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Guerre en Ukraine : une base militaire bombardée à proximité de la Pologne

La dernière attaque russe d'envergure, dimanche 13 mars, a rapproché la guerre du territoire de l'UE et de l'Otan. Au moins 35 personnes ont été tuées lors de ce bombardement, à quelques kilomètres de la frontière polonaise. Un nouveau paquet de sanctions à l’égard de Moscou doit être entériné aujourd’hui par les 27 ambassadeurs des Etats membres.

Après 18 jours de combat, les forces russes poursuivent leur offensive sur le territoire ukrainien, en encerclant notamment les villes de Kiev (représentée sur la photo ici) et de Marioupol - Crédits : Oleksandr Ratushnyak / Flickr UNDP Ukraine CC BY-ND 2.0

Au moins 35 personnes ont été tuées, dimanche 13 mars, lors de bombardements visant une base militaire à Yavoriv”, rapporte le journal La Croix. “C’est l’une des attaques russes les plus meurtrières depuis le début de la guerre en Ukraine”, ajoute Libération.

En plus des 35 morts, “plus de 130 [personnes ont été] blessées dans [cette] attaque de missiles russes sur une base dans l’ouest de l’Ukraine” [Politico]. “Cette base militaire servait ces dernières années de terrain d’entraînement aux forces ukrainiennes, sous l’encadrement d’instructeurs étrangers”, précise La Tribune.

La guerre se rapproche “des portes de l’Otan et de l’UE

Comme le fait savoir Courrier international, “une trentaine de missiles auraient été tirés sur cette base”, ce qui constitue “un épisode dramatique, qui […] rapproche la guerre du président Poutine des portes de l’Otan et de l’UE”. Le Parisien indique que ce terrain d’entraînement comptait des instructeurs “américains et canadiens” et que “la base était aussi utilisée pour acheminer une partie de l’aide de l’Occident à l’Ukraine”.

Cette attaque est “préoccupant[e]” car Yavoriv ne se trouve “qu’à une vingtaine de kilomètres de la Pologne, membre de l’Otan [et de l’UE]”, poursuit le quotidien. Selon Le Point, le général polonais Waldemar Skrzypczak “a confirmé que cette base sert à la formation d’unités de la légion étrangère, avec des volontaires qui arrivent en Ukraine pour combattre les Russes”.

Alors que l’Alliance atlantique soutient la résistance ukrainienne par des livraisons d’armes dont beaucoup transitent par la Pologne, “des attaques contre ces livraisons rapprocheraient la Russie et l’Otan d’un conflit direct - un scénario que le chef de l’Otan et la Maison Blanche ont déclaré à plusieurs reprises vouloir éviter” [Politico]. Avant les frappes du dimanche 13 mars, le vice-ministre russe des Affaires étrangères avait averti Washington : “la livraison d’armes [que les Etats-Unis] orchestrent depuis un certain nombre de pays n’est pas seulement un geste dangereux, c’est un acte qui fait des convois mentionnés des cibles légitimes” [Libération].

La guerre fait toujours rage, mais les négociations se poursuivent

De l’autre côté de l’Ukraine, “Marioupol compte ses morts”, alors que la ville est assiégée et que “l’armée russe a continué de pilonner le sud du pays”, indique Le Point. Le média ajoute que cette “ville stratégique située entre la Crimée et le Donbass, manque de vivres et est privée […] de gaz, d’électricité et de communications. Selon la municipalité, 2 187 habitants y ont été tués depuis le début de l’offensive russe”. Libération indique également que “près d’un demi-million de personnes sont privées d’eau”, la situation étant “quasi désespérée” dans la ville.

Pendant ce temps, la situation dans la capitale se détériore d’heure en heure. Kiev est “menacée d’encerclement” alors que “les forces russes continuent de resserrer l’étau sur la capitale”, rapporte Libération. La plupart des médias reviennent également sur la mort hier d’un journaliste américain dans la région d’Irpin, près de la capitale, “premier journaliste étranger à être tué depuis le début de l’invasion russe, le 24 février” [Le Monde]. “Un nouveau convoi d’aide humanitaire devrait arriver sur place lundi après-midi”, fait savoir le quotidien du soir.

Alors que le bilan s’alourdit fortement, les discussions entre la Russie et l’Ukraine se poursuivent aujourd’hui lors d’une visioconférence note Le Monde. Du côté des Européens, après l’enlèvement des maires de Melitopol et de Dniproroudné “par les forces russes ce dimanche”, le chef de la diplomatie de l’UE Josep Borrell et le président du Conseil européen Charles Michel ont dénoncé hier cet acte. “Ces pressions sur les autorités locales ukrainiennes constituent une autre violation flagrante du droit international”, a déclaré ce dernier [Sud Ouest].

Après le sommet de Versailles de vendredi au cours duquel les chefs d’Etat et de gouvernement européens ont réaffirmé les contours d’une souveraineté européenne, “l’Union européenne a décidé de nouvelles sanctions [hier soir] à l’encontre de Moscou” qui doivent être entérinées “définitivement” aujourd’hui par les 27 ambassadeurs de l’UE, précise le correspondant à Bruxelles de France Télévisions. Ce quatrième paquet de sanctions “porte sur trois secteurs : la fin des exportations de produits de luxe, la fin des importations de fer et d’acier depuis la Russie vers l’Union européenne, et enfin l’interdiction pour les entreprises européennes de l’énergie d’investir en Russie”, indique le journaliste. 

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