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La Russie menace d’installer des armes nucléaires près de la Scandinavie si l’Otan s’y élargit

Moscou n'a pas tardé à réagir à la possible adhésion de la Finlande et de la Suède à l'Otan, indiquant que des armes nucléaires pourraient être disposées près de ces pays européens.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, les pays de l'Otan ont apporté leur soutien à Kiev face à Moscou - Crédits : Michele Ursi / iStock
Depuis le début de la guerre en Ukraine, les pays de l’Otan ont apporté leur soutien à Kiev face à Moscou - Crédits : Michele Ursi / iStock 

La Russie ne veut pas d’un élargissement de l’Otan en Scandinavie, alors que les populations finlandaise et suédoise sont de plus en plus favorables à cette idée”, résume BFM TV. Moscou a en effet clairement fait savoir, par la voix de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, qu’il “renforcerait ses moyens militaires, notamment nucléaires, en mer Baltique et près de la Scandinavie” si la Finlande ou la Suède rejoignaient l’Alliance atlantique, poursuit le média.

Cette affirmation intervient notamment “après que le secrétaire permanent du ministère estonien de la Défense, Kusti Salm, a estimé que les forces de l’Otan devaient se renforcer dans les pays proches de la mer Baltique pour contrer une invasion potentielle de la Russie par cette voie”, rapporte Midi Libre.

C’est dans ce contexte que la Suède et la Finlande ont annoncé d’importantes mesures en vue d’intégrer l’Otan”, ajoute le quotidien régional. “Une idée qui ne séduit que peu le Kremlin, qui verrait alors le territoire de [l’Alliance atlantique] se renforcer à ses portes” [Midi Libre].  “Paradoxalement, la guerre contre l’Ukraine lancée par Moscou en invoquant la menace de l’extension de l’Otan à ses portes risque de doubler la longueur des frontières terrestres entre la Russie et l’Alliance”, souligne ainsi RTL.

Menace nucléaire russe contre la Scandinavie

Face à un possible élargissement de l’Otan, “la Russie agite à nouveau la menace nucléaire, mais cette fois en Scandinavie”, note Euronews. Dmitri Medvedev a déclaré qu’en cas d’adhésion de la Finlande et de la Suède, “les frontières de l’Alliance avec la Russie feraient plus que doubler. Et ces frontières, il faudra les défendre”, cite Le Figaro. L’actuel numéro deux du Conseil de sécurité de Russie a aussi affirmé que “dans ce cas, il ne pourra être question d’une [mer] Baltique non-nucléaire” [BFM TV]. Evoquant les peuples de Finlande et de Suède, Dmitri Medvedev a estimé que “personne de sain d’esprit […] ne peut souhaiter une hausse des tensions à sa frontière et avoir à côté de sa maison des (missiles) Iskander, (des missiles) hypersoniques et navires avec des armes nucléaires”, rapporte Euronews.

Frontalière des deux pays et de la Russie, la Norvège, qui “fait partie de l’Otan depuis 1949, sans appartenir à l’Union européenne” [La Croix], se range clairement du côté de ses voisines scandinaves. Le pays n’a “pas hésité à suivre le cinquième train de sanctions adopté jeudi 7 avril par les Vingt-Sept, comprenant l’interdiction de l’entrée des navires […] russe[s] dans les ports européens”, relève le journal. La Croix précise que “cette décision est lourde de conséquence pour Oslo, qui entretient des liens étroits de coopération avec Moscou sur la pêche, et rêvait de développer une route commerciale d’envergure mondiale en mer de Barents”.

De plus, “la Norvège, troisième exportateur mondial de gaz naturel, a promis à l’UE de faire son possible pour contribuer à réduire la dépendance des Européens au gaz russe”, nous apprend La Croix. “Le chantier d’un gazoduc reliant la Norvège à la Pologne, longtemps suspendu”, a ainsi été relancé, précise le quotidien.

Coup dur pour la Russie en mer Noire

Concernant le conflit en Ukraine, “alors que les divers fronts terrestres de la guerre n’évoluent presque plus depuis une dizaine de jours […], la flotte russe a enregistré jeudi [14 avril] une perte spectaculaire, celle de son principal croiseur” : le Moskva, lit-on dans Les Echos. Ce “navire était l’un des fleurons de la marine russe”, indique France info, alors que “les Ukrainiens ont affirmé avoir touché le croiseur avec l’un de leurs missiles, [et] que la Russie parle d’un incendie”.

Les Echos expliquent que “ces bâtiments sont, derrière les porte-avions, les navires les plus grands et puissants en service actuellement par le monde” et que le Moskva constituait “un des autres seuls bâtiments du genre” que l’armée russe possédait. “Selon divers spécialistes, il s’agirait de […] la pire [perte] subie par la Russie depuis la Deuxième Guerre mondiale”, ajoutent Les Echos. Comme le rapporte Courrier international, citant La Repubblica, “la perte est un coup dur pour le Kremlin”.

D’après le New York Times, si la version défendue par Kiev est la bonne, il s’agirait d’une “grande victoire symbolique pour l’armée ukrainienne, d’un embarras pour Moscou et d’une démonstration du pouvoir de nouvelles armes pour influencer la guerre”. Pour sa part, le journal allemand Die Welt évoque un potentiel “tournant de la guerre” et un naufrage qui “restera dans l’histoire de la guerre navale”.

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