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COP21 : à mi-parcours, la lenteur des négociations pointée du doigt

Revue de presse 04.12.2015

Après quatre jours de discussions, débats, groupes de travail, ratures et petits crochets arrachés par les négociateurs installés au Bourget, la presse autant que la classe politique semble s'inquiéter du rythme de croisière adopté par la COP21. Plusieurs solutions sont présentées pour dynamiser l'ensemble, l'une d'entre elle passe par la mobilisation des villes, une stratégie 'bottom-up' pour faire pression sur les Etats. Dans le même temps, les sponsors privés de la COP21 se font épingler pour leurs politiques environnementales.

Lancement de la COP21

"Depuis lundi, jour où les discussions de la COP 21 ont commencé, la frustration est palpable", estime Libération.  Après quatre jours de négociations, "le texte, passé de 55 à 50 pages jeudi 3 décembre, contient encore 1400 parenthèses sous forme de crochets, contre 1250 dans la version précédente" [Euractiv].

Le Monde nous invite dans "l’effroyable casse-tête des 'options' et des 'crochets'". "'Il faut que les négociations accélèrent', [souligne] Matthieu Orphelin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot", rapporte Euractiv. Une position qui reprend celle de Laurent Fabius, selon qui : "Si on garde le même rythme, je ne vois pas la possibilité d’obtenir un texte bien amélioré samedi" [Libération].

Pour Le Figaro, "en dépit d'un nombre historique de cent cinquante chefs d'État présents […] les négociations patinent".  "Les ONG et autres représentants de la société civile se plaignent de la discrétion de l’UE, une stratégie relativement inhabituelle de la part du groupe des 28", précise Euractiv.

"Pour accélérer le rythme, le nombre de groupes de travail a été réduit, sur proposition du groupe de pays G77 (133 pays en développement + la Chine)", explique Euractiv.

Un groupe qu'il faudrait pouvoir séduire pour arriver à un accord, "l’un des points d’achoppement reste le financement, préalable à la signature de l’accord par les pays en développement", or le G77 + Chine estime que "le compte n’y est pas pour aller jusqu’aux 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 promis en 2009", rapporte Libération.

En parallèle du sommet officiel, se tiennent également d'autres évènements connexes. A commencer par le Sommet des élus locaux pour le climat. "Les représentants des quelque 1 000 villes du monde entier réunis, vendredi 4 décembre à Paris [veulent] exercer une 'pression positive' sur les négociations qui se déroulent au Bourget" [Le Monde].

"Après une journée de discussion, durant laquelle sera notamment abordée la question du financement par les villes au travers du Fond vert", selon Euractiv, une délégation "se rendra au Bourget pour remettre la 'Déclaration des maires' aux négociateurs, et présenter une synthèse des solutions développées par leurs collectivités pour contrer le réchauffement climatique" [Le Monde].

Jeudi, se tenait également la cérémonie des Prix Pinocchios du Climat, durant laquelle des ONG environnementales ont épinglé "la compagnie pétrolière américaine Chevron et les groupes français EDF et BNP-Paribas, accusés 'd'affaiblir les politiques climatiques'" [Le Parisien].

FranceTVinfo rappelle que "EDF, Engie ou encore Air France figurent dans la liste des partenaires financiers de l'événement onusien", avant de préciser que "le sommet du climat représente une aubaine pour ces entreprises désireuses de se refaire une réputation verte". 

Si plusieurs ont été nommés, seuls deux des partenaires de la COP21 ont obtenu ce prix peu convoité : BNP Paribas et EDF.

"De fait, il existe parfois un abîme troublant entre les proclamations de certaines de ces multinationales et leurs stratégies, aux antipodes de ce que la COP21 essaie de promouvoir", estime l'Obs.

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