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Centre d'accueil de Lampedusa, nouveau "camp de concentration" européen ?

Revue de presse 19.12.2013

Le traitement de choc infligé aux migrants à leur arrivée dans le centre d’accueil de Lampedusa a suscité, mercredi 18 décembre, une vague d’indignation en Italie et en Europe, moins de trois mois après les naufrages qui ont coûté la vie à des centaines d’étrangers [Libération].

Cecilia Malstrom

"Où est passée la belle indignation des Européens ?" titre ce matin Le Point.

Une vive polémique a éclaté mercredi entre l'Italie et la Commission européenne à propos des conditions dans lesquelles les immigrés sont "désinfectés"  à leur arrivée sur l'île méditerranéenne, note Le Figaro.

Un reportage diffusé lundi soir par TG2, le journal de la deuxième chaîne de la télévision publique italienne, montre des réfugiés se dénuder complètement dans un espace qui semble être en plein air, avant d’être aspergés devant les autres d’une solution contenant un produit contre la gale.

Alors que le monde célèbre le 18 décembre "la journée internationale des migrants", la maire de l’île, Giusi Nicolini, a comparé la structure à un "camp de concentration".

"Ces images rappellent les camps de concentration, sauf qu'il s'agit du centre de premiers secours et d'accueil de Lampedusa", explique un journaliste de la Rai 2, cité par L'Express.

"Les images du centre de Lampedusa sont épouvantables et inacceptables", a commenté la commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, en menaçant Rome de sanctions, rapporte Libération.

Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a promis une enquête et des sanctions.

Une déclaration qui n'a pas réussi à apaiser la bouillonnante Cecila Malmström, selon les termes du Point. "Entre 2007 et 2011, nous avons versé 473 millions d'euros du budget européen pour aider l'Italie dans son assistance aux réfugiés, pour les contrôles aux frontières, l'intégration ou le rapatriement. Et pas plus tard qu'en octobre dernier, à la suite du naufrage d'un bateau qui a fait plus de 300 morts, nous avons octroyé une aide supplémentaire d'urgence de 30 millions pour répondre au gouvernement italien qui se plaignait du manque de soutien de l'Europe. Et au final, on ne constate aucune amélioration", s'étrangle-t-elle. "Nous voulons des garanties de conditions d'accueil et de traitement dignes", avertit la commissaire.

Les drames de l'immigration ont été inscrits à l'ordre du jour du Conseil européen qui doit se dérouler aujourd'hui et demain à Bruxelles, avec l'examen des possibilités d'actions pour lutter contre le trafic des réfugiés et éviter de nouveaux naufrages, rapporte France TV Info.

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