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Baisse du déficit public : une fausse bonne nouvelle ?

Revue de presse 27.03.2015

La nouvelle est tombée hier : le déficit public français s’élève à 4% du PIB en 2014, un chiffre plus faible que celui prévu par le gouvernement français. La presse reste toutefois sceptique et insiste sur le fait que ces résultats ne sont pour autant pas réjouissants.

Michel Sapin

Libération annonce qu’alors que le gouvernement français tablait sur un déficit public de 4,4% du PIB, l’INSEE a dévoilé hier qu’il atteint en réalité 4%.

Le ministre des Finances Michel Sapin a alors annoncé que ces résultats encourageants ont "ouvert la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB au lieu de 4,1% comme prévu jusqu’ici".

Si Le Figaro considère que "le gouvernement sauve l’honneur", Le Monde qualifie cette nouvelle d’"heureuse surprise" qui devrait jouer en la faveur de la France lorsqu’elle présentera à la Commission européenne son programme de stabilité budgétaire et un programme national de réformes.

Le journal ajoute qu’à ces "résultats du budget de l’Etat s’ajoutent une réduction de 2 milliards d’euros du déficit des administrations de Sécurité sociale par rapport aux prévisions et la diminution sensible (4 milliards) du déficit des collectivités territoriales", même si "ce redressement reste fragile".

Le Figaro, avec d’autres médias, tient à relativiser : "souvent accusé par le passé de s'être montré trop optimiste dans ses prévisions, le gouvernement s'est peut-être cette fois-ci donné un peu de marge".

Les Echos précisent en outre que "si le déficit a baissé, la dette a, elle, logiquement continué à augmenter, atteignant 95% du PIB fin 2014 […] Le seuil symbolique de 100% se rapproche dangereusement".

Même son de cloche pour Reuters, selon qui la croissance reste malgré tout "poussive".

Et L’Obs d’enfoncer le clou en rappelant que "la hausse du chômage se poursuit".

Il n'y donc pas de quoi se réjouir : la France demeure en proie à de nombreux problèmes et défis économiques.

Si cette nouvelle est un "soulagement" pour le gouvernement français face une Commission européenne qui demande toujours plus d’économies, Challenges prévient que cela ne "suffira [pas] à calmer l'agacement d'une partie de nos voisins européens, notamment les Allemands".

Les Echos rappellent en effet que si le déficit est en baisse, il reste bien supérieur à la moyenne de l’Union européenne : "la France sera, avec l’Espagne et le Portugal, le seul pays de la zone euro à avoir un déficit supérieur à 3% cette année".

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