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Guerre en Ukraine : Emmanuel Macron maintient le dialogue avec Vladimir Poutine

Le président français s’est une nouvelle fois entretenu avec son homologue russe ce dimanche 6 mars. Il s’agit du quatrième appel entre les deux hommes depuis le début de l’invasion en Ukraine.

Emmanuel Macron lors d'un dîner de travail à l'Elysée le 28 février 2022 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne
Emmanuel Macron lors d’un dîner de travail à l’Elysée le 28 février 2022 - Crédits : Christophe Licoppe / Commission européenne

Emmanuel Macron ne cesse de le répéter : