Logo Toute l'Europe
Drapeau Slovénie Dernière mise à jour le 25.06.2021

Slovénie

Adhésion en 2004 Dernière mise à jour le 25.06.2021

Géographie et démographie

Ljubljana

Villes principales

Ljubljana, Maribor

Découpage administratif

12 régions, 58 unités administratives, 192 communes

2,1 millions (2020)

Eurostat

20 273 km² (2016)

Eurostat

Indice de développement humain

0,917 (2019)

ONU

Environnement

CO2 : 8,4 tonnes/hab. (2018)

OCDE

Politique

République parlementaire

Borut Pahor

Janez Janša

2022

Présidentielle

2022

Législatives

Économie

PIB

46,3 milliards d'euros (2020)

Eurostat

Inflation

2,2 % (mai 2021)

Eurostat

1,4 % (T1 2021)

Eurostat

5,2 % (avril 2021)

Eurostat

80,8 % (T4 2020)

Eurostat

-9,3 % (T4 2020)

Eurostat

Politique

La République de Slovénie (Slovenija) est une république parlementaire. Ancienne membre de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, le pays a proclamé son indépendance le 25 juin 1991.

Le Parlement slovène est composé de deux chambres : l’Assemblée nationale compte 90 députés élus pour quatre ans, et le Conseil national comprend 40 membres élus pour cinq ans.

Borut Pahor, du parti social-démocrate, est élu président de la République en 2012 avec 67,44 % des voix. Il est réélu en 2017 malgré un taux d’abstention record.

Depuis février 2020, le conservateur Janez Janša est à la tête d’un gouvernement de coalition de centre droit. Il a succédé à Marjan Šarec, nommé en septembre 2018 et démissionnaire un an et demi plus tard.

Janez Janša avait déjà occupé la fonction de Premier ministre entre 2004 et 2008 puis entre 2012 et 2013. Victorieux des élections en 2018 avec 25 % des suffrages, il essuie le refus de Marjan Šarec de former avec lui un gouvernement, laissant à ce dernier l’opportunité de réunir une coalition de cinq partis centristes et de centre gauche. Déjà condamné par le passé pour corruption, Janez Janša avait principalement mis l’accent sur la lutte contre l’immigration lors de sa campagne.

Le pays et l’UE

Le 15 janvier 1992, l’Union européenne reconnaît l’indépendance de la Slovénie. Soucieuse d’entrer un jour dans l’UE, le pays réalise des efforts importants dans l’établissement d’institutions démocratiques, le respect des droits de l’homme et la mise en place d’une économie de marché. Un premier accord européen est signé le 10 juin 1996. Le pays dépose sa candidature le même jour.

Le Conseil européen de Copenhague de décembre 2002 constate qu’à l’instar de neuf autres pays candidats, la Slovénie remplit les conditions suffisantes pour entrer dans l’Union. Le pays entre dans l’UE le 1er mai 2004, après un référendum organisé le 23 mars 2003. 89,61 % des votants se prononcent en faveur de l’adhésion couplée à l’UE et à l’OTAN.

Le pays adopte l’euro le 1er janvier 2007 et adhère à l’espace Schengen le 21 décembre 2007.

La Slovénie compte 8 députés au Parlement européen. Le Slovène Janez Lenarčič est commissaire à la Gestion des crises.

Au premier semestre 2008, la Slovénie a occupé la présidence du Conseil de l’Union européenne pour la première fois depuis son adhésion. Le pays assure à nouveau cette fonction depuis le 1er juillet 2021, pour une période de six mois.

Géographie

Situé entre la Croatie, l’Autriche et l’Italie, le territoire de cette république alpine, qui effleure les rives de la Méditerranée sur une mince bande côtière à Koper, s’étend sur 20 273 km².

Le pays se caractérise par une grande biodiversité. La forêt (63,3 %), qui couvre la moitié du pays, abrite un grand nombre d’espèces. 46,6 kilomètres de côtes longent la mer Adriatique, faisant de la Slovénie le pays ayant l’accès à la mer le plus réduit des Etats membres de l’Union européenne, parmi ceux qui en disposent. Le plateau du Karst, par ses formations calcaires érosives spectaculaires et variées, a fait la célébrité géographique de la région.

Économie

Les ressources naturelles du pays sont très variées et l’industrie diversifiée : automobile, produits pharmaceutiques, tourisme, etc. La situation géographique du pays, propice aux échanges avec trois Etats frontaliers, explique son développement précoce et sa réussite économique jusqu’au début des années 2000.

