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[Revue de presse] Elections américaines : les Européens veulent construire une nouvelle relation transatlantique

Avec l’élection du démocrate Joe Biden, les Européens espèrent ouvrir une nouvelle ère de coopération avec les Etats-Unis. Dans deux documents distincts, la Commission européenne et le Conseil définissent les principes d’un partenariat renforcé, tout en assumant leur quête d’autonomie stratégique.

L'arrivée de Joe Biden à la tête des Etats-Unis devrait ouvrir un nouveau chapitre dans la relation transatlantique
L’arrivée de Joe Biden à la tête des Etats-Unis devrait ouvrir un nouveau chapitre dans la relation transatlantique - Crédits : Pietro Naj-Oleari / Flickr European Parliament CC BY-NC-ND 2.0

Les institutions européennes ont enclenché une réflexion pour réinventer le lien avec Washington” , annoncent les Echos. Pour ce faire, “la Commission européenne et le Conseil ont présenté des documents politiques concurrents décrivant la façon dont ils aimeraient voir l’UE travailler avec la nouvelle administration américaine sur un large éventail de questions politiques” , explique Politico.

L’objectif des Européens est bien d’ “oublier les tensions avec Donald Trump” et de “se concentrer sur la coopération” , note Euronews. Conseil et Commission appellent ainsi “à une coopération renouvelée en matière de changement climatique” . Mais aussi “dans le domaine de la politique étrangère, notamment pour faire pression sur la Chine, pour relancer l’accord nucléaire avec l’Iran, pour renforcer l’OTAN, pour contenir les menaces de la Russie, pour mettre fin aux conflits en Ukraine et en Libye, et pour apporter la stabilité au Moyen-Orient, en Afrique et dans d’autres régions” [Politico].

Nouveau partenariat mondial

Les deux textes “doivent être considérés comme étant très largement complémentaires et compatibles” estime un fonctionnaire de la Commission cité par le média américain. Ils n’ont toutefois pas le même objectif. Ainsi, le projet de “nouveau programme UE-États-Unis pour le changement mondial” , que la Commission doit proposer mercredi après un vote des 27 commissaires, fait figure de “déclaration politique”.

Dans un texte de plus de 10 pages, l’exécutif européen y “ambitionne de faire adhérer les États-Unis à des solutions mondiales communes”. Invitant son partenaire à adopter lui aussi l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, il détaille les coopérations souhaitées en matière de “santé, d’environnement et de technologies numériques, en se concentrant sur certains des principaux points de conflit dans les relations récentes” , poursuit The Financial Times.

Plus court, le document adopté par les ambassadeurs des Etats membres de l’Union hier vise quant à lui à préparer le sommet européen des 10 et 11 décembre. Et, à moyen terme, un prochain “sommet virtuel entre les Etats-Unis et l’UE, après l’investiture du président Joe Biden prévue le 20 janvier” , souligne L’Echo. Il cible quant à lui “cinq domaines de coopération potentielles : la lutte contre la pandémie, l’agenda économique, la lutte contre le changement climatique, le renforcement du système multilatéral ainsi que la promotion de la paix et de la sécurité” , rapportent Les Echos.

Réveil géostratégique

Car si l’élection de Joe Biden à la Maison-Blanche laisse présager un apaisement des relations transatlantiques, “cela ne signifie pas que les priorités des deux puissances vont soudainement se remettre à s’aligner comme par magie”, souligne The Financial Times. Ce pourquoi “dans son plaidoyer, Charles Michel appelle l’Union européenne à ‘continuer à renforcer son autonomie stratégique’ afin de mieux ‘promouvoir ses intérêts’ “, notent les Echos. “Un discours que ne renie pas Ursula von der Leyen, à la tête de la Commission” , ajoute le quotidien économique.

Dans la nouvelle relation avec les États-Unis, ce qui était important pour nous, c’est que nous ne restions pas assis passivement … et que nous n’attendions pas que l’administration américaine nous tende la main” , confie un fonctionnaire de la Commission à Politico. “A Bruxelles, c’est une conviction : avec ou sans Washington, le réveil géostratégique de l’Europe doit rester un impératif catégorique” , concluent Les Echos.

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