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Drapeau Suède Données publiées le 21.06.2021

Suède

Adhésion en 1995 Données publiées le 21.06.2021

Géographie et démographie

Stockholm

Villes principales

Stockholm, Göteborg, Malmö, Uppsala, Linköping

Découpage administratif

2 régions, 21 comtés, 289 communes

10,33 millions (2020)

Eurostat

447 424 km² (2016)

Eurostat

Indice de développement humain

0,945 (2019)

ONU

Environnement

5,16 tonnes/hab. (2018)

OCDE

Politique

Monarchie parlementaire

Sa Majesté le Roi Carl XVI Gustaf

Stefan Löfven

2022

Législatives

Économie

PIB

474,5 milliards d'euros (2019)

Eurostat

Inflation

0,3 % (février 2021)

Eurostat

- 0,2 % (T4 2020)

Eurostat

9,5 % (mars 2021)

Eurostat

38,4 % (T3 2020)

Eurostat

2,4 % du PIB (T3 2020)

Eurostat

Suède

Politique

La Suède (Sverige) est une monarchie constitutionnelle au régime parlementaire. Carl XVI Gustaf est roi depuis 1973. Le Premier ministre et chaque ministre individuellement sont responsables, devant le Riksdag, parlement monocaméral élu pour 4 ans.

Lors des élections législatives de 2014, le candidat social-démocrate Stefan Löfven remporte de justesse les suffrages avec 43,7% des voix, soit 22 sièges de plus que la coalition du Premier ministre sortant Fredrik Reinfeldt (2006 - 2014).

Il forme un gouvernement de coalition avec les Verts et reçoit le soutien du Parti de gauche au Parlement. Autre fait marquant : la poussée historique de l’extrême-droite des Démocrates de Suède, qui devient ainsi la troisième force politique du pays avec 12,9% des voix.

Dans l’espoir de contenir l’influence et la montée de l’extrême droite au sein du Parlement, le parti social-démocrate et le parti de droite concluent un accord historique jusqu’en 2022. Cet accord annule les élections extraordinaires de mars 2015 et contraint le parti d’opposition à ne pas affaiblir le gouvernement minoritaire sur l’application de son budget et à le soutenir dans certains domaines.

Les élections législatives du 9 septembre 2018 ont été remportées, quasiment à égalité, par la coalition sortante de centre-gauche et celle de centre-droit. Les Démocrates de Suède (SD), formation d’extrême-droite, obtiennent la troisième place avec un score moins important qu’annoncé (17,6 % des votes).

Après quatre mois de négociations difficiles, le Premier ministre sortant Stefan Löfven a finalement été reconduit à la tête d’une coalition avec les Verts et soutenue par le centre et les libéraux. Le gouvernement, composé de sociaux-démocrates et des Verts, ne représente que 32,7% des suffrages obtenus aux législatives. Ces derniers ont donc dû faire d’importantes concessions politiques (suppression de l’impôt sur les revenus les plus élevés, réforme du marché du travail, etc.) pour obtenir le soutien de la majorité du Rikstag et tenir à distance l’extrême droite.

Le 21 juin 2021, une motion de défiance, déposée par l’extrême droite et votée par l’ensemble de l’opposition - y compris le Parti de gauche qui soutenait jusque-là l’exécutif - fait tomber le gouvernement minoritaire. Trois scénarios restent envisageables : la tenue d’élections anticipées, la formation d’un nouveau gouvernement par une autre personnalité, ou le maintien de Stefan Löfven à la tête d’un nouveau gouvernement.

Le pays et l’UE

Pendant longtemps, la Suède a choisi de rester en dehors de la construction européenne. Forte d’une tradition de neutralité diplomatique, elle préfère s’associer à l’AELE (association européenne de libre échange) plutôt qu’aux Communautés européennes. La fin de la guerre froide rebat cependant les cartes et la convainc de son intérêt à rejoindre l’Union. La situation géographique et économique de la Suède lui permet d’influencer les décisions européennes.

Des négociations approfondies sont engagées et, après un référendum qui donne une majorité en faveur de l’adhésion, la Suède intègre l’UE en 1995.

Le pays intègre l’espace Schengen mais refuse d’adopter l’euro en 2003. La Suède promeut sa vision “éthique” des relations internationales au sein de l’UE et se fait le porte-parole du maintien de la paix et de la protection de l’environnement.

Troisième plus important pays de l’UE par sa superficie, la Suède compte 21 députés européens. La Suédoise Ylva Johansson est commissaire aux Affaires intérieures.

Géographie

La Suède est le troisième pays de l’Europe de l’ouest par sa taille avec 450 000 km². Le pays ne compte cependant que 9 millions d’habitants, qui se concentrent pour l’essentiel sur le tiers méridional du territoire. Le pays partage ses frontières terrestres avec la Norvège et la Finlande. Un pont le relie au Danemark. La minorité lapone est installée au nord du territoire.

La forêt (surtout des conifères) couvre plus de la moitié du territoire, parsemée de très nombreux lacs de toutes tailles. Outre la partie continentale du pays, la Suède compte des dizaines de milliers d’îles.

