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Drapeau Royaume-Uni Données publiées le 12.01.2021

Royaume-Uni

Données publiées le 12.01.2021

Géographie et démographie

Capitale

Londres

Villes principales

Londres, Birmingham, Glasgow, Liverpool, Bristol

Découpage administratif

4 nations constitutives (Angleterre, Pays de Galles, Ecosse, Irlande du nord), dont 8 régions, la Collectivité du grand Londres et 46 comtés en Angleterre ; 8 comtés au Pays de Galles ; 12 régions en Écosse; 26 districts en Irlande du Nord. Le Royaume-Uni exerce de plus sa souveraineté sur 3 dépendances de la Couronne, et 14 territoires d'outre-mer.

Population

67,03 millions (2020)

Eurostat

Superficie

244 381 km² (2016)

Eurostat

Indice de développement humain

0,932 (2019)

ONU

Environnement

Émissions de gaz à effet de serre

GES: 6,9 tonnes/hab. (2018)

OCDE

Politique

Système politique

Monarchie constitutionnelle

Chef d'état

Sa Majesté la Reine Elisabeth II

Chef du gouvernement

Boris Johnson

Prochaines élections

2024

Générales

Économie

PIB

2 365,4 milliards d'euros (2019)

Eurostat

Inflation

-0,1 % (novembre 2020)

Eurostat

Taux de croissance

16 % (T3 2020)

Eurostat

Taux de chômage

4,9 % (septembre 2020)

Eurostat

Dette publique

96,6 % (T2 2020)

Eurostat

Déficit public

22,1 % (T2 2020)

Eurostat

Politique

Le Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord (United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland, nom officiel depuis 1923) est une monarchie constitutionnelle sur laquelle règne Elizabeth II, de la dynastie des Windsor, depuis 1952.

Alors que ce sont les élections législatives qui déterminent les sièges à la Chambre des communes, la composition de la Chambre des Lords est déterminée par suffrage indirect, nomination ou hérédité.

Avec la “devolution” de la fin des années 1990, le Pays de Galles, l’Ecosse et l’Ulster ont obtenu une autonomie accrue et d’importants transferts de compétences. Cette autonomie a été renforcée en Ecosse après l’échec du référendum d’indépendance de septembre 2014.

Ardent défenseur du Brexit lors de la campagne qui a précédé le référendum de 2016, le conservateur Boris Johnson est devenu Premier ministre le 24 juillet 2019, succédant à Theresa May.

La vie politique britannique depuis 20 ans

La vie politique récente du pays a été marquée par 13 années de gouvernement travailliste (gauche libérale), de 1997 à 2010, dirigé d’abord par Tony Blair puis, à partir de 2007, par Gordon Brown. En mai 2010, les élections générales ont porté au pouvoir les conservateurs et les libéraux-démocrates, dans ce qui fut le premier Parlement sans majorité absolue depuis 1974. Lors des élections générales, organisées en mai 2015, le Premier ministre sortant David Cameron a pu conserver son poste. Les conservateurs, obtenant une majorité absolue de 6 sièges, ont été à même de gouverner seuls pendant 5 ans.

Le parti anti-immigration et europhobe UKIP, dirigé par l’ancien eurodéputé Nigel Farage, a fait son entrée pour la première fois à Westminster en octobre 2014 lors d’élections partielles, vingt-deux ans après sa création.

Organisé le 23 juin 2016, le référendum britannique d’appartenance à l’Union européenne se solde finalement par la victoire du “leave” avec 51,89 % des suffrages, entraînant un véritable séisme politique. David Cameron, qui a personnellement milité pour rester au sein de l’UE, cède sa place le 13 juillet 2016 à Theresa May, jusqu’alors ministre de l’Intérieur.

Le 18 avril 2017, cette dernière annonce vouloir convoquer des élections législatives anticipées le 8 juin 2017, afin d’obtenir une plus large majorité parlementaire avant d’entamer les négociations du Brexit.

Ce pari est perdu, puisqu’à l’issue des élections législatives, le parti conservateur de Theresa May obtient 317 sièges sur un total de 650 sièges. Le parti travailliste de Jeremy Corbyn obtient 262 sièges, le Parti national écossais de Nicola Sturgeon 35 sièges, les Libéraux démocrates de Tim Farron 12 sièges.

Avec la perte de la majorité absolue, Theresa May conclut une alliance avec le parti unioniste DUP d’Irlande du Nord et obtient la confiance du Parlement britannique. Le DUP accepte de soutenir le gouvernement sur certaines questions relatives au Brexit, aux finances et à la défense contre un milliard de livres sur les deux prochaines années consacrées au développement irlandais.

Le 24 mai 2019, devant son incapacité à mettre en oeuvre le Brexit, Theresa May annonce sa démission, effective le 7 juin. Deux prétendants à sa succession, Boris Johnson et Jeremy Hunt, sont désignés par les députés conservateurs parmi les nombreux candidats. Après un vote des adhérents du parti, Boris Johnson l’emporte avec environ 92 000 voix, soit plus de 66 % des suffrages exprimés. Il devient automatiquement Premier ministre à compter du 24 juillet 2019. Il est reconduit à ce poste à l’issue des élections législatives anticipées organisées le 12 décembre 2019.

Le pays et l’UE

Conscient de sa marginalisation par les deux nouvelles puissances mondiales (Etats-Unis et URSS), le Royaume-Uni a cherché à se trouver de nouveaux alliés en Europe mais est resté méfiant à l’égard de la construction européenne. Opposé à l’idée de mettre en commun sa politique douanière, le Royaume-Uni a créé avec neuf autres pays l’Association européenne de libre-échange (AELE) en 1960, avec pour objectif de concurrencer le marché commun.

Les bonnes performances économiques de ce dernier face au relatif échec de l’AELE ont conduit le Royaume-Uni, dès l’année suivante, à faire une demande d’adhésion à la CEE. Sa première candidature, en 1961, s’est heurtée au refus de la France du général de Gaulle. Le Royaume-Uni a fini par rejoindre la CEE en 1973 après l’approbation des Français par référendum, en même temps que le Danemark qui faisait aussi partie de l’AELE.

L’engagement du pays au sein de l’UE est demeuré partiel. Il disposait de conditions particulières (clauses d’opting-out) pour un certain nombre de politiques européennes : il ne faisait ni partie de la zone euro ni de l’espace Schengen, et a négocié sa participation au budget européen (“rabais britannique”).

En juin 2016, le Royaume-Uni a organisé un référendum sur son appartenance à l’Union européenne, à la suite d’une promesse électorale faite par le Premier ministre David Cameron. A l’issue de ce vote, une majorité (51,6 %) des votants s’est prononcée pour une sortie du Royaume-Uni de l’UE.

Après la démission de David Cameron, c’est la Première ministre Theresa May qui, avec son gouvernement, s’est chargée de négocier le Brexit. Celui-ci, prévu initialement pour le 29 mars 2019, a ensuite été reporté. Boris Johnson a repris le flambeau et a renégocié l’accord obtenu par sa prédécesseure. Peinant toutefois à le faire ratifier par les députés britanniques, il s’est vu contraint de réclamer contre sa volonté un troisième report de l’échéance aux Vingt-Sept. Arrivé loin devant son rival travailliste lors des élections législatives anticipées du 12 décembre 2019, le dirigeant conservateur est parvenu à faire approuver son accord au début de l’année 2020, et parachever le Brexit. La sortie du pays a eu lieu le 31 janvier 2020.

Jusqu’à cette date, le Royaume Uni était représenté par 73 députés au Parlement européen. Il a exercé la présidence du Conseil à cinq reprises, la dernière fois en 2005. En raison du Brexit, le pays a décidé de ne pas assurer la présidence du Conseil lors du deuxième semestre de 2017 tel que le calendrier le prévoyait. Entrée en fonction le 1er décembre 2019, la nouvelle Commission européenne ne compte plus de commissaire européen britannique.

Conformément à l’accord de retrait, une période de transition s’était installée à partir du 1er février 2020. Elle permettait au pays de rester dans le marché unique et l’union douanière jusqu’au 31 décembre 2020 et d’éviter ainsi un certain nombre de disruptions économiques. L’Union et son ex-Etat membre avaient jusqu’à cette date pour décider de leur relation future.

