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Croissance : une embellie "mitigée" pour la zone euro en 2014 et 2015

Revue de presse 26.02.2014

"La reprise gagne du terrain en Europe, après le retour à la croissance intervenu au milieu de l'année dernière. Le renforcement de la demande intérieure cette année devrait nous aider à obtenir une croissance plus équilibrée et durable". C'est ce qu'a indiqué le commissaire européen en charge des Affaires économiques, Olli Rehn [La Tribune], suite au rapport de la Commission rendu public hier. La presse revient sur les tendances qui se dégagent entre les différents pays de la zone euro.

Croissance zone euro prévisions Commission européenne Olli Rehn

Si la Commission prévoit une croissance de l'ordre de 1,2% en 2014 et de 1,8% en 2015, les chiffres de l'inflation ne sont pas aussi réjouissants puisqu'ils devraient rester entre 1,0 et 1,3 % [Les Echos], soit en dessous de l'objectif de 2% fixé par la Banque centrale européenne (BCE). Toutefois, Le Point indique que "Bruxelles doute d'un scénario de déflation en Europe". Les chiffres dévoilés comprennent également une estimation du taux de chômage de 12% en 2014 et 11,7% en 2015 [Les Echos]. Une stagnation de la situation qui, selon le rapport de la Commission, "reflète d'abord la fragilité de la reprise économique". Cette reprise "mitigée" est, pour les critiques de la Commission, le résultat de la politique d'austérité mise en place, soulignent Les Echos. Des critiques qui discutent également la fiabilité des prévisions [La Tribune].

"Les bons et les mauvais élèves de l'économie européenne" : L'Express analyse les annonces de mardi en réalisant un classement des pays de la zone euro. Ce sont les grandes disparités entre les pays qui sont avant tout mises en avant par le quotidien. Le Figaro revient sur les pays du Sud de l'Europe, notamment la Grèce et l'Espagne, qui présentent des "premiers signaux de reprise". 2014 devrait voir la croissance grecque atteindre 0,6%, après 6 ans de récession [Les Echos]. L'Espagne connaîtrait une hausse de sa croissance (1% en 2014 et 1,5% en 2015), ce dont s'est félicité le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy [Le Point]. Mais ces bonnes nouvelles sont sans compter le taux de chômage important du pays (prévision de 25,7% en 2014) et son déficit public toujours supérieur au taux de 3% du PIB à respecter [Les Echos].

L'Italie fait office d'élève moyen. La Commission parle d'une "lente reprise" pour le pays. Si le chômage et la croissance ne devraient pas connaître de grandes améliorations, la dette publique du pays est également préoccupante (134% du PIB en 2014). Le commissaire Olli Rehn a appelé à un ajustement structurel accru [Les Echos].

A l'inverse, l'Allemagne conserve sa place de numéro 1, étant donné qu'elle n'a eu aucun déficit pendant trois ans [Le Figaro]. Des bons résultats qui devraient accélérer la reprise de la croissance. Toutefois, l'excédent commercial allemand annoncé par la Commission "devrait une fois de plus susciter l'ire des partenaires de l'Allemagne, tant européens qu'américain, qui militent depuis plusieurs années pour une réduction des déséquilibres internationaux", expliquent Les Echos.

Enfin, la France occupe une place bien particulière dans les prévisions. Elle "dérape" sur ses finances publiques [Le Nouvel Observateur] et accuse une reprise lente de la croissance (1,0% en 2014). En effet, le déficit public de la France devrait représenter 4,2% du PIB en 2013. Alors que la France s'est engagée à ramener ce chiffre sous les 3% du PIB en 2015, la Commission a adressé un avertissement à Paris [Les Echos], qui dément vouloir négocier un nouveau délai [Le Figaro]. Selon Bruxelles, la France ne serait pas capable de tenir sa promesse. Les évolutions du chômage ne sont pas non plus optimistes selon la Commission [Les Echos]. L'éditorial de Nicolas Beytout titre ainsi "La politique économique de la France en échec" [L'Opinion].

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