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Aggravation du conflit ukrainien : Moscou nie l'entrée de chars russes sur le territoire

Revue de presse 14.11.2014

L'OTAN et l'OSCE ont constaté l'entrée importante de chars en territoire ukrainien, alors que les combats redoublent d'intensité. Moscou nie la présence de troupes russes en Ukraine, mais l'OTAN n'a aucun doute sur ce point, s'appuyant sur des photos et des vidéos.

Vladimir Poutine

"Malgré les dénégations de Moscou, l'Otan a confirmé l'entrée de convois militaires russes dans l'est du pays", explique Libération, qui ajoute que "l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui déploie des observateurs en Ukraine, a également confirmé ces incursions militaires russes". Le site du quotidien publie les photos et une vidéo de chars et de campements militaires qui seraient russes.

"Le front reste le même qu'auparavant mais le rythme des bombardements s'est accru. Entre la conclusion d'un cessez-le-feu, le 5 septembre, et ce regain de violence, début novembre, environ un à deux soldats ukrainiens mouraient toutes les 48 heures. Ils sont désormais trois à quatre toutes les 24 heures. Les plans de Vladimir Poutine sont difficilement lisibles, même si un véritable "gel" du conflit ne semble pas convenir au Kremlin, car il permettrait à l'Ukraine de poursuivre son glissement vers le camp occidental" [Le Monde].

Le secrétaire général adjoint aux affaires politiques de l'ONU, Jens Anders Toyberg-Frandzen, a "mis en avant deux autres scénarios, l'un 'catastrophique', qui consisterait en une alternance d'affrontements très violents et de faible intensité, et le second, qualifié de 'préoccupant', qui verrait le sud-est de l'Ukraine se transformer en un nouveau conflit gelé sur le territoire de l'ex-URSS", rapporte Le Figaro. Le site du quotidien ajoute qu'"en dépit de leurs violations incessantes, le président ukrainien s'accroche aux accords de cessez-le-feu de Minsk, signés le 5 septembre, dans lesquels il a engagé sa crédibilité politique. De son côté, la Russie ne s'attend à aucun renforcement des sanctions économiques de la part d'une Union européenne aujourd'hui dans l'impasse".

La Russie nie la présence de ses troupes en Ukraine et son ministre de la Défense, Serguaï Choïgou, affirme que "l'échauffement des sentiments antirusses du côté de l'Otan et le renforcement de la présence militaire étrangère à proximité directe des frontières russes" d'une part, "la situation politico-militaire complexe sur l'axe stratégique du sud-ouest" d'autre part, justifiaient la nécessité de déployer sur la presqu'île de Crimée (annexée par la Russie en mars 2014) "un véritable dispositif interarmes", rapporte Courrier International.

Face aux récentes activités militaires russes, "l'Europe [est] divisée" estiment Les Échos, car "Berlin est opposé à de nouvelles sanctions". Le site du quotidien précise que "pour cause de crise ukrainienne les relations entre la Russie et l'Ouest sont les pires depuis la chute du Mur de Berlin". De son côté, "Londres a menacé vendredi Moscou de nouvelles sanctions si la Russie ne s'engage pas à résoudre le conflit en Ukraine", explique RTL. La France, quant à elle, est empêtrée dans une situation délicate puisqu'elle "a jusqu'à fin novembre pour livrer un premier navire de guerre Mistral à la Russie si elle ne veut pas s'exposer à de 'sérieuses' demandes de compensation, a déclaré vendredi une source russe 'haut placée' citée par l'agence Ria Novosti", rapporte la station belge de radio RTBF.

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