Avec des façades littorales sur la mer du Nord comme sur la mer Baltique, la géographie et le peuplement du pays sont largement déterminés par ses interfaces maritimes.

Economie

Avec un nombre élevé de multinationales (Volvo, Saab, H&M, Ericsson, Electrolux…), l’économie suédoise est d’abord orientée vers le commerce international (85 % du PIB). Depuis son entrée dans l’UE, les échanges commerciaux avec les autres pays membres ont progressé, parfois doublé comme avec la France.

Dans les années 90, le pays a mis en œuvre de nombreuses politiques pour soutenir compétitivité et exportation (soutien à l’innovation…). La création d’un Conseil national de l’innovation en 2015 illustre l’importance du soutien à la recherche et au développement, dont les dépenses comptent parmi les plus élevées d’Europe. 

Cette ouverture s’est également concrétisée à travers le renforcement des outils de politique publique. Ainsi, le secteur public assure une part conséquente des services. Cela contribue notamment à l’existence de stabilisateurs automatiques. Avec plus de 80 % des salariés du pays syndiqués, les négociations collectives décentralisées sur les conditions de travail couvrent une large majorité des travailleurs.

Outre les industries traditionnelles du bois et leur corollaire, l’industrie d’ameublement qui a permis le succès de la plus grande entreprise suédoise Ikea, les télécommunications, la construction automobile et les hydrocarbures occupent une place importante dans ces échanges. 

L’économie suédoise, première des pays nordiques (475 milliards d’euros en 2019), affichait jusqu’à la pandémie de Covid-19 de nombreux indicateurs positifs. Son PIB par habitant avoisinait 46 000 € en 2019. Les finances publiques sont à l’équilibre budgétaire depuis plusieurs années tandis que la dette restait en deçà de 40 % au 3e trimestre de l’année 2020. Le pays devrait connaître une récession moins forte que dans la plupart des autres pays européens, bien que l’épidémie de coronavirus ait révélé certaines faiblesses, dont la dépendance à la conjoncture internationale, les tensions sur le marché immobilier et le taux d’endettement des ménages. Le chômage, en forte hausse, a dépassé pour la première fois les 9 % en mars 2021.

Histoire

Fondation et essor de la Suède

  • 800-1018 : les Vikings, venus de Suède et d’autres pays scandinaves, se lancent dans des expéditions de conquête. Ils sont arrivés jusqu’en Grèce, Byzance et Constantinople. Ils seraient à l’origine de la création de la Russie.
  • 1250-1266 : Birger Jarl renforce l’unité du pays et établit sa capitale à Stockholm.
  • 1397 : l’ “Union de Kalmar” réunit sous une même couronne l’ensemble des territoires scandinaves.
  • 1611-1632 : le règne de Gustave II Adolphe constitue un apogée du royaume de la Suède. Le roi mène une politique offensive dans la Baltique et en Allemagne, où il vient soutenir les princes protestants au cours de la Guerre de trente ans. Il trouve la mort à la bataille de Luetzen en 1632.

La Suède perd des territoires

  • 1700-1721 : la guerre du Nord, menée pour la Suède par le roi guerrier Charles XII s’achève au détriment de la Suède, qui recule dans la Baltique.
  • 1800-1809 : après la guerre contre la Russie, la Suède perd la Finlande.
  • 1844-1859 : le roi Oscar Ier engage la modernisation rapide du pays. La Suède est contrainte de se séparer de la Norvège en 1905.

Développements politiques et démocratiques suédois

  • 1918-1921 : le suffrage universel et égalitaire achève la démocratisation du gouvernement du royaume. Entre 1932 et 1976, le gouvernement reste sans interruption aux mains du parti Social-démocrate.
  • 1986 : le Premier ministre Olof Palme est assassiné. Il aura marqué son passage au pouvoir par son combat contre l’apartheid en Afrique du sud et contre la guerre du Vietnam, en défendant une “troisième voie” .
  • 1995 : la Suède adhère à l’Union européenne.

Drapeau et hymne

Le drapeau suédois, avec sa croix scandinave dorée sur fond bleu, est adopté dans sa forme actuelle en 1906. La légende dit que le roi Eric IX de Suède, dit Erik le Saint, lors des croisades suédoises en Finlande, aurait aperçue, regardant le ciel bleu, le soleil prendre la forme d’une croix et aussitôt adopté la bannière. Aucun écrit ne corrobore cependant ce récit.

La suède possède deux hymnes nationaux officiels : L’hymne national suédois Du gamla, du fria (“Toi l’antique, toi le libre”), non officiel mais utilisé de facto, rend hommage à la liberté et aux éléments du paysage scandinave : la montagne, le ciel, les champs verts, le silence… Initialement intitulé Sang till Norden (“Chant du Nord”), il a été écrit par Richard Dybeck au milieu du XIXe siècle. En 1844, la Suède s’est également dotée d’un hymne royal, Ur svenska hjärtans djup en gång (“Du fond des cœurs suédois”), joué plus rarement, lors de cérémonies très officielles ou en hommage à son roi. Les paroles sont de Carl Vilhelm August Strandberg, sur une musique d’Otto Lindblad.

Voir l’étude de Notre Europe - Institut Jacques Delors

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