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Pologne Carte géographique
Drapeau Pologne

Pologne

Drapeau Pologne Dernière mise à jour le 18.12.2023

Pologne

Adhésion en 2004 Dernière mise à jour le 18.12.2023

Géographie et démographie

Capitale

Varsovie

Villes principales

Varsovie, Cracovie, Łódź, Wrocław, Poznań, Gdańsk

Découpage administratif

16 provinces administratives, 373 districts, 2 836 communes

36,7 millions (2023)

Eurostat

307 236 km² (2022)

Eurostat

Indice de développement humain

0,876 (2021)

ONU

Environnement

10 tonnes de CO2 par habitant (2021)

Agence européenne pour l'environnement

Politique

République semi-présidentielle

Andrzej Duda

Donald Tusk

2025

Présidentielle

2027

Législatives

Économie

PIB

654,6 milliards d'euros (2022)

Eurostat

Inflation

9,5 % (septembre 2023)

Eurostat

2,2, % (T2 2023)

Eurostat

2,8 % (août 2023)

Eurostat

48,1 % (T1 2023)

Eurostat

3,7 % (2022)

Eurostat

Politique

La Pologne (Polska) est une République semi-présidentielle, dans laquelle le Président, élu pour cinq ans au suffrage universel, dispose de pouvoirs étendus. Mais le Premier ministre est responsable devant les deux chambres du Parlement, la Diète (Sejm) et le Sénat, tous deux élus au suffrage universel direct.

En mai 2015, c’est Andrzej Duda, membre du parti Droit et Justice (PiS, conservateur et eurosceptique) qui remportait l’élection présidentielle, face au président sortant Bronisław Komorowski (Plate-forme civique, centre droit). Le 12 juillet 2020, M. Duda a été réélu avec 51,21 % des voix.

Le 13 décembre 2023, Donald Tusk est redevenu Premier ministre après avoir déjà occupé cette fonction entre 2007 et 2014. Il est à la tête d’une coalition avec les partis Troisième voie (chrétiens-démocrates) et Lewica (sociaux-démocrates). Il succède à Mateusz Morawiecki, également membre du PiS. 

Le PiS au pouvoir durant 8 ans

Entre les deux mandats de Donald Tusk, le parti Droit et Justice a tenu le gouvernement polonais durant huit ans. 

Le 16 novembre 2015 Beata Szydło, membre du parti Droit et Justice, a pris les commandes du gouvernement. La direction du parti a décidé le 7 décembre 2017 de la remplacer par Mateusz Morawiecki.

Ce dernier est arrivé en tête des élections législatives le 15 octobre 2023, avec 35,4% des suffrages. Mais l’opposition est tout de même sortie victorieuse du scrutin. La Coalition civique (KO), liste libérale et pro-européenne menée par Donald Tusk, a récolté 30,7 % des voix, et ses alliés Troisième voie (chrétiens-démocrates) et Lewica (sociaux-démocrates) ont réuni respectivement 14,4% et 8,6% des voix. 

Le pays et l’UE

De même que pour les autres pays d’Europe centrale et orientale, la vocation européenne de la Pologne s’est exprimée dès l’annonce de la chute du régime communiste. En 1988, les premières relations diplomatiques entre le pays et les Communautés européennes sont ainsi nouées. Le pays formule sa demande d’adhésion en 1994 et les négociations officielles débutent en 1998. Avec son entrée dans l’Union européenne le 1er mai 2004 et son adhésion à l’OTAN en 1999, la Pologne atteint son objectif prioritaire d’intégration dans les structures euro-atlantiques.

En 1991, la Pologne fonde, avec la Hongrie et la Tchécoslovaquie, le groupe de Visegrád. Celui-ci doit leur permettre d’adopter des positions communes afin d’obtenir plus de poids au sein des décisions européennes.

Après son entrée dans l’UE en 2004, la Pologne s’affirme comme un acteur important en Europe. Son influence grandissante dans les affaires européennes se ressent notamment lors de la Révolution orange en Ukraine (fin 2004 - début 2005), lorsque Varsovie incite ses partenaires à soutenir l’opposition. Avant même son adhésion, la Pologne négocie avec vigueur le nombre de voix qui lui sera attribué au Conseil de l’UE. Elle obtient ainsi la révision de l’organisation et du fonctionnement du Conseil à la signature du traité de Nice en 2003, ce qui lui permet d’obtenir 27 voix lors de son adhésion, soit autant que l’Espagne et seulement 3 de moins que l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.

