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David Cameron laisse son cabinet libre de prendre position sur le Brexit

Revue de presse 06.01.2016

Mardi, la presse anglaise était en ébullition. La BBC et l'agence Reuters ont annoncé que David Cameron comptait laisser ses ministres prendre librement position sur la question d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit). Si le Premier ministre britannique se permet de déclencher un tel séisme politique, c'est parce qu'un affrontement idéologique ronge sa majorité. Ce qui pourrait également expliquer l'empressement à organiser le référendum au plus tôt.

David Cameron au Conseil européen

"Face à la progression des europhobes, le Premier ministre britannique, David Cameron, a décidé d'organiser, si possible avant l'été 2016, un référendum sur le maintien -  'in' - de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, ou sa sortie -  'out' - provoquant le 'Brexit'. Partisan du 'in', il a, le 10 novembre, demandé à ses partenaires européens de lui faciliter le succès en acceptant quatre demandes qui, si satisfaites, l'assureraient", rappelle Ouest France.

Le cabinet du Premier ministre libre de prendre position

"Soucieux de ne pas attiser les divisions au sein de son parti, David Cameron s'est résigné mardi à laisser ses ministres libres de militer pour ou contre une sortie de l'Union européenne lors du référendum", annonce L'Express / AFP.

La Tribune précise que "plusieurs membres de son gouvernement ont déjà exprimé des positions eurosceptiques sur la question", et ajoute que "cette annonce permettra aussi d'éviter à Cameron d'essuyer plusieurs démissions de ses ministres".

De la même façon, "offrir à ses ministres la liberté de parole évite à David Cameron de devoir les débarquer du gouvernement si effectivement ils décidaient d'aller à l'encontre de la ligne officielle, probablement pro-européenne" [Libération / AFP].

Les Echos ajoutent qu'"en échange de cette liberté, les ministres devront se taire et respecter la solidarité gouvernementale jusqu’à ce que Cameron ait terminé sa négociation. Une fois cette étape franchie – sans doute le mois prochain, donc – ils pourront faire campagne selon leurs convictions".

Une question qui divise, au Royaume-Uni comme ailleurs

Euractiv publie un entretien avec Michel Rocard ancien Premier ministre socialiste français, et député européen de 1994 à 2009, pour qui "l’Europe ne pourra être relancée sans que les Anglais en sortent".

Une opinion qui n'est pas partagée par Henri Froment-Meurice, ancien ambassadeur, qui écrit pour Ouest France qu'il faut aider Cameron à gagner "car nous n'avons aucun intérêt à voir les Anglais quitter notre Union".

Cependant, l'abandon du principe d'une Union toujours plus étroite, une des exigences britanniques présentées en novembre, inquiète le diplomate : "l'Union toujours plus étroite, c'est entre la France et l'Allemagne qu'il faut la faire. Le temps presse".

"Pour schématiser, les Britanniques considèrent que l’Union européenne n’est pas assez libérale économiquement et trop libérale concernant l'immigration", explique Atlantico.

Face à la montée des convictions favorables à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, le Financial Times a interrogé des économistes sur les conséquences à attendre. Pour une "écrasante majorité", le Brexit "mettra en péril l'économie du royaume" [RFI].

Le référendum pourrait avoir lieu dès cet été

Selon The Guardian, cette annonce de David Cameron, à ce moment, signifie qu'il compte conclure les négociations avec l'Union européenne en février et organiser le référendum le plus tôt possible.

En effet, d'après RFI "David Cameron a signalé qu'il espérait obtenir un accord lors du sommet de Bruxelles de février et agir ensuite sans perdre de temps, laissant entendre qu'un référendum pourrait être organisé dès cet été".

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