Après son indépendance, la Slovénie a dû entreprendre des réformes, notamment pour juguler son inflation. Le processus de privatisation a démarré lentement. La séparation avec la Yougoslavie a fermé beaucoup de débouchés au pays (le marché yougoslave représentait le tiers de ses ventes et lui permettait de s’approvisionner en matières premières de manière peu coûteuse).

Aujourd’hui, les exportations concernent les véhicules automobiles, les produits pharmaceutiques et les appareils électriques ainsi que les produits chimiques. La part des exportations vers l’Union européenne était de 76,4 % en 2016 et ses principaux clients sont l’Allemagne, l’Italie, la Croatie et l’Autriche. Les exportations vers les marchés américains et chinois ont également progressé de façon importante.

Économie ouverte, largement dépendante des marchés extérieurs, la Slovénie a été touchée à partir de novembre 2008 par la crise économique mondiale, du fait de la chute de ses exportations (l’Allemagne, l’Italie et l’Autriche qui accueillaient plus de 40 % de ses exportations ayant également été affectées par la crise). Le taux de la population sous le seuil de pauvreté national est ainsi passé de 11,3 % en 2008 à 14,3 % en 2014, avant de redescendre à 12 % en 2018. D’importantes réformes des retraites et du marché du travail, des procédures de privatisation ou encore des mesures d’assainissement des comptes publics ont été lancées, tout en maintenant les inégalités de revenus relativement faibles. 

La Slovénie n’as pas été épargnée par la pandémie de Covid-19, et tout particulièrement par la deuxième vague, survenue à l’automne. Le pays affichait ainsi une surmortalité de 93,1 % au mois de novembre 2020. Les mesures mises en place sur le plan économique ont également fait augmenter la dette, celle-ci passant de 68,9 % au premier trimestre 2020 à 80,8 % au quatrième trimestre.

Histoire

  • VIIème siècle : une principauté slave est fondée (Carantanie).

La Slovénie conquise

  • VIIIème siècle : après s’être converti au christianisme, la principauté slave perd peu à peu son indépendance.
  • 1278 : une grande partie du territoire slovène est absorbée par les Habsbourg et intègre la couronne autrichienne.
  • 1809-1813 : Ljubljana est la capitale des Provinces illyriennes.

Réveil national et fondation de la Yougoslavie

  • XIXe siècle : comme dans les autres pays balkaniques, un sentiment national, porté avant tout par les élites et les intellectuels, s’éveille et plaide pour l’autonomie de la Slovénie.
  • 1918 : signature du traité de Versailles. Les Slovènes deviennent membres de la Yougoslavie, avec les Serbes, les Croates et les Monténégrins. Les règlements territoriaux consécutifs à la Première Guerre mondiale sont défavorables à la Slovénie et la population est soumise à des politiques brutales de dénationalisation et d’assimilation.
  • 1941 : démantèlement de la Yougoslavie.
  • 1945 : la Yougoslavie devient une république fédérale socialiste sous l’autorité de Tito. La Slovénie en devient l’une des républiques, et l’une des régions les plus riches de la fédération.

Indépendance et intégration dans la communauté internationale

  • 1991 : la souveraineté et l’indépendance du pays sont proclamées. C’est le premier pays à faire sécession. L’année suivante, le nouvel Etat est reconnu par la communauté internationale. En 1996, le pays renoue ses relations avec la Yougoslavie.
  • 29 mars 2004 : adhésion à l’OTAN.
  • 1er mai 2004 : adhésion à l’UE.

Drapeau et hymne

L’arrière-plan du drapeau slovène arbore les trois bandes blanc-bleu-rouge, couleurs slaves par excellence, que l’on retrouve dans le drapeau de la Russie. Ce sont aussi les trois couleurs des drapeau et blason de la région historique de la Carriole, qui se situe autour de la capitale, Ljubljana. En haut à gauche du drapeau, un blason, arborant une montagne - le sommet alpin du mon Triglav, point culminant du pays à 2 864 mètres, que chaque slovène se doit de gravir au moins une fois dans sa vie, symbolise la beauté et l’attractivité du pays.

L’hymne slovène Zdravljica (“Un toast”) est un poème écrit en 1844 par une personnalité intellectuelle de premier plan en Slovénie : France Preseren, poète du XIXème siècle qui a contribué à catalyser la langue slovène, en lui offrant un socle littéraire. Son texte traduit l’aspiration à la liberté, tant d’un point de vue national qu’individuel.

Voir l’étude de Notre Europe - Institut Jacques Delors

Flèche vers le haut