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Conflit ukrainien : l'UE veut calmer le jeu, la Russie se replie

Revue de presse 18.11.2014

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont décidé hier de poursuivre les sanctions à l'encontre de la Russie, en raison de son rôle dans le conflit ukrainien, mais ils ne les ont pas alourdies malgré les nouvelles provocations russes. De son côté, Moscou a en effet expulsé une nouvelle vague de diplomates européens.

Federica Mogherini

"Les Européens refusent de nouvelles sanctions lourdes et tendent la main, Moscou expulse des diplomates et se replie", résument Les Échos. Hier, les ministres des Affaires étrangères se sont réunis à propos des sanctions à l'encontre de la Russie. Pour le site du quotidien, ils "ont choisi la modération, dans l'espoir de renouer un dialogue". La réponse n'était pas unanime puisque "la Pologne, les Etats baltes et dans une certaine mesure la Grande Bretagne, ont plaidé pour une réponse plus musclée avec de nouvelles sanctions" alors que "la France et l'Allemagne ont rallié une majorité à une réponse plus modérée".

"Les relents de guerre froide redonnent de la vigueur à la valse des diplomates", estime Euronews. Les tensions entre les États membres de l'UE et la Russie s'illustrent en effet par des expulsions mutuelles de diplomates. Après la Lettonie et l'Allemagne, c'est à la Pologne de faire les frais de la "réponse symétrique" russe. Le Monde explique que les autorités russes ont annoncé hier "l'expulsion de diplomates polonais pour 'activités incompatibles avec leur statut'. Le terme fait généralement référence à des activités d'espionnage dans le jargon diplomatique. Un départ provoqué  en représailles à l'expulsion de diplomates russes de Varsovie".

"La chancelière allemande prend au sérieux les menaces que Vladimir Poutine fait peser, au-delà de l'Ukraine, sur la Serbie et les pays de l'ex-Yougoslavie", rapporte Le Figaro. Elle s'est entretenue avec le président russe en marge du G20. Le site du quotidien ajoute que la chancelière allemande "craint l'enlisement du conflit, pire une déstabilisation globale dans l'est de l'Europe, où la Russie veut étendre son influence".

En Russie, le discours est tout autre, rappelant la propagande du temps de la guerre froide. Les Échos rapportent que "la première chaîne publique de télévision russe a diffusé ce week-end des photographies censées avoir été prises par un satellite occidental et qui tendraient selon elle à prouver, comme l’affirme le Kremlin, que le Boeing 777 de Malaysia Airlines détruit le 17 juillet au-dessus de l’Ukraine a été abattu par un avion de chasse ukrainien (…) un montage décortiqué par les internautes".

Les ministres européens de la Défense se réunissent aujourd'hui à Bruxelles afin de faire le point sur la situation en Ukraine, en présence du secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg. Celui-ci a salué lundi les sanctions de l’UE depuis le début du conflit [Libération/AFP].

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