Le 24 décembre 2020, le pays a conclu avec l’UE un important accord de commerce et de coopération. Celui-ci établit les conditions de leurs futures relations dans un certain nombre de domaines, notamment en matière commerciale ou de sécurité. De nombreux autres domaines comme la politique étrangère, la défense, la finance ou encore la culture, sont exclus de l’accord.

Géographie

Le Royaume-Uni se compose de la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse, Pays de Galles) et de l’Irlande du nord. Les îles britanniques sont baignées par l’océan Atlantique, la Manche et la mer du Nord. L’insularité de la Grande-Bretagne a joué un rôle déterminant dans son histoire, son économie et sa culture. Les lourds massifs de l’ère primaire des monts Cambriens et des Highlands qui occupent le Nord du pays s’opposent au pays plat de la côte méridionale et surtout orientale (Norfolk, Sufolk).

L’importante population britannique (67 millions d’habitants) a été précocement urbanisée avec, outre la macrocéphalie londonienne qui organise un vaste espace dans le sud-est de l’Angleterre, une zone de très forte densité jalonnée par les grands centres urbains de Manchester, Liverpool, Leeds et Birmingham, qui fut pour une large part le berceau de la révolution industrielle. Hors d’Angleterre, seules Glasgow et Belfast atteignent le seuil de métropoles significatives.

Economie

Huitième puissance économique mondiale en 2019, le Royaume-Uni fut l’un des pays les plus performants de l’Union européenne, après un passage difficile dans les années 1970. Le pays a connu ces trente dernières années de profondes mutations économiques. Le déclin de l’activité industrielle s’est effectué d’une manière prononcée et a entraîné la difficile reconversion de régions entières, en particulier autour de Cardiff et Manchester. Ce secteur, autrefois prépondérant et qui représentait encore 35 % du PIB en 1995, ne compte plus en 2016 que pour 20 % du PIB (si l’on exclut la construction).

Le secteur des services, moteur de la croissance économique, représente près des trois quarts du PIB et emploie 80 % de la population. La City de Londres était encore une place financière de première importance, faisant du pays le second exportateur mondial de services commerciaux. Par ailleurs, l’électronique et les industries pharmaceutiques et énergétiques sont aujourd’hui parmi les plus compétitives d’Europe.

Le tourisme représente une part majeure de l’économie britannique : avec plus de 40,9 millions de touristes en 2019, le Royaume-Uni est la huitième destination touristique mondiale.

La décision des Britanniques de quitter l’Union européenne a entrainé une vague d’incertitudes qui a eu des conséquences durables sur sa vitalité économique. Si, “l’économie britannique n’a pas connu de fortes perturbations à la suite du référendum de 2016” , comme l’indique la DG Trésor, “les incertitudes concernant la relation future entre le Royaume-Uni et l’UE ont graduellement réduit l’investissement privé et freiné l’activité économique” . La croissance du PIB s’est ainsi progressivement réduite entre 2016 et 2019 en raison des incertitudes sur le plan économique, et devrait s’accentuer du fait de la pandémie de Covid-19.

L’annonce des résultats du référendum a toutefois entrainé une dévaluation de la livre, notamment par rapport à l’euro et au dollar. Bien que les exportations en profitent, les importations deviennent plus chères pour les Britanniques, qui perdent du pouvoir d’achat. Tandis qu’à Bruxelles, Européens et Britanniques ont conclu les négociations autour de l’accord de sortie le 17 octobre 2019, l’incertitude demeurait autour de la suite des événements et les investisseurs faisaient preuve d’attentisme concernant un accord commercial avec l’UE, finalement conclu le 24 décembre 2020, quelques jours avant la fin de la période de transition dans laquelle se trouvait le pays.

L’arrivée de la pandémie de Covid-19 a eu des répercussions sur le plan économique, avec un recul du PIB de 2,5 % au premier trimestre 2020 et de 19,8 % au second, en raison de l’arrêt d’une majeure partie des activités. Le PIB a rebondi de 15,5 % au troisième trimestre 2020, mais les perspectives économiques restent incertaines et dépendent en grande partie de l’évolution de la situation sanitaire dans le pays. La crise économique a également contraint le gouvernement britannique, comme de nombreux autres en Europe, à adopter une série de mesures d’urgences qui représentaient à la mi-août près de 10% de son PIB, selon les estimations de Coface, et contribuant à dégrader les comptes publics.

