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COP21 : la taxe sur les transactions financières au cœur des négociations

Revue de presse 08.12.2015

A quatre jours de la fin de la COP21, une proposition définitive des négociateurs est attendue pour mercredi soir afin d'être étudiée jeudi par le Comité de Paris. Cette instance est chargée d'élaborer le texte qui sera présenté vendredi, jour de clôture, lors de l'assemblée plénière de la COP21. Pour atteindre cet objectif, la France a désigné des "ministres facilitateurs" chargés d'obtenir des consensus sur les grands points de frictions, encore bien présents. Pour l'Union européenne, la problématique est principalement financière, la difficulté à tomber d'accord sur l'aide aux pays en développement inquiète ses représentants.

COP21 et Taxe sur les transactions financières

Pour Laurent Fabius,  il s'agit de "la semaine de l'espoir". Des propos tenus par un ministre décrit comme "confiant, mais vigilant" par Les Echos, qui listent "les quatre thèmes" auxquels doivent s'attaquer les ministres facilitateurs : "la répartition de l'effort entre les pays pour lutter efficacement contre le changement climatique, les mécanismes de mise en œuvre de la transition énergétique, les actions à entreprendre avant 2020 et les objectifs".

Le Monde évoque "des avancées à petits pas pour la COP21" et s'inquiète du passage à "une contribution volontaire plutôt [qu'à] une  obligation légale". Une inquiétude qui concerne notamment la question du financement de la transition climatique des pays en développement.

Pour Miguel Arias Cañete, le commissaire européen à l’Energie et au Climat, "chaque pays en position de le faire devrait soutenir les plus pauvres, les plus vulnérables" [Le Monde].

Nations unies obligent, la politique du "no name, no shame", pour "ne pas nommer ni accuser" est de rigueur. La Chine, premier émetteur mondial de gaz à effet de serre ne sera pas citée par le commissaire européen [Le Monde].

Samedi, le négociateur de l'Union européenne montrait des signes de pessimisme : "soyons francs : tous les sujets politiques difficiles restent non résolus" [Midi Libre].

"Les Européens soulignent que le monde a profondément changé depuis le protocole de Kyoto et la séparation entre les pays développés et les autres qui faisait sens à l'époque […] D'où la nécessité, répète la délégation de l'Union européenne, d'élargir la base des donateurs aux pays en développement, sur la base du volontariat", rapporte La Tribune.

"Les pays riches devraient débloquer 100 milliards de dollars par an pour aider les plus pauvres à lutter contre les sécheresses et à développer des énergies propres", souligne RTL. Il s'agit donc de désigner qui n'a pas encore débloqué sa part, mais aussi de les trouver.

"D’où l'idée d'une taxe sur les produits financiers. 11 pays européens se sont mis d'accord sur le principe et ils devraient annoncer aujourd'hui ce qu'ils comptent taxer", rapporte RTL, qui précise que "la Commission européenne pense qu'avec un taux de 0,01%, l'Europe pourrait rassembler 10 milliards d'euros par an".

Ce serpent de mer européen, en gestations depuis vingt ans et communément désigné "taxe sur les transactions financières", pourrait changer la face du monde selon Nicolas Hulot [L'Obs].

Un sujet "au menu du groupe Ecofin, la réunion des ministres des Finances du Vieux Continent" qui se tient aujourd'hui à Bruxelles, rapporte L'Obs.

Télérama
interroge d'ailleurs Pascal Canfin, nouveau directeur de WWF France : "quel est le lien [d'une réforme fiscale européenne] avec la COP21 ? Une partie significative des recettes de cette taxe ira aux pays du Sud, notamment pour financer l'adaptation aux chocs climatiques. […] Ce financement est un enjeu clef de la réussite de la COP21".

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