Le pays entretient néanmoins des relations difficiles avec les institutions européennes depuis la nouvelle victoire du parti Droit et Justice, ouvertement eurosceptique, aux élections législatives de novembre 2015. Après l’entrée en vigueur de deux lois controversées portant atteinte à l’indépendance des médias et de la justice, la Commission européenne décide le 13 janvier 2016 d’entamer un “dialogue structuré” avec la Pologne, alors simple avertissement. Avant de déclencher finalement, en décembre 2017, l’article 7 du TUE, qui peut théoriquement entraîner le retrait des droits de vote du pays au Conseil. Depuis 2017, le pays fait l’objet de plusieurs procédures d’infractions de la part de la Commission européenne, celle-ci se montrant très critique vis-à-vis des réformes du système judiciaire polonais initiées par le gouvernement. 

Bruxelles et Varsovie se livrent également à un bras de fer sur la question de la primauté du droit européen. Le 7 octobre 2021, le tribunal constitutionnel polonais affirme dans un arrêt que certains articles des traités européens sont incompatibles avec la Constitution nationale, alors que la Cour de justice de l’Union conteste la compatibilité de la réforme de la justice dans le pays avec le droit de l’UE. La Commission refuse également de valider le plan de relance polonais, au motif que la Pologne n’a pas mis en œuvre les recommandations européennes visant à garantir l’indépendance de la justice et l’efficacité des mécanismes de lutte contre la corruption, gelant ainsi l’octroi des sommes allouées. 

Le pays a également été mis en cause par les institutions européennes pour son refus de coopérer dans la gestion de la crise des migrants de 2015, matérialisé par le rejet du plan de relocalisation des demandeurs d’asile alors mis en place. A l’époque, le pays n’a en effet relocalisé aucun migrant sur son territoire depuis l’Italie et la Grèce. 

La Pologne compte 52 députés au Parlement européen. Elle a endossé la présidence du Conseil de l’UE lors du deuxième semestre de 2011. Plusieurs Polonais ont rempli des fonctions clés au sein des institutions depuis l’adhésion du pays. Jerzy Buzek a notamment été président du Parlement européen de 2009 à 2012. Janusz Wojciechowski est le commissaire européen de la Pologne chargé de l’Agriculture dans la Commission dirigée par Ursula von der Leyen (2019-2024). En octobre 2023, l’opposition menée par l’ancien président du Conseil européen (2014-2019), Donald Tusk, remporte les élections législatives marquant un tournant dans les relations entre l’UE et le pays. 

Géographie

La Pologne est située au centre de l’Europe. Sa superficie est de 312 685 km². Elle est délimitée au nord par la Mer baltique, au sud par les Carpates, les Beskides et les Sudètes. Au nord et au centre du pays s’étend une grande plaine, constellée de lacs dans le nord-est (Mazurie). Le pays compte de nombreuses réserves naturelles et ses parcs nationaux hébergent une faune riche et rare : loups, ours et troupeaux de bisons.

La Pologne est un pays de plaines, avec 75 % du territoire se situant au-dessous de 200 mètres d’altitude. Le pays comprend trois régions naturelles : au nord une plaine côtière et un relief de basses collines avec de nombreux lacs, au centre une région uniforme et plate et au sud un relief qui s’élève, avec des plateaux sédimentaires et des chaînes montagneuses (la chaîne des Carpates au sud-est, les monts des Sudètes au sud-ouest). Le point culminant est le mont Rysy (2 499 mètres) dans les Hautes Tatras, à l’extrême sud du pays.

La Pologne compte deux grands fleuves : la Vistule, qui traverse le pays du sud au nord, baigne Cracovie et Varsovie et se jette dans la Baltique par un delta dans la baie de Gdańsk, et l’Oder, né en République Tchèque, qui traverse la Silésie polonaise, sert de frontière naturelle avec l’Allemagne et rejoint la mer Baltique par la baie de Szczecin. Leurs vallées sont encaissées et fertiles.

