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[Revue de presse] Le régime Ianoukovitch va-t-il céder ?

"Nous avons les moyens de libérer par la force les locaux administratifs et même 'Maïdan', mais je ne le ferai jamais, car ce sont aussi nos concitoyens" a déclaré Viktor Ianoukovitch mardi 4 février lors d'une réunion avec les élus de son parti [Le Point]. Le président ukrainien a également annoncé la possible tenue d'élections anticipées. Alors que Catherine Ashton, chef de la diplomatie européenne, est en visite depuis mardi à Kiev, la presse française revient sur les scénarii envisageables pour le pays.

Viktor Ianoukovitch

Le président Viktor Ianoukovitch, par le biais de son porte-parole Iouri Mirochnitchenko, a présenté ses options de sortie de crise, soit “amnistier les manifestants arrêtés et (…) obtenir l’évacuation des bâtiments publics occupés par les contestataires” ou organiser des “élections anticipées” [La Tribune]. L’éloignement de la perspective d’un état d’urgence accompagne ces propositions. L’opposition réclame toutefois que l’amnistie intervienne sans conditions [Le Point] et que soit mise en place une “réforme constitutionnelle urgente” [Libération]. Libération souligne également la méfiance qui règne quant à cet assouplissement de Kiev.

Arrivée mardi, Catherine Ashton a rencontré les trois leaders de l’opposition - Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et Oleg Tiagnybok - pour discuter de la poursuite du dialogue politique. Un autre rendez-vous pourrait avoir lieu aujourd’hui après le tête-à-tête prévu entre Mme Ashton et le président Ianoukovitch [Libération].

“La diplomatie européenne au chevet de l’Ukraine” titre Libération. Dans les principaux sujets qui vont être abordés ce mercredi figure notamment l’aide financière promise par l’UE et les Etats-Unis [Metronews]. La partie de poker est bien engagée alors que l’Occident et la Russie s’affrontent désormais à coup de mises, analyse le quotidien. Mais Le Monde indique que la proposition occidentale n’arrivera pas à égaler celle de la Russie. Le “bras de fer Russie-Occident” dont parle le journaliste des Echos Yves Bourdillon semble loin d’être gagné. Ce dernier résume la position européenne par l’image suivante : “Si les Européens brandissent la carotte, le bâton n’est pas loin” .

La formation d’un nouveau gouvernement ukrainien, suite à la démission du Premier ministre Mykola Azarov mardi 28 janvier, est non seulement attendue par l’opposition et l’UE mais également par la Russie qui tente d’influencer le cours des choses en “[maintenant] la pression financière et gazière sur Kiev” expliquent Les Echos.

Le réveil de l’UE sur la situation ukrainienne intervient alors que l’opposition a de grandes attentes. Une opposition qui se dit oubliée par les 28 Etats membres, comme le révèle Le Monde qui cite une manifestante : “Oui, on est déçus de l’Europe. Si l’Europe avait réagi plus tôt on n’aurait pas eu tous ces morts !” .

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