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La Suède et la Finlande en route vers l’adhésion à l’Otan

Stockholm et Helsinki franchissent ce mardi 5 juillet une nouvelle étape vers leur intégration au sein de l’Alliance atlantique. Les deux pays de l’UE reçoivent les signatures de leurs protocoles d’adhésion par les 30 Etats membres de l’Otan, qui devront ensuite faire ratifier leur décision par les parlements nationaux.

Pekka Haavisto (ministre finlandais des Affaires étrangères), Jens Stoltenberg (secrétaire général de l'Otan) et Ann Linde (ministre suédoise des Affaires étrangères) - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr CC BY-NC-ND 2.0
Pekka Haavisto (ministre finlandais des Affaires étrangères), Jens Stoltenberg (secrétaire général de l’Otan) et Ann Linde (ministre suédoise des Affaires étrangères) - Crédits : NATO North Atlantic Treaty Organization / Flickr CC BY-NC-ND 2.0

C’est historique. La Suède et la Finlande sont désormais en voie d’intégration à l’Organisation de l’Atlantique Nord (Otan)”, introduit RFI. En effet, “les trente pays membres de l’Otan [lancent ce] mardi 5 juillet le processus de ratification pour les adhésions” de Stockholm et Helsinki [Le Figaro].

Les deux Etats membres de l’Union européenne “ont officiellement confirmé leur volonté et leur capacité à remplir les ‘obligations politiques, juridiques et militaires’ de l’adhésion à l’Otan”, a indiqué l’Alliance atlantique, citée par Le Parisien.  

Deux nouveaux alliés de forces et de capacités militaires formidables

Les demandes d’adhésion suédoise et finlandaise avaient été déposées mi-mai. “Un mois et demi plus tard seulement, avec une rapidité inédite, les trente pays membres de l’Otan signent ce 5 juillet au matin à Bruxelles, au siège de l’organisation, leurs protocoles d’adhésion”, rapporte RFI. Pour la radio internationale, “voir ces deux Etats renoncer à leur neutralité traditionnelle est un signe des bouleversements en cours en Europe après l’invasion de l’Ukraine par la Russie”.

Nous nous préparons à accueillir deux nouveaux alliés de forces et de capacités militaires formidables”, a déclaré le secrétaire général de l’Alliance atlantique Jens Stoltenberg [Le Figaro]. “Si nous voulons la paix, nous devons nous préparer à la guerre. La nouvelle stratégie de dissuasion et de défense de l’Otan nous a permis de renforcer le flan est de notre alliance en quelques heures après l’invasion de l’Ukraine par la Russie”, a-t-il également assuré [RFI].

Dans ce contexte, comme l’observe la journaliste Catherine Chatignoux pour Les Echos, “l’Otan signe avec cette guerre son grand retour sur le continent européen avec des Etats-Unis très impliqués dans l’assistance à l’Ukraine, confortant l’atlantisme fervent des pays du nord et de l’est de l’Europe”.

Toujours des réserves de la Turquie

Un temps, Ankara menaçait de bloquer l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’Alliance atlantique. Finalement, “la Turquie a donné son accord au lancement de la procédure lors du sommet des dirigeants de l’Otan à Madrid” le 28 juin, rappelle Le Figaro. Mais le président turc Recep Tayyip Erdoğan “a rappelé aux deux pays nordiques les conditions à remplir : ‘s’ils remplissent leur devoir, nous soumettrons (le mémorandum) au Parlement’ turc en vue de son adoption, mais ‘s’ils ne le font pas, il est hors de question pour nous de l’envoyer au Parlement’…”, a-t-il prévenu [Le Figaro].

Car après la signature des protocoles d’adhésion aujourd’hui, “l’adhésion devra être ratifiée au niveau national par le Parlement de chacun des trente Etats membres de l’Alliance” [RFI]. Or “la Turquie laisse planer le doute”, explique la radio : “en échange de son vote, elle souhaite notamment obtenir de la Suède l’extradition de 73 personnes qu’Ankara considère comme des terroristes”.

En Russie, le ton se fait menaçant. “Le déploiement de bases de l’Otan ne protégera ni la Finlande ni la Suède. Au contraire. Il mettra en péril les hommes des villes où seront situées ces infrastructures militaires”, a averti le président de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine dont les propos sont rapportés par L’Indépendant. “En cas de déclenchement des hostilités, des frappes seraient menées principalement sur l’infrastructure de l’ennemi”, a-t-il aussi affirmé.

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