Le climat est continental : durant l’hiver, particulièrement rigoureux, les températures peuvent atteindre -30°C.

Les 37,97 millions d’habitants sont assez fortement urbanisés : 61,5 % de la population sont répartis dans un réseau urbain assez développé et un maillage territorial plutôt équilibré. L’industrialisation, en particulier au cours de l’époque communiste, a renforcé le poids démographique du sud du pays, sur une ligne allant de Wrocław à Cracovie, les villes principales avec Varsovie, Łódź, Poznań et Gdańsk.

Tourisme

Architecture médiévale, riche patrimoine culturel et religieux… la Pologne comporte de nombreux atouts pour y passer ses vacances. En particulier Varsovie. Des promenades autour de la place de la vieille ville ou au parc Łazienki et son lac, entre autres, offrent un aperçu séduisant de la capitale polonaise. La “ville phénix” est également connue pour son imposant château royal, reconstruit dans les années 70 après sa destruction durant la Seconde Guerre mondiale. A l’inverse, l’immense palais de Wilanów fait partie des rares monuments historiques à avoir échappé aux ravages du XXIe siècle. Enfants comme adultes apprécient également les nombreuses expositions interactives du Centre des Sciences Copernic, du nom du célèbre astronome.

A 250 kilomètres de là, Cracovie fascine par la beauté de sa place du marché (“Rynek Główny”) et du Sukiennice, la halle aux draps, deux anciens lieux de commerce emblématiques de la ville. Le musée Czartoryski, quant à lui, expose les œuvres de grands peintres, tels que De Vinci ou Rembrandt.

La visite de l’église Sainte-Marie de Gdańsk, ou les places et les quais de la ville, la plupart reconstruits après 1945, valent le coup d’œil. Autres étapes conseillées : la jetée de la station balnéaire de Sopot, et l’architecture onirique de la “Maison Tordue”, construite en 2004.

Les plus aventureux se plairont à explorer la mine de sel Wieliczka”, ou la forêt de Białowieża, un vaste parc national situé à la frontière avec la Biélorussie.

Economie

La Pologne a été le premier pays d’Europe centrale à retrouver, en 1995, son niveau de production de 1989, avant de connaître un fort développement économique dans la deuxième moitié des années 1990 (5,5 % de croissance en moyenne entre 1994 et 2000). C’est par ailleurs le seul pays de l’Union européenne à ne pas avoir connu de récession en 2009, avec un PIB en hausse de 3,5 % en 2010.

Le secteur industriel, qui représente un peu moins d’un tiers du PIB, concerne la fabrication de machines, le transport et les technologies de l’information et de la communication (TIC). Bien que le secteur agricole emploie 10 % de la population, il ne représente que 2 % du PIB. Représentant 57 % de l’économie, le secteur des services est quant à lui en forte expansion. Il est orienté vers la logistique et les services financiers. L’économie polonaise est par ailleurs très ouverte sur le commerce extérieur, et 75 % de ses exportations sont destinées aux pays de l’UE, du fait de sa position géographique stratégique.

Avec une main d’œuvre de plus en plus qualifiée dont le coût horaire est parmi les plus faibles de l’UE, le pays attire effectivement les investissements étrangers. Malgré une diminution de ces derniers depuis 2014 et la crise russo-ukrainienne, la reprise des économies voisines et l’intensification du crédit permettent à la Pologne de compter sur la demande externe pour soutenir son économie. Ses industries électromécaniques, par exemple, sont très intégrées à l’industrie allemande.

Entre 2021 et 2027, le pays reçoit la plus grosse dotation de l’UE liée à la politique de cohésion, à hauteur de 76,5 milliards d’euros sur six ans afin de soutenir, entre autres, certaines régions peu développées par la construction d’infrastructures de transport, la promotion des énergies renouvelables et les politiques d’éducation. 

Frappée par la pandémie de Covid-19, l’économie polonaise a connu en 2020 sa première période de récession depuis 30 ans. Malgré tout, la Pologne est restée l’un des Etats membres les moins affectés par la crise sanitaire, selon la Banque mondiale. Le taux de croissance est ainsi reparti à la hausse en 2021 puis a de nouveau chuté en raison de la guerre en Ukraine. 

