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Budget de l'UE : Cameron ouvre-t-il la boîte de Pandore ?

Revue de presse 28.10.2014

Le Premier ministre britannique, est décidé à ne pas céder face à l'Union européenne, malgré la menace de sanctions formulée hier par la Commission européenne. Pour David Cameron, le Royaume-Uni ne payera pas les 2,1 milliards d'euros supplémentaires demandés pour le 1er décembre. Une position tranchée qui étonne à Bruxelles, car les États étaient prévenus dès le 17 octobre et les modalités de calculs pour les ajustements budgétaires ont été actés par les chefs d'État et de gouvernement.

David Cameron et Jean-Claude Juncker

Le Figaro n'est pas convaincu par la position de David Cameron qui "s'est livré à l'exercice qu'il affectionne sans doute le plus : le récit héroïque du dernier conflit qui l'oppose à la machine européenne". En effet, les services du gouvernement britannique étaient au courant du mode de calcul de révision du budget, alors que le Premier ministre britannique affirme n'avoir découvert le montant demandé qu'au moment du sommet européen, le 24 octobre.

Le PIB britannique est plus élevé que prévu, augmentant ainsi la contribution du pays au budget de l'UE. Euronews explique que "le Royaume-Uni a décidé d'intégrer ces revenus 'illégaux' [trafic de drogue et prostitution] à son PIB en septembre 2014, ne pensant sans doute pas que cela allait changer la donne à ce point-là".

Face au refus du Royaume-Uni de sortir son chéquier, la Commission européenne "montre les dents", affirme L'Express, qui ajoute "que ce coup de sang est motivé par des considérations de politique intérieure". Pour Le Monde, c'est "une fermeté que beaucoup d'observateurs avaient attribué à la pression exercée par les europhobes du 'United Kingdom Independence Party' (UKIP), à l'approche des élections prévues l'an prochain".

Pour faire plier le Royaume-Uni, la Commission européenne a affirmé que "le rabais budgétaire dont il bénéficie depuis 1984 serait menacé s'il tentait de modifier les règles et de ne pas payer entièrement sa contribution au budget de l'UE le 1er décembre", rapporte Euronews. "Le bras de fer avec Bruxelles risque encore de faire grandir le sentiment d'europhobie de plus en plus présent outre-Manche", annoncent Les Échos.

Le Financial Tim
es prend le contrepied de la presse française en expliquant que "la réalité politique au Royaume-Uni est que M. Cameron ne peut payer ce supplément (...), car cela engendrerait un torrent de colère de la part des anti-UE de l'UKIP, de son propre parti et d'une grande partie de l'électorat, auquel il pourrait ne pas résister", appelant la Commission à un compromis. Une réunion des ministres des Finances de l'UE doit se tenir prochainement à la demande du Premier ministre britannique.

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