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Crise politique en Suède : le pays se remet en question

Revue de presse 04.12.2014

Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, a annoncé mardi la tenue d'élections législatives anticipées en mars 2015 après seulement deux mois de mandat. Cela fait suite à l'adoption du budget de l'opposition de centre-droit, soutenu par l'extrême droite en pleine ascension.

Stefan Loefven

C'est "l'un des gouvernements les plus éphémères de la vie politique suédoise", expliquent Les Échos. Le gouvernement de Stefan Löfven n'aura tenu qu'un peu plus de deux mois. Le Premier ministre convoque des élections législatives anticipées suite au rejet de son budget et l'adoption de celui de l'opposition. En Suède, tous les partis sont habilités à présenter un projet de budget concurrent de celui du gouvernement. "La décision de convoquer les élections est en fait le seul pari pour le Premier ministre (…) elle installe l'idée d'un scrutin et lui évite d'être défié dans les prochaines semaines", estime le site du quotidien. Celui-ci ajoute qu'"avec 13% des suffrages aux dernières élections et 22 sièges, les démocrates suédois [SD, parti d'extrême droite] sont devenus faiseurs de roi dans un Parlement fragmenté".

Le Parlement suédois est divisé depuis les législatives du 14 septembre en trois forces minoritaires, incapables de s'entendre. L'extrême droite avait annoncé mardi qu'elle voterait contre tout budget maintenant la politique d'immigration actuelle. En pleine ascension électorale, ce parti exerce pour la première fois une influence qui plonge le système politique suédois dans une crise inédite [Le Monde/AFP].

"L'extrême droite provoque un séisme politique en Suède", selon Le Figaro, mais "un mois après s'être déclaré 'maître du jeu' politique après les législatives de septembre, le président du SD, Jimmie Åkesson, 35 ans, avait en effet révélé avoir été placé en arrêt maladie indéfiniment pour 'burn-out' ou syndrome de surmenage". Les sociaux-démocrates, au pouvoir actuellement, restent tout de même en "mauvaise posture", car "d'après un sondage (…) les électeurs suédois accordent peu de crédit au gouvernement", explique le site du quotidien.

"Au pays de Zlatan Ibrahimovic, personne n’ose plus endosser le rôle de donneur de leçons", ironise Le Monde. Considéré comme un exemple en Europe et "relativement épargné par la crise, le pays fait les frais de l’atonie de la conjoncture européenne (…) le système éducatif, hier vanté, s’est subitement dégradé", " le roi est mal-aimé et les sociaux-démocrates sont à la tête d’un gouvernement fragile et minoritaire, malmené par l’irruption du parti populiste et anti-immigrés des Démocrates de Suède", résume le site du quotidien. Même constat à Europe 1 : "longtemps un modèle politique et financier, la croissance va bien en Suède mais la remontée du chômage, un effondrement du niveau éducatif et de grosses difficultés d'intégration des immigrés ont essoufflé le modèle.

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