Derniers articles publiés

Audition des commissaires : Moscovici confirmé, Bratusek éjectée

Revue de presse 09.10.2014

La mine réjouie de Pierre Moscovici est partout dans la presse ce matin. L'ancien ministre français de l'Économie et des finances a reçu la confiance des commissions parlementaires présentes à son audition. Pour beaucoup, le pacte entre le PPE et le S&D a joué dans les décisions des députés européens participant à son grand oral.

Pierre Moscovici

Moscovici devra travailler en étroite coordination avec deux vice-présidents conservateurs, le Finlandais Jyrki Katainen, chargé de la croissance et de la compétitivité, et le Letton Valdis Dombrovskis, chargé de la zone euro. Ces deux derniers, ainsi que le conservateur britannique Jonathan Hill, chargé des Services financiers, ont également reçu le feu vert des députés européens chargés de leur audition [AFP-Libération].

"Pierre Moscovici a dû passer entre les gouttes, mais il a finalement rempli son objectif", affirme BFM TV. Des doutes planaient sur sa nomination, car "après un oral jugé pas assez convaincant, le Parlement européen avait imposé à Pierre Moscovici une série de questions écrites pour dissiper toute controverse", rappelle Le Figaro.

Pour rassurer les députés européens récalcitrants, Pierre Moscovici "a dû les assurer qu'il traiterait la France, considérée par beaucoup comme l'un des mauvais élèves de la zone euro, avec la même sévérité que les autres pays", rapporte Le Figaro.

Les justifications de l'ancien ministre français ne seraient pas les seules raisons de sa confirmation. Pour Mediapart, " la coalition officieuse entre conservateurs et sociaux-démocrates va très bien". La libérale Slovène Alenka Bratusek, en aurait fait les frais, même si le site  reconnaît une "performance catastrophique" de la seule candidate écartée de la Commission par le Parlement européen.

La confirmation de Pierre Moscovici n'est pas étrangère à celle du très controversé candidat Miguel Airas Cañete, selon la députée européenne écologiste Karima Delli, qui affirme dans un tweet : "suite logique de la nomination de Cañete, Moscovici sauvé grâce au deal entre les socialistes et la droite au détriment de l'intérêt général".

Sur Twitter toujours, la députée européenne PPE Françoise Grossetête souligne que Pierre "Moscovici [est] étroitement encadré par deux Vice-présidents : résultat de la perte d'influence de la France, merci François Hollande".

La Voix du Nord l'affirme, "le scénario catastrophe d'une rupture de l'accord de coalition liant la droite du PEE aux socialistes pour verrouiller une majorité a été évité" mais la candidate slovène est la "victime collatérale de cet équilibrisme".

Le Parlement se prononcera sur l’ensemble de la Commission lors d’un vote en plénière le 22 octobre prochain.

2014-2019 : une nouvelle Commission, pour quelle Europe ?

Les autres sujets du jour