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Commission européenne : Barroso ne sera pas regretté, Juncker ne soulève pas les foules

Revue de presse 22.10.2014

L'ultime discours de José Manuel Barroso devant le Parlement européen, hier, s'est réalisé sans grande émotion. L'hémicycle était particulièrement vide pour les adieux de celui qui a passé dix ans à la tête de la Commission européenne. Il laisse la place à Jean-Claude Juncker et son équipe, qui n'arrivent pas non plus dans un climat chaleureux.

José Manuel Barroso

Les parlementaires européens ne se sont pas déplacés en masse pour écouter José Manuel Barroso. L'hémicycle était aux trois quarts vide, "comme une ultime rebuffade pour quelqu’un dont le bilan a été abondamment critiqué", estiment Les Échos.

Jean Quatremer de Libération est particulièrement critique envers le Portugais qu'il décrit comme quelqu'un qui "recule avant même d’avoir avancé", dont le discours était "un rien pathétique" et qui ne comprenait "aucun début d’autocritique, aucun regret de laisser le navire en péril, juste un boutiquier tentant de démontrer qu’il laisse les comptes en ordre".

L'ancien président de l'exécutif européen ne faisait pas non plus l'unanimité dans son camp, surtout à la fin de son mandat. L'Opinion publie une tribune de Rachida Dati dans laquelle elle affirme, à propos des bonnes réformes de l'ancienne Commission, "on les doit plus à des commissaires compétents qu’à 'l’audace' de leur Président". La députée européenne PPE surprend également dans cette tribune en tirant une nouvelle fois contre son camp. Elle affirme qu'après avoir fait campagne pour Jean-Claude Juncker, elle ne votera pas pour son équipe, à défaut de "ne pas retrouver dans les propos des candidats (…) les grandes orientations que nous défendons à l'UMP".

Les grands oraux des candidats ont déçu Les Échos qui les décrivent comme "une session le plus souvent ennuyeuse, conclue par des marchandages obscurs entre chefs politiques qui n'ont rien ajouté - pour le moins qu'on puisse dire - à la gloire de l'institution".

Selon Challenges, la Commission devrait obtenir un vote favorable du Parlement, car "la dernière incertitude a été levée mardi avec l'avis favorable donné (…) à la Slovène Violeta Bulc, chargée de remplacer au pied levé sa compatriote Alenka Bratusek, jugée incompétente par les députés européens".

La désignation de la candidate slovène avait pourtant suscité des critiques car elle "n’a commencé sa carrière politique qu’il y a quelques semaines" et des railleries en raison de son "surprenant diplôme en 'chamanisme'", rappelle Le Courrier des Balkans. Le quotidien catalan El Periodico conclut que l'équipe Juncker "hérite d'une Europe légèrement redressée, mais dangereusement faible qui, si elle rechute, tombera dans la tant redoutée troisième récession".

 

 

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