamment sur la politique migratoire et les conséquences de l'intégration de la zone euro.

"Ce marathon lui donnera un avant-goût de ce qui l’attend puisque, quelle que soit la forme juridique – modification de traité ou non – que revêtiront les réformes qu’il réclame, il devra convaincre les 27 Etats de leur bien-fondé", explique Le Monde. Le journal et cinq quotidiens européens, El Pais, The Guardian, La Stampa, Gazeta Wyborcza et Süddeutsche Zeitung, réunis dans le réseau Europa, analysent les repercussions du 'Brexit' sur l’Union.

Après s'être entretenu lundi soir lors d'un dîner avec Jean-Claude Juncker dans sa résidence officielle à la campagne, le manoir de Chequers, dans un cadre plus informel que le 10, Downing Street, "M. Cameron est entré dans le vif du sujet", rapporte Libération. Le journaliste note que MM. Juncker et Cameron "ont convenu que davantage de dialogue serait nécessaire, y compris avec d’autres dirigeants, quant à la meilleure voie à suivre".

Une campagne sur une sortie de l’Union qui doit être prise au sérieux, analyse L'Opinion. Dans son éditorial, Luc de Barochez note que "certaines demandes britanniques sont légitimes : dénonciation d’une bureaucratie excessive, volonté de mettre un terme aux abus de prestations sociales non liées au travail, exigence d’une amélioration de la compétitivité sont autant d’objectifs susceptibles de faire du bien à tous les Européens". Selon l'éditorialiste, "afin d’éviter un Brexit, l’UE doit 'reconnaître qu’il y a bien une exception britannique et une véritable Europe à deux vitesses [avec] d’un côté, […] une capitale financière, Londres, tournée vers le monde; de l'autre, une zone euro [assurant] la pérennité de sa monnaie unique'".

Selon Les Echos, le scrutin doit avoir lieu avant fin 2017, mais pourrait être avancé à 2016. Une date que le Premier ministre gardera secrète aussi longtemps que possible, ainsi que la nature précise des réformes qu'il réclame, note Le Monde. Pour le correspondant du journal à Londres, "l'issue du référendum est hautement imprévisible".

Le timing du Premier ministre est serré. David Cameron s'envolera demain vers le Danemark, les Pays-Bas puis la France, où il dînera à l'Elysée avec le président Hollande. Vendredi, il se rendra à Varsovie, puis à Berlin, où il rencontrera la chancelière allemande, Angela Merkel. D'ici le Conseil européen du mois de juin, le chef des conservateurs entend rencontrer tous les chefs d'Etat ou de gouvernement des 27 pays membres.

Pour l'heure, c'est le traditionnel 'discours de la reine' prononcé aujourd'hui en fin de matinée qui est attendu. Car "le référendum aura une place de choix dans le traditionnel 'discours de la reine" note Libération. Elisabeth II présentera le programme législatif du nouveau gouvernement et la consultation fera l’objet d’un projet de loi, précise le journal.

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