Histoire

Des invasions successives

  • 43-83 après J.C. : l’Angleterre est conquise par les armées romaines qui romanisent la province de Bretagne.
  • 1066 : invasion de l’Angleterre par le Normand Guillaume le Conquérant. Ses descendants fondent la dynastie des Plantagenêt qui réalise l’unification du Royaume d’Angleterre et étendent leur empire sur une partie du continent.

Entre religions et régimes politiques

  • 1215 : la Magna Carta imposée au roi Jean sans Terre par les barons du Royaume est considérée par les Anglais comme la première déclaration protégeant les droits individuels.
  • 1534 : le roi Henri VIII rompt avec l’Eglise catholique romaine et adopte la religion anglicane. Le roi d’Angleterre est le chef de l’Eglise anglicane.
  • 1649 : au terme de la guerre civile, le roi Charles 1er est exécuté et la République proclamée par Oliver Cromwell. La monarchie rétablie quelques années plus tard consacre le pouvoir des Chambres et la limitation du pouvoir royal.
  • 1688 : la “Glorieuse Révolution” qui fait monter sur le trône Guillaume et Marie consacre les principes d’une monarchie tempérée par le Parlement et les garanties d’Etat de droit de l’Habeas Corpus, déclaration des droits des justiciables.

Apogée économique et politique de l’Empire britannique

  • 1837-1901 : règne de la Reine Victoria. Puissance industrielle, coloniale et maritime, l’Empire britannique atteint son apogée et domine une large partie du monde.

Le Royaume-Uni dans le XXe siècle

  • 1945 : victorieux de l’Allemagne nazie, le Royaume-Uni n’échappe pas au déclin européen de la deuxième moitié du XXème siècle. L’irrésistible essor des mouvements indépendantistes entraîne la perte de ses possessions coloniales d’Asie et d’Afrique.
  • 1973 : le Royaume-Uni devient membre des Communautés européennes et contribue activement à la mise en place du marché unique, avec davantage d’ambiguïté pour d’autres politiques communes.
  • 2003 : Tony Blair engage son pays dans la guerre en Irak aux côtés des Etats-Unis.
  • 2016 : La sortie de l’Union européenne est approuvée par référendum à 52 % des voix.
  • 2020 : Le Royaume-Uni devient le premier Etat membre à quitter l’Union européenne.

Drapeau et hymne

Le drapeau britannique comporte les symboles des différents pays qui forment le Royaume-Uni. La croix rouge principale est la Croix de Saint Georges, le saint patron de l’Angleterre depuis la guerre de 100 ans. Elle se superpose à une croix blanche sur fond bleu, la croix de Saint André, saint patron de l’Ecosse. La croix de Saint Patrick, le saint patron de l’Irlande, est ajoutée à la croix de Saint André en 1801, lorsque l’Irlande intègre l’union territoriale. Après maintes modifications dues à des problèmes de succession, qui le laisseront en l’état actuel, le drapeau sera officiellement adopté en 1801.

L’hymne du Royaume-Uni God Save the Queen manifeste la force du lien entre les habitants du Royaume-Uni et la monarchie. Son origine reste floue. Des similitudes ont été mises en évidence avec des compositions de John Dull (1562-1628), Henry Purcell (1639-1695) ou encore un texte de la Française Marie de Brinon (1631-1701) mis en musique par Jean-Baptiste Lully (1632-1687) à la cour du roi de France Louis XIV, puis réarrangé par Georg Friedrich Haendel (1685-1759). Le nom de Henry Carey (1687-1743) est également évoqué. S’agissant des paroles, elles évoquent sans doute possible la loyauté des sujets du Commonwealth envers leur souverain. Le texte aurait été popularisé en 1745, lors d’une tentative de renversement du roi protestant George II par les partisans du catholique Jacques-François Stuart. Ce chant est utilisé comme hymne national du Royaume-Uni depuis le XIXe siècle, appelé God save the King lorsque le souverain est un homme, et God save the Queen lorsqu’il s’agit d’une femme. Aucune loi ne l’a toutefois inscrit comme hymne officiel, et le Pays de Galles, l’Irlande du Nord et l’Écosse utilisent régulièrement leurs hymnes régionaux.

Lire l’étude de l’Institut Jacques Delors

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