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Annexion de la Crimée : l'heure du bilan

Revue de presse 17.03.2015

Un an après l’annexion de la Crimée, la télévision russe a décidé d'en "fêter" l'anniversaire avec la diffusion d’un documentaire relatant ces événements. L’occasion pour la presse française de faire le point sur la situation en Crimée.

Crimée

L’Express fait un bref rappel des événements : après avoir été occupée par les troupes russes, la Crimée a massivement voté (96,77 %) en faveur d’une annexion de la péninsule à la Russie à l'occasion d’un référendum. Un rattachement de territoire très controversé et critiqué par l’Ukraine et par l’Occident.

La chaîne de télévision publique russe Rossia 1 a ainsi diffusé un documentaire sur le sujet, agrémenté d’entretiens avec le Président russe Vladimir Poutine en personne.

On apprend au cours de cette émission que Vladimir Poutine était prêt à faire usage d’armes nucléaires pour défendre sa décision d’annexer la Crimée, rapporte Le Monde. Le Kremlin avait d’ailleurs installé des missiles sur place afin de dissuader les Occidentaux d’intervenir. Le chef d’Etat russe affirme que cette ingérence en Crimée a permis d’éviter "un bain de sang" et sauver la population des nationalistes. Pour lui, "strictement parlant, [aucun accord] n’a été violé".

C’est donc en sauveur que se voit M. Poutine : L’Obs cite le Président russe qui a affirmé qu’il ne pouvait pas "abandonner" les Russes qui habitent en Crimée.

Dans un reportage, Isabelle Mandraud, correspondante à Moscou pour Le Monde, explique que la Crimée se retrouve isolée, coupée de l’Ukraine. En outre, la présence et le matériel militaires russes se sont multipliés, avec pour but de faire de la péninsule une "forteresse imprenable", selon les propos du ministre de la Défense russe.

C’est un no man’s land qui est décrit : la situation économique s’est dégradée, la Crimée ne peut plus importer de produits car elle est soumise à des sanctions internationales, les liens commerciaux entre l’Ukraine et la péninsule se sont compliqués, les prix flambent… Bref, "plus rien ne se passe en Crimée".

Le Figaro appuie cette vision : la Crimée connaît "des lendemains qui déchantent".

Malgré tout, le patriotisme et la popularité de la Russie ne faiblissent pas : La Croix explique que "malgré une reprise en main politique et de nombreux problèmes économiques", la population de Crimée s’estime chanceuse d’avoir échappé à une guerre civile, qui elle, fait rage dans l’est de l’Ukraine.

Mais il y a du grabuge en ce moment au Kremlin. Toute la presse française s’est interrogée sur la disparition médiatique soudaine de Poutine, habituellement si "omniprésent" [Le Monde].

S’il est réapparu hier, il a semblé à la rédaction du Point qu’il était plus pâle que d’habitude, tandis que L’Obs évoque la possibilité d’un "coup d’état" en marche.

L'Union européenne a réaffirmé hier sa condamnation de "l'annexion illégale" de la Crimée par la Russie il y a un an, rapporte La Tribune de Genève. "L'Union européenne ne reconnaît pas et continue de condamner cet acte qui viole le droit international", a affirmé Federica Mogherini.

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