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Attentat de Saint-Pétersbourg : les dirigeants européens aux côtés de la Russie

Revue de presse 04.04.2017

Alors que les Londoniens pansent encore leurs blessures après l'attentat du 22 mars dernier, une bombe a explosé lundi 3 avril dans le métro de Saint-Pétersbourg, provoquant la mort d'au moins 14 personnes et faisant des dizaines de blessés. Les dirigeants européens ont rapidement apporté leur soutien au gouvernement et à la population russe.

Métro de Saint-Petersbourg

Une attaque "terroriste" en plein cœur de Saint-Pétersbourg

Lundi 3 avril, une bombe a explosé dans une rame de métro de Saint-Pétersbourg, deuxième ville de Russie après Moscou. "L'attentat s'est déroulé dans un quartier très fréquenté à une heure de grande affluence. Nous sommes dans le quartier historique, central, le quartier touristique", souligne RFI. Le train circulait entre les stations "Place Sennaïa" et "Institut de technologie", précise Le Dauphiné.  Le bilan est d'au moins 14 morts et de 49 blessés, alors qu'un deuxième engin explosif a été désamorcé par les services de sécurité dans une troisième station de métro du centre-ville.

"Les autorités russes ont pris des mesures de sécurité très élevées à Saint-Pétersbourg. Toutes les entrées aux rames de métro sont également surveillées. Les bus et les trams seraient fortement contrôlés. A Moscou également, plusieurs policiers patrouillent dans les aéroports, les gares et stations de métro", décrit le quotidien allemand Die Welt.

Les dirigeants européens "consternés"

"L'attaque a provoqué la consternation dans le monde entier", affirme Die Welt. Sur Twitter, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, qui participait à un Conseil avec les ministres européens des Affaires étrangères au moment de l'attentat [RTBF], a indiqué : "nous suivons les nouvelles venant de Saint-Pétersbourg (...) nos condoléances vont à toutes les personnes de Russie" [20 minutes].

En Allemagne, la chancelière allemande Angela Merkel a fait part de son "effroi" face à cet "acte barbare" [RFI]. Die Zeit (Allemagne) soulève cependant qu'habituellement, "la porte de Brandebourg est allumée aux couleurs du pays touché par une attaque terroriste. Mais après l'attaque contre le métro de Saint-Pétersbourg, le monument berlinois est resté éteint. Dans le cadre d'une nouvelle guerre froide, les premières réactions trahissent également un manque de solidarité envers la Russie".

Plusieurs  personnalités politiques se sont également exprimées en Italie : l’ancien président du Conseil italien Matteo Renzi a twitté : "Profonde tristesse pour le terrible événement de Saint-Pétersbourg. Nos cœurs battent avec nos frères russes", indique 20 minutes. Egalement sur Twitter, La Repubblica (Italie) relève les paroles du Premier ministre italien Paolo Gentiloni, qui se dit "consterné" et exprime sa "solidarité avec les familles des victimes", avant d'affirmer que "l'Italie est aux côtés du gouvernement et du peuple russe". Dans son message au président Poutine, le président de la république Sergio Mattarella adresse également "les condoléances de tous les Italiens et les miennes".

Theresa May, au Royaume-Uni, a également réagi à propos des attentats. Elle affirme : "C'est une attaque terrible que celle de Saint-Pétersbourg. J'ai écrit au président Poutine pour lui adresser mes condoléances ainsi que celles de tous les citoyens britanniques pour cette attaque absolument terrifiante (…). Cela montre la terrible menace terroriste à laquelle nous faisons tous face", mais "je suis aussi claire que les citoyens du Royaume-Uni l'ont été après les attaques à Londres : nous vaincrons. Les terroristes ne gagneront pas. Nos valeurs vaincront", rapporte le Daily Mail (Royaume-Uni). Boris Johnson, le secrétaire des Affaires étrangères britannique, s'est dit quant à lui "horrifié" par les attaques. "Mes sympathies vont aux victimes et à leurs familles", écrit-il sur Twitter [The Telegraph].

Renforcement de la sécurité en France

En France, le président François Hollande a exprimé "sa solidarité avec le peuple russe", et "rappelle la nécessité d’une vigilance de tous les instants". Le chef de l’Etat a indiqué que la France était  "prête à répondre à toute demande d’assistance", selon un communiqué de l’Elysée. Le président "s’entretiendra très prochainement avec le président Poutine" [20 minutes]. Le ministre français des Affaires étrangères s’est lui aussi exprimé, faisant part sur Twitter de sa "solidarité avec la Russie et les familles des victimes après le drame de Saint-Pétersbourg", rapporte la chaîne belge RTBF.

Réagissant à l'attentat, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué le renforcement de la sécurité dans les transports en commun d'Ile-de-France. "À la suite des événements survenus dans le métro de Saint-Pétersbourg, et par mesure de précaution, le ministre de l'Intérieur M. Matthias Fekl a décidé de redéployer les moyens de sécurité dans les transports en commun en Ile-de-France", rapporte Le Figaro. "Dans le contexte de menace terroriste très élevée, le gouvernement continue de prendre toutes les mesures qui s'imposent pour protéger les Français", poursuit le communiqué. "Notre vigilance est maximale, et la mobilisation des forces de l'ordre est totale".