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Drapeau Albanie Dernière mise à jour le 21.01.2021

Albanie

Géographie et démographie

Capitale

Tirana

Villes principales

Tirana, Durrës, Elbasan, Vlora, Shkodra

Découpage administratif

12 préfectures, regroupant 36 anciens districts divisés en villes (72) ou municipalités (65), 308 communes, 2980 villages

Population

2,85 millions d'habitants (2020)

Eurostat

Superficie

28 748 km²

Indice de développement humain

0,795 (2019)

ONU

Environnement

CO2 : 1,5 tonnes/hab. (2017)

OCDE

Politique

Système politique

République de type parlementaire

Chef d'état

Ilir Meta

Chef du gouvernement

Edi Rama

Prochaines élections

2021

Législatives

Économie

PIB

13,6 milliards d'euros (2019)

Eurostat

Inflation

0,3 % (2019)

Banque Mondiale

Taux de croissance

2,2 % (2019)

Banque mondiale

Taux de chômage

12,8 % (2020)

Banque mondiale

Dette publique

75,6 % (2020)

DG Trésor

Déficit public

Déficit de 5,4 % (2020)

DG Trésor

Carte Albanie

Politique

L’Albanie est une république de type parlementaire.

Gouvernement

A l’issue d’une énième campagne houleuse, Edi Rama, leader du Parti socialiste, devient Premier ministre en septembre 2013. L’UE estime cependant que l’Albanie n’a pas respecté les critères d’une élection démocratique et transparente.

L’année suivant son élection, l’Albanie s’est vue attribuer le statut officiel de candidat à l’UE.

En juin 2017, Edi Rama est de nouveau élu Premier ministre avec 48,3 % des suffrages, obtenant la majorité absolue au Parlement après une campagne mouvementée. Des opposants du parti socialiste ont campé pendant trois mois devant la résidence du chef de gouvernement, l’accusant de collusion avec des trafiquants de drogue. Le parti démocrate, représenté par Lulzim Basha, obtient 28,7 % des voix. Contrairement à la campagne, le scrutin s’est déroulé sans entraves.

De 2005 à 2013, c’est Sali Berisha, du Parti démocrate, qui était Premier ministre. Le programme du gouvernement avait mis en avant la lutte contre la corruption et le crime organisé. La corruption persistante des administrations publiques est néanmoins restée difficile à maîtriser.

Les élections législatives de juin 2009 ont ouvert une grave crise entre le Parti démocrate de Sali Berisha qui a obtenu un deuxième mandat de quatre ans, et le Parti socialiste, dirigé par Edi Rama.

Chef d’Etat

En avril 2017, le Parlement albanais a élu en tant que président de la République Ilir Meta, membre du Mouvement socialiste pour l’intégration (LSI), par 87 votes contre 2 grâce à l’appui du Parti socialiste. Il succède à Bujar Nishani, membre du Parti démocrate, élu le 11 juin 2012 pour un mandat de 5 ans.

Les élections municipales de juin 2019 ont déclenché une vaste crise politique dans le pays. Accusant le Premier ministre Edi Rama de fraudes aux dernières élections, les partis d’opposition ont annoncé en février boycotter les municipales. Face aux tensions, le président albanais Ilir Meta a décidé de reporter le scrutin pour permettre aux différents partis politiques de dialoguer. Une décision annulée par le gouvernement, maintenant les élection le 30 juin. Ces élections marquent finalement la victoire du Parti socialiste dans 60 des 61 municipalités.

Le pays et l’UE

Le changement de régime en 1991 a créé les conditions d’un rapprochement progressif de l’Albanie et de l’Europe. L’adhésion de l’Albanie au Conseil de l’Europe en 1995 en offre un premier signe tangible. En novembre 2000, le sommet de Zagreb a ouvert à l’Albanie la perspective d’une adhésion à l’UE, de sorte qu’ont été entamées le 31 janvier 2003 les négociations en vue d’un accord de stabilisation et d’association (ASA), semblable à ceux conclus avec la Croatie et l’ARYM (Ancienne République Yougoslave de Macédoine, aujourd’hui Macédoine du Nord). L’ASA est paraphé le 18 février 2006 à Tirana et finalement signé le 12 juin 2006 au Luxembourg.