Education

Le système scolaire polonais est divisé en plusieurs grands cycles : l’enseignement préprimaire (0 à 7 ans), primaire (7 à 14 ans) et secondaire (15 à 18-19 ans). La scolarité est obligatoire de 6 à 15 ans, bien que les élèves aient l’obligation de faire l’un des trois parcours du secondaire, qu’il soit général (4 ans), technique (5 ans) ou professionnel (stage I de trois ans suivis du stage II de deux ans) jusqu’à leurs 18 ans. Les Polonais peuvent aussi intégrer une école post-secondaire de leurs 19 à 21 ans (“szkoły policealne”), laquelle forme à une profession précise.

Le système est demi-centralisé : même s’il est nationalisé, l’administration des établissements est locale. Les établissements sont majoritairement publics. A la fin du primaire et du secondaire, un examen national est organisé (équivalents du brevet et du baccalauréat). Il est également possible pour les étudiants de passer leur “egzamin zawodowy”, une certification professionnelle.

L’enseignement supérieur en Pologne peut s’effectuer à temps plein ou à temps partiel. Le rythme correspond à celui du processus de Bologne : une licence d’une durée de trois ans, un master de deux ans et trois à cinq années de doctorat. Le système de points de crédit national est compatible avec le système européen de transfert de crédits (ECTS).

La Pologne fait partie du programme Erasmus+. Les études supérieures en Pologne sont gratuites pour les citoyens de l’UE. En 2020, près de 80 000 étudiants ont réalisé un échange en Pologne, selon le site Statista. Bien qu’il y ait des frais administratifs pour tous les étudiants, ceux-ci reçoivent une aide financière de l’Etat, qui peut être directe (subvention selon les besoins et le mérite de l’élève, et prêts pour les étudiants nationaux) ou indirecte, sous la forme soit d’un allégement fiscal pour les parents ou les étudiants avec revenu, soit d’allocations familiales. Il faut noter que le coût de la vie en Pologne est moins important qu’en France, le budget mensuel d’un étudiant s’élevant à environ 575 euros par mois.

Histoire

Naissance d’une grande Pologne catholique

  • Xe siècle : fondation du Royaume de Pologne. Au Moyen-Age, la Pologne constitue un poste avancé de la chrétienté à la lisière des mondes orthodoxe et catholique. Elle subit également la poussée vers l’Est du monde germanique.
  • 1569 : par son alliance avec la Lituanie (Union de Lublin), la Pologne devient pour deux siècles l’un des Etats les plus puissants d’Europe centrale.

Le pays disparaît à plusieurs reprises

  • 1772-1795 : le royaume est dépecé par ses puissants voisins, la Russie tsariste, la Prusse et l’Autriche-Hongrie. Le sentiment national naissant du XIXe siècle s’appuie largement sur le ressentiment de cette période noire de l’histoire de la nation.
  • 1791 : au cours d’une brève période d’indépendance, la Pologne ratifie sa première Constitution. Puis elle disparaît de la carte d’Europe pendant tout le XIXe siècle, partagée entre la Russie, la Prusse et l’Autriche.
  • 1918 : le pays ne retrouve son indépendance qu’après la Première Guerre mondiale. Le régime initialement démocratique devient de plus en plus autoritaire sous la férule de Józef Piłsudski.

La Seconde Guerre mondiale et l’Union soviétique

  • 1er septembre 1939 : la Pologne est envahie par l’Allemagne. Cet évènement marque le début de la Seconde Guerre mondiale. Le pays est profondément marqué par le conflit, notamment par la Shoah au cours de laquelle trois millions de Juifs périssent, soit 90 % de la population juive polonaise. Au total, près de six millions de Polonais perdent la vie pendant la Seconde Guerre mondiale. A l’issue du conflit, la Pologne est occupée par l’Armée Rouge et bascule dans le camp soviétique.
  • 1979-1980 : le premier voyage de Jean-Paul II dans son pays natal et les grandes grèves animées par le syndicat Solidarité (Solidarność) annoncent la chute du régime.

La quête de l’indépendance

  • 31 août 1980 : la signature des accords de Gdańsk marque la première reconnaissance, dans un pays communiste, d’un syndicat libre, Solidarność.
  • 1989 : la Pologne est le premier pays du bloc de l’Est à se détacher de Moscou (pour adhérer à l’OTAN dix ans plus tard). En décembre 1990, Lech Wałęsa, prix Nobel de la paix en 1983 et figure historique de Solidarność, est élu président de la République.
  • 2004 : la Pologne adhère à l’Union européenne

Drapeau et hymne

Le drapeau polonais est l’un des derniers au monde à être directement inspiré de blasons du Moyen-Age : les armoiries du Royaume de Pologne et du Grand-duché de Lettonie. Au-delà de cette origine historique, le blanc est issu de l’aigle polonais, emblème du pays depuis le XIIIe siècle. Le rouge représente le sang versé pour la patrie.

Le drapeau a connu une histoire aussi tumultueuse que le pays qu’il symbolise. Proclamé en 1830 lors de l’insurrection, il disparaît en même temps que la Pologne, en 1831, jusqu’en 1919 où le nouvel Etat polonais l’instaure à nouveau. 20 ans plus tard, il est une fois de plus retiré suite à l’invasion germano-soviétique, pour réapparaître en 1947. Son utilisation par la république populaire de Pologne est alors l’enjeu d’une lutte entre le régime et ses opposants. Depuis 2004, les Polonais sont autorisés à afficher leur drapeau en toute occasion.

L’hymne polonais, Mazurek Dąbrowskiego, soit La marche de Dombrowski, n’avait pas pour vocation de devenir un hymne national. Ecrit en 1797 par le poète Wybicki, il était alors intitulé Chant des légions polonaises en Italie et avait été composé pour les soldats polonais menés par le général Dombrowski après le troisième partage de la Pologne par Napoléon Bonaparte, qui avait promis de rétablir un Etat polonais. Ce chant est devenu populaire durant les insurrections du XIXe siècle, avant d’être officiellement reconnu comme hymne national en 1927.

Lire l’étude de l’Institut Jacques Delors

Personnalités

La Pologne a vu naître des personnalités exceptionnelles qui ont marqué le monde dans divers domaines tels que la littérature, la musique, la science, le sport et le cinéma.

Olga Tokarczuk, lauréate du prix Nobel de littérature en 2018, s’est distinguée par ses œuvres comme Les Pérégrins (2007), une réflexion sur le voyage, ou Sur les ossements des morts (2009), dont l’action se déroule dans un village polonais. Née en 1962, cette romancière est une artiste engagée dans son pays.

Deux illustres pianistes viennent de Pologne. Tout d’abord, Frédéric Chopin (18130-1849), compositeur et pianiste talentueux du XIXe siècle, a laissé un héritage inestimable dont sa fameuse “Marche funèbre”. Ensuite, Artur Rubinstein (1887-1982), considéré comme l’un des principaux pianistes du XXe siècle, a connu un triomphe dans l’après-guerre.

Difficile de parler de la Pologne sans citer Marie Skłodowska-Curie (1867-1934), physicienne et chimiste de renommée mondiale, qui a découvert deux nouveaux éléments radioactifs, le polonium et le radium. Elle est la première femme à avoir obtenu un prix Nobel et la seule à en avoir reçu deux (physique puis chimie). 

Le sport polonais a également vu émerger des légendes. En alpinisme, Jerzy Kukuczka (1948-1989) a réalisé l’exploit remarquable de gravir les quatorze sommets de plus de 8 000 mètres de haut, en seulement huit ans, un record à l’époque. Il perd la vie lors de l’ascension du sommet du Lhotse, dans l’Himalaya, au pied duquel il est enterré. Dans le domaine de l’athlétisme, Robert Korzeniowski a remporté quatre titres olympiques et trois titres de champion du monde, établissant aussi un record du monde de 50 km qui lui a valu une reconnaissance internationale.

Enfin, dans le monde du cinéma, Andrzej Wajda (1926-2016), réalisateur, scénariste et metteur en scène de théâtre de renom, a légué des œuvres cinématographiques historiques comme Cendres et diamants (1959). Katyń (2007), concernant le massacre commis par l’URSS sur le territoire polonais en 1940, est l’un des derniers films d’Andrzej Wajda.

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