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Guerre en Ukraine : face à l’escalade de la Russie, l’UE prépare de nouvelles sanctions

Mercredi 21 septembre, le président russe Vladimir Poutine a annoncé la "mobilisation partielle" de 300 000 réservistes et a, de nouveau, agité la menace nucléaire face à l'Occident. Peu après, les ministres des Affaires étrangères de l'Union se sont réunis en urgence pour discuter de nouvelles sanctions.

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell souhaite que les Vingt-sept adoptent de nouvelles sanctions contre la Russie et poursuivent les livraisons d’armes à l’Ukraine
Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell souhaite que les Vingt-sept adoptent de nouvelles sanctions contre la Russie et poursuivent les livraisons d’armes à l’Ukraine - Crédits : Andrea Renault / Commission européenne

Au matin du 210e jour d’une guerre qui a fait des milliers de victimes civiles et militaires, jeté des millions de personnes sur les routes de l’exil et réduit des dizaines d’agglomérations à l’état de ruines, Vladimir Poutine a fini par […] déclarer officiellement”, mercredi matin, la mobilisation partielle des citoyens ayant “déjà servi” et “une expérience pertinente” [Libération]. “300 000 citoyens, âgés de 65 ans pour les plus vieux, seront appelés sous les drapeaux”, précise Le Monde.

Face à ce nouveau tournant dans le conflit ukrainien, les ministres européens des Affaires étrangères se sont réunis en urgence hier pour convenir d’une réponse commune. En marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New-York, les Vingt-Sept ont convenu d’élaborer huit nouvelles sanctions visant “des secteurs de l’économie russe et des individus responsables de la guerre et de l’agression contre l’Ukraine”, a expliqué le haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères Josep Borrell à l’issue de la réunion [Reuters].

Restrictions individuelles et plafonnement des prix

Celles-ci doivent être discutées lors d’une prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 17 octobre à Luxembourg. Politico précise qu’elles pourraient consister en “un renforcement des listings d’individus” visés par des mesures restrictives, ainsi qu’ “une interdiction de l’importation de diamants russes et d’autres produits de luxe”.

Le média en ligne évoque également un “plan visant à plafonner le prix du pétrole russe”, qui fait parallèlement l’objet de discussions au sein du G7. Les Etats-Unis pressent l’UE d’adopter cette limitation “avant que l’interdiction des importations de pétrole russe imposée par l’UE n’entre en vigueur en décembre”. Les ministres européens ont également convenu d’accroitre les livraisons d’armes à l’Ukraine [Reuters].

L’équipe de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, va commencer à consulter les représentants des pays de l’UE […] pour savoir ce que les capitales sont prêtes à accepter” [Politico]. Le principal écueil restant la position du “Premier ministre hongrois Viktor Orbán [qui], selon le journal Magyar Nemzet, a déclaré à certains députés de sa majorité qu’il estime nécessaire de mettre fin aux sanctions contre la Russie” [Les Echos].

Risque d’escalade

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a pour sa part déclaré que les annonces du président russe étaient un “signe de son désarroi” [Les Echos].

L’objectif affiché par Moscou est de trouver 300 000 hommes à envoyer en Ukraine, où l’armée russe a enregistré de lourdes pertes depuis le 24 février”, et plus particulièrement depuis la contre-offensive lancée par Kiev le 29 août, poursuit Le Monde. Un chiffre spectaculaire, alors qu’au début de l’invasion “l’armée russe comptait environ 190 000 soldats en Ukraine, selon les sources occidentales” [France info].

Vladimir Poutine a également réitéré sa menace d’utilisation de l’arme nucléaire. “Si l’intégrité territoriale de notre pays est menacée, nous utiliserons certainement tous les moyens à notre disposition pour défendre la Russie et notre peuple. Ce n’est pas du bluff”, cite Libération.

Un contexte particulièrement tendu, d’autant que “les autorités prorusses de plusieurs régions de l’est et du sud de l’Ukraine ont annoncé ce mardi 20 septembre la tenue de référendums d’annexion par la Russie du 23 au 27 septembre”, signale L’Obs. “Une fois ces référendums approuvés (une issue qui ne fait aucun doute), la Russie pourrait donc considérer que la guerre a désormais lieu sur son sol”, pouvant ainsi justifier à ses yeux l’utilisation de l’arme atomique si l’Ukraine tentait de récupérer ces territoires [France info].

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