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Brexit : Cameron renoncerait à une partie de ses exigences

Revue de presse 15.12.2015

"Le mois dernier, le Premier ministre britannique a adressé une lettre au président du Conseil européen Donald Tusk demandant l'adoption de quatre changements dans la relation entre son pays et l'UE avant un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'ensemble communautaire d'ici la fin 2017" [Le Figaro].

David Cameron

Mais ce dimanche éclatait outre-Manche une polémique. En effet, "selon la presse britannique, David Cameron serait prêt à renoncer à l'une de ses revendications principales pour éviter à son pays de sortir de l'UE", relate L’Express. A savoir le projet de "priver les citoyens européens d'allocations sociales pendant leurs quatre premières années de séjour au Royaume-Uni".

Le Monde explique que "cette mesure était destinée à rendre la Grande-Bretagne moins attractive pour les migrants, en particulier ceux des pays d’Europe de l’Est moins fortunés, tentés par l’opportunité de s’y installer".

Or, "la question est devenue un sujet essentiel dans le débat actuel". D’où une forte levée de boucliers après les révélations de la presse britannique, selon laquelle "M. Cameron aurait informé les dirigeants européens, jeudi, qu’il était prêt à renoncer à ces exigences si un accord était conclu en vue d’une réduction de l’immigration vers son pays" [Le Monde].

Le jour même, le 10, Downing Street a réfuté l’ensemble de ces allégations. "C’est tout simplement faux", a indiqué un porte-parole de David Cameron [L’Express]. Un démenti suivi d’une piqure de rappel :"David Cameron, dans un discours le mois dernier, s'était dit prêt à étudier d'autres options dans ce dossier, tout en réaffirmant sa volonté de contrôler l'immigration", a ainsi ajouté le porte-parole [Capital].

Mais selon Le Point, "David Cameron a renoncé [...] à obtenir un accord avec ses partenaires sur les réformes qu'il souhaite de l'UE dès la semaine prochaine".

Et de fait, selon les travaillistes cités par Le Monde, "M. Cameron [a] été ‘défait’ par son incapacité à constituer des alliances et par les réticences européennes".

"David Cameron, qui a effectué cette semaine une tournée dans plusieurs pays d'Europe de l'Est, a pu se rendre compte que sa demande sur les prestations sociales constituait un problème épineux pour les gouvernements de ces pays" [Capital], Pologne en tête.

En effet, bien qu’eurosceptique, le gouvernement polonais récemment élu reste attaché aux mesures de libre circulation des travailleurs. Et pour cause : les Polonais en sont les principaux bénéficiaires.

Ainsi, David Cameron n’arrive pas à mobiliser ses alliés européens. Un constat qui ne laisse pas la classe politique britannique indifférente. Ainsi, "une commission parlementaire chargée de [la question du Brexit] estime dans un rapport que les propositions faites par Londres ne vont pas assez loin pour renforcer la souveraineté nationale britannique" [Le Figaro].

Le Figaro traduit la conclusion de cette commission : "Les priorités dans la négociation telles qu'elles ont été définies par le Premier ministre ne se traduiront pas par un accord légalement contraignant et irréversible menant à une réforme de l'UE, ni à un changement fondamental de sa relation avec le Royaume-Uni comme [David Cameron] l'envisage".

Le maire de Londres, Boris Johnson, prend la défense du Premier ministre dans le Telegraph  : "Le David Cameron que je connais est bien plus eurosceptique que nombre de ses homologues. […] La suggestion du premier ministre est modeste et sensée. Elle a été traitée par un imprudent mépris. Ce pays pourrait avoir un avenir viable et enthousiasmant à l'écart des modalités actuelles de l'UE" [Le Figaro].

La prochaine étape des négociations entre le Royaume-Uni et l’Union européenne aura lieu "lors du sommet européen jeudi et vendredi prochains à Bruxelles" [L’Express].

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