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Brexit : le Royaume-Uni réclame une Union européenne plus souple

Revue de presse 10.11.2015

Très attendue sur le sujet, David Cameron pose enfin "ses conditions sur la table" [Libération]. Hier, à l'occasion de la conférence de la principale organisation patronale britannique, la CBI, le Premier ministre britannique a annoncé les grandes lignes des exigences pouvant permettre le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne. Des exigences qui devraient être détaillées aujourd'hui dans une lettre adressée au président du Conseil européen, Donald Tusk, et dans un prochain discours [La Croix].

Poignée de main entre David Cameron, à gauche, et Jean-Claude Juncker

D'après Le Monde, les exigences britanniques "s’articulent autour de quatre dossiers essentiels : la compétitivité, la protection des Etats hors zone euro, la souveraineté et l’immigration".

Le premier point viserait à "approfondir le marché unique". Le second, à officialiser le fait que l’UE est une communauté "multidevises", tandis que le troisième serait d'exclure le Royaume-Uni de l’engagement de construire "une union toujours plus étroite" [Le Monde].

"En matière d’immigration, les Britanniques veulent pouvoir priver pendant quatre ans les ressortissants des autres pays européens de certaines prestations sociales quand ils s’installent au Royaume-Uni" [Le Monde].

"Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu'on les obtienne" [L'Obs], a lancé hier David Cameron devant la  Confédération de l'industrie Britannique. Durant ce discours, le Premier ministre a affirmé n’avoir "aucun attachement sentimental à l’UE" [Euronews]. Pour lui, une seule question se pose : "Est-ce que l’UE peut être assez flexible ?" [Libération].

"Des consultations vont pouvoir s’engager entre le Royaume-Uni et les 27 autres pays de l’UE […] les 17 et 18 décembre", d'après La Croix.

Or le "référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE doit avoir lieu d'ici la fin 2017 au plus tard, les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016" [L'Obs]. "David Cameron a répété lundi que la réponse à la question du référendum sera définitive" [Euronews].

Selon Libération, de telles exigences ne peuvent être atteintes que "par une remise à plat des traités : une simple déclaration du Conseil européen n’aurait aucune valeur légale".

Le quotidien ajoute qu'"au mieux, il faudra un an pour y parvenir, c’est-à-dire en 2017, année électorale en France et en Allemagne". "Ce calendrier serré ne tient que si les Vingt-Huit parviennent à un accord rapide. Or, les sujets que Londres souhaite traiter sont explosifs", analyse Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles.

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