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Ukraine, climat : l’Assemblée générale des Nations unies s’ouvre sur fond d’importantes divisions

La réunion des chefs d'Etat et de gouvernement de la planète se déroule cette semaine à New York. La guerre en Ukraine mais aussi la crise climatique ou encore le dossier iranien sur le nucléaire alimentent des tensions entre les membres de l'organisation internationale.

Quelque 150 chefs d'Etat et de gouvernement défileront à la tribune de l'ONU durant la semaine
Quelque 150 chefs d’Etat et de gouvernement défileront à la tribune de l’ONU durant la semaine - Crédits : Viktor Sidorov / iStock

Après deux sessions perturbées par la Covid-19, le plus grand événement diplomatique annuel retrouve sa formule traditionnelle”, entame TV5 Monde. La 77e Assemblée générale des Nations unies s’est ouverte lundi 19 septembre à New York. A partir d’aujourd’hui et toute la semaine, “quelque 150 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier vont prendre la parole à la tribune” [France 24]. Côté européen, “la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, les commissaires Frans Timmermans, Josep Borrell, Janez Lenarčič et Jutta Urpilainen, ainsi que le président du Conseil, Charles Michel, seront présents”, complète Politico.

Mais l’ambiance risque d’être sombre, tempérée par la guerre en Ukraine et les crises économiques et environnementales croissantes”, note The New York Times. “L’Assemblée générale se réunit à un moment de grand péril”, a pour sa part déclaré le secrétaire général des Nations unies António Guterres dans son discours d’ouverture, hier soir [La Libre].

L’Ukraine, symbole des divisions au sein de l’ONU

L’institution est “éprouvée par des divisions profondes”, affirme France 24. “Jamais l’ordre international n’a paru aussi fracturé, le conflit révélant une nouvelle cartographie des rapports de force mondiaux”, insiste Le Monde.

Le quotidien distingue ainsi plusieurs camps : “D’un côté, les Occidentaux et leurs alliés, emmenés par des Etats-Unis fatigués de jouer les gendarmes du monde, mais fers de lance du soutien à l’Ukraine dans une Europe traumatisée par le retour de la guerre. De l’autre, la Russie, membre du Conseil de sécurité, accusée de violer la charte des Nations unies en envahissant son voisin, et soutenue avec prudence et non sans arrière-pensées par la Chine”. Et au milieu, un ensemble de pays, en Asie, en Afrique ou au Moyen-Orient qui ne veut “pas choisir son camp et s’inquiète des conséquences diplomatiques, alimentaires et énergétiques de cette guerre sur le continent européen” [Le Monde].

Les Etats membres de l’ONU s’interrogent notamment sur la façon de traiter les crimes commis par les Russes en Ukraine. L’idée de créer un tribunal indépendant pour les juger fait son chemin. “Mais beaucoup s’y opposent. Notamment, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui a déclaré la semaine dernière qu’elle souhaitait que Poutine soit confronté à la Cour pénale internationale (CPI). Les Etats-Unis et l’ONU ont également exprimé leur soutien au parcours de la CPI”, explique Politico. La ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna “présidera jeudi une réunion du Conseil de sécurité sur l’impunité, avec le procureur de la Cour pénale internationale et le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba” [Les Echos].

Toutefois, “les principaux protagonistes du conflit ne seront pas présents au siège des Nations unies”, rapporte TV5 Monde. Vladimir Poutine n’a pas fait le déplacement. “Quant à Volodymyr Zelensky, il s’exprimera dans une vidéo enregistrée en vertu d’une dérogation singulière”, complète la chaîne. 

Le climat et l’Iran également au programme

Pour France 24, “ces tensions provoquées par la guerre en Ukraine font écho au ressentiment Nord-Sud dans la lutte contre le changement climatique”. Le média indique que “les pays pauvres, en première ligne des impacts dévastateurs d’un réchauffement dont ils ne sont pas responsables, se battent notamment pour que les pays riches tiennent enfin leurs promesses d’aide financière”. A deux mois de la COP27 en Egypte, “l’urgence climatique sera au cœur de toutes les préoccupations”, assure par ailleurs l’Elysée [RFI].

L’Assemblée générale sera également l’occasion de réunir à New York, “l’Iran, les Etats-Unis et d’autres parties sous le même toit après cinq mois de négociations infructueuses visant à rétablir un accord nucléaire conclu en 2015″ [The New York Times]. “Le texte est censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique en échange de la levée de sanctions asphyxiant son économie”, rappelle Le Point. Le président iranien Ebrahim Raïssi rencontre aujourd’hui son homologue Emmanuel Macron pour évoquer ce sujet. Ce dernier, qui a prolongé son séjour jusqu’à mercredi, jugeait fin août “qu’un accord serait ‘utile’ même s’il ‘ne règlerait pas tout’ ” [Le Point].

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