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Attaque à Manchester : l'Angleterre touchée une nouvelle fois par le terrorisme

Revue de presse 23.05.2017

L'horreur a une nouvelle fois frappé les Britanniques. Dans la nuit du lundi 22 au mardi 23 mai, à 22h33, un attentat suicide a été perpétré aux abords de la Manchester Arena, la salle de concert la plus fréquentée du Royaume-Uni, alors que le public, venu voir la chanteuse Ariana Grande, quittait les lieux. Selon le dernier bilan, cette attaque aurait fait au moins 22 morts et une soixantaine de blessés. En réaction, Theresa May a convoqué, ce matin à 8h, un conseil de sécurité nationale.

Manchester

Un "agresseur solitaire" et un "engin explosif improvisé"

"Que s'est-il passé, lundi soir, aux abords de la Manchester Arena au Royaume-Uni ?". C'est ce que tente de révéler l'enquête en cours sur l'explosion meurtrière qui a fait 22 morts et une soixantaine de blessés, hier soir, à Manchester [France info]. Une violente explosion s'est produite à 22h33 heure locale (23h33, heure française), au terme du concert de la chanteuse Ariane Grande, très appréciée par les adolescents, alors que le public commençait à sortir de la Manchester Arena [Le Monde]. Cette salle, qui peut contenir 21 000 personnes, est située en plein centre-ville, tout près de la gare, précise Le Point.

Selon le dernier bilan communiqué par la police de Manchester, au moins 22 personnes seraient décédées et une soixantaine d'autres blessées, dont des enfants. Cela fait de cet attentat "le plus meurtrier à avoir frappé le Royaume-Uni depuis la série d'attaques suicide ayant fait 56 morts, dont les quatre kamikazes, et 700 blessés dans les transports londoniens en juillet 2005", note le Huffington Post. En outre, il survient deux mois jour pour jour après celui commis près du Parlement à Londres, revendiqué par l'État islamique et qui avait entraîné la mort de 5 personnes [Le Figaro].

Cette attaque aurait été perpétrée par "'un homme seul' qui a déclenché une charge explosive qu'il portait sur lui", a annoncé la police [Le Monde]. L'homme serait mort sur le coup et l'enquête se poursuit afin de découvrir s'il aurait bénéficié de soutiens, informe la BBC. Pour l'instant aucune revendication n'a été annoncée.

Dans et hors de la Manchester Arena," la foule, prise de panique a tenté de s'enfuir", raconte  Majid Khan, 22 ans, à l'agence de presse britannique Press Association [France inter]. "Le bâtiment entier s'est mis à trembler. Il y a eu une explosion puis un flash de feu. Il y avait des corps partout", s'est exprimée une mère de famille britannique, venue chercher ses enfants âgés de 15 et 17 ans [BBC]. De nombreux enfants et adolescents, venus voir "l'icône des jeunes" Ariana Grande, étaient en effet présents au moment du drame [Le Figaro]. La chanteuse de 23 ans s'est dite "brisée" sur Twitter et a signalé l'annulation de sa tournée en Europe, précise le journal.

Nombreuses réactions en Europe et dans le monde

Les réactions européennes et internationales se sont multipliées ce matin. Qualifiant cette explosion "d'épouvantable attaque terroriste", la Première ministre britannique Theresa May "a rapidement exprimé sa sympathie aux familles endeuillées" [France inter]. Cette dernière a également annoncé la tenue, à 8h ce matin, d'un conseil de sécurité nationale. "Londres est aux côtés de Manchester, nos pensées vont aux morts et aux blessés", a quant à lui tweeté Sadiq Khan, maire de la capitale. "Les partis conservateurs et les travaillistes menés par Jeremy Corbyn ont immédiatement décidé de 'suspendre jusqu'à nouvel ordre' leur campagne pour les élections législatives du 8 juin", relève France inter.

En France, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé dans un communiqué que l'ambassade de France au Royaume-Uni mettait "tout en œuvre pour vérifier la nationalité et l'identité des victimes" [Le Point]. Après avoir exprimé toute sa "compassion et sa sollicitude", le président de la République Emmanuel Macron a quant à lui annoncé vouloir s'entretenir par téléphone avec Theresa May [Le Figaro].

En hommage aux victimes, les drapeaux de la Commission européenne tout comme ceux du 10 Downing Street seront aujourd'hui en berne, rapporte le quotidien.