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Auditions des commissaires : premier revers pour l'équipe Juncker

Revue de presse 07.10.2014

"Le candidat hongrois, première victime des eurodéputés" [Le Monde]. La candidature de Tibor Navracsics qui était l'une des plus controversée au sein de la Commission Juncker, a été rejetée hier en commission parlementaire. Pressenti pour le portefeuille Éducation, Culture, Jeunesse et Citoyenneté, le Hongrois du parti conservateur (PPE), majoritaire au Parlement européen, se voit confronté à un avis défavorable des députés européens ayant participé à son audition.

Tibor Navracsics

Un premier revers donc pour la Commission Juncker. Le Hongrois Tibor Navracsics devait répondre à une série de questions, à la suite de son audition, mais "cela n'a pas suffi à convaincre les eurodéputés", rapporte Challenges. À 14 voix contre 21, il a été jugé inapte à assurer le rôle de commissaire européen en charge de la Citoyenneté.

La presse est unanime et rappelle son passé de "cheville ouvrière de lois jugées liberticides à la tête du ministre de la Justice de 2010 à 2014", rapportent Les Échos. Pour Le Taurillon, "les questions sur la liberté de la presse, revue en Hongrie sous son égide, ont déstabilisé le nouveau commissaire, proche de Viktor Orban, l’actuel dirigeant de la Hongrie, largement contesté pour ses dérives autoritaires".

L'Humanité revient sur ses réponses écrites, à la suite de son audition et les qualifie de "défense peu convaincante quand on voit les différentes attaques contre la presse menées par son gouvernement : création d’un comité de censure national, retrait de fréquence pour la principale radio d’opposition".

Le Nouvel Observateur est encore plus critique et estime "aberrant que d'espérer du Hongrois Tibor Navracsics, pressenti à la Culture et l'Education dans la nouvelle commission de rompre avec son passé fuligineux à la Justice au sein du gouvernement populiste de Viktor Orban". Pour le journal, "le nouveau patron de la Commission a surestimé la docilité, la 'ductibilité' des députés européens dont le feu vert commande la désignation officielle".

Il n'est pas sûr que le candidat hongrois disparaisse de l'équipe Juncker pour autant, "pour contourner l'écueil de cet avis négatif, M. Juncker pourrait retirer au candidat le volet 'Citoyenneté' de son portefeuille", rapportent Les Échos.

"A Jean-Claude Juncker de voir maintenant ce qu’il fera de cette décision de la commission parlementaire et de voir ce que proposera le gouvernement hongrois" conclut une source au Parlement européen, selon Euractiv.  D'autres commissaires pourraient également être retoqués. Une réunion de crise est convoquée ce mardi pour stopper l'hémorragie [Le Nouvel Obs].

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