L’Albanie fait partie de l’OTAN depuis le 1er avril 2009. Elle dépose dans le même temps une demande d’adhésion à l’UE le 28 avril 2009. Depuis, l’Albanie a fourni de nombreux efforts afin de remplir les critères attendus par l’Union européenne. La Commission a alors recommandé en 2012 que l’Albanie acquière le statut de pays candidat, ce qui lui a été accordé en juin 2014.

Le 25 mars 2020, le Conseil européen a accepté d’ouvrir les négociations en vue de l’adhésion et a invité la Commission à présenter une proposition de cadre des négociations demandant à l’Albanie d’effectuer une réforme électorale, une réforme judiciaire, de renforcer la lutte contre la corruption et la criminalité organisée, de s’attaquer au phénomène des demandes d’asile infondées et d’assurer les rapatriement, et enfin de modifier la loi sur les médias conformément aux recommandations de la Commission de Venise.

Géographie

Situé sur la côte orientale de la péninsule balkanique, l’Albanie a une superficie de 28 748 km². Ce pays compte 472 km de façades maritimes sur les Mers Adriatique et Ionienne, dans le détroit d’Otrante. Il se divise entre une étroite plaine littorale et un arrière-pays montagneux culminant à 2700 m, d’orientation nord-ouest / sud-est, des Alpes albanaises jusqu’aux monts du Pinde.

Les plaines littorales concentrent l’essentiel des cultures (produits maraîchers et fruits, céréales et tabac). La plus grande partie du pays est dominée par les forêts et une économie pastorale faiblement productive. Les ressources minières variées sont peu exploitées. Les 3,1 millions d’Albanais peinent à trouver des ressources suffisantes dans le pays. C’est pourquoi l’Albanie reste un fort foyer d’émigration, phénomène renforcé par son dynamisme démographique.

Le pays a connu plusieurs tremblements de terre.

Les chaînes dinariques qui jouent un rôle déterminant dans la pauvreté de longue date de l’Albanie, en particulier dans le risque récurrent de tremblements terre - un des plus importants, en 1979, a fait 100 000 sans abris- sont aussi l’origine de ses ressources, telles que le lac d’Ohrid, qui donne un poisson, le koran, qu’on ne retrouve que dans le pays et en Russie ou ses nombreuses sources d’eaux thermales, notamment réputées dans le traitement de l’arthrite. La source d’eau minérale Glina (près de Gjirokaster) est particulièrement connue.

Economie

L’Albanie a enregistré une baisse significative de son taux de pauvreté, qui est passé de 25,4 % en 2002 à 14,3 % en 2012. Son PIB par habitant stagne par ailleurs autour de 4 000€ depuis 2008 (30 % de la moyenne européenne) et en fait l’un des pays les plus pauvres des Balkans. A cet égard, la part de l’agriculture dans le PIB est d’environ 23 % en 2014 tandis que ce secteur emploie plus de 50 % de la population active. Ce manque de compétitivité implique que le secteur primaire est en grande partie orienté vers l’autosuffisance.

Malgré la crise financière, le PIB de l’Albanie a progressé en 2009 de 3 % et en 2015 de 2,5 %, notamment grâce à la bonne santé relative du secteur de la construction et des services. Le FMI a considéré que son plan de soutien à la croissance économique s’était achevé “avec succès” en février 2017 puisque celle-ci a atteint 3,2 % en 2016.

Cela a notamment permis d’attirer les investissements étrangers alors que le pays dispose de ressources importantes (chrome, pétrole, fer, acier ou minerais). C’est le cas notamment dans le secteur de l’énergie puisqu’à cet égard un complexe hydroélectrique sur la rivière Devoll et un gazoduc trans-adriatique sont en construction. L’Albanie exporte ainsi des matières premières - ce qui est facilité par une stabilité de la parité entre l’euro et le lek - mais doit importer des biens d’équipement et certains services.

Toutefois, l’économie albanaise est portée par le dynamisme du secteur tertiaire, qui représente 51 % du PIB en termes de valeur ajoutée, notamment lié à l’essor du tourisme. Le pays dispose en effet d’une ouverture sur la mer favorable à son développement économique mais qui soutient également son potentiel touristique.

Membre de l’accord de libre-échange centre européen (ALECE) depuis 2007, l’Albanie poursuit son processus de convergence économique vers l’UE avec de nombreuses réformes notamment territoriales, des retraites ou encore de la collecte fiscale. A ceci s’ajoute l’amélioration des infrastructures dans le secteur de l’électricité, ce qui contribue à la lutte contre l’économie informelle (30 à 40 % du PIB) ainsi qu’à une réduction de la dette publique qui s’établit à 72% du PIB en 2016. Celle-ci s’était en effet accrue de façon importante entre 2012 et 2015 (64 % à 79 % du PIB). Le taux de chômage, de son côté, est de 16 % en 2016 tandis que celui des jeunes atteint 30 %.

Le 26 novembre 2019, le pays a subi un important tremblement de terre (6,3 sur l’échelle de Richter) qui, selon la Banque mondiale, aurait entraîné des pertes économiques estimées à 7,5 % du PIB. Le secteur du tourisme, ainsi que le logement feraient partie des secteurs les plus touchés.

Après le ralentissement de 2019, la pandémie de Covid-19 a mis en exergue les vulnérabilités structurelles de l’économie albanaise et aggravé ses déséquilibres existants. Selon la Commission européenne (CE), l’Albanie subirait une récession de -5,0 % du PIB en 2020 et anticipe également un hausse du taux de chômage à 3 points à 14,9 %.

Histoire

Ve siècle avant notre ère : les cités grecques d’Apollonia et de Dyrrhachium, sur la côte illyrienne, sont fondées puis intégrées à la province romaine d’Illyrie puis de Pannonie. 

1190 : apparition du premier Etat albanais : la principauté d’Albanie émerge de l’affaiblissement de l’Empire byzantin. Au XIVème siècle, deux principautés rivales se disputent le territoire. 

1443-1448 : malgré la lutte désespérée de Gjergi Kastriot, appelé Skënderbeg, plus tard célébré en tant que héros national, le pays passe sous domination ottomane. 

1876-1878 : la guerre russo-turque provoque le réveil du sentiment national albanais, mais le pays reste sous la domination turque. 

1913 : l’indépendance est acquise, à la suite de la désagrégation des positions ottomanes dans les Balkans. En 1920, le pays entre à la Société des Nations. Les premières élections se déroulent en avril 1921.

1939 : occupation italienne de l’Albanie Après un ultimatum, les troupes fascistes envahissent le pays en mars. Le Duce souhaite créer la grande Albanie, englobant le Kosovo, la Macédoine et la Tchamérie, en profitant de la Deuxième guerre mondiale, alors que la résistance albanaise s’organise. 

1944 : après un an d’occupation nazie, le pays est libéré (novembre).

1946 : l’Albanie s’engage dans le camp socialiste : la République populaire est proclamée en janvier. Sous la férule d’Enver Hodja, le pays devient l’une des dictatures les plus dures de l’Est, confinant le pays dans un isolement complet. 

1990 : le multipartisme est instauré après la révolte des étudiants de Tirana. L’année suivante ont lieu les premières élections libres : les communistes obtiennent la majorité au Parlement, avant d’être remplacés rapidement par les démocrates.

1997 : l’effondrement du système bancaire pyramidal porte un nouveau coup au pays : le basculement dans l’anarchie impose l’intervention d’une Force multinationale de protection. En 1999, les évènements au Kosovo sont une autre source de tensions. Le pays connaît un afflux important de réfugiés (près de 400 000 personnes en quelques semaines). 

2003 : ouverture de négociations avec l’UE en vue d’une éventuelle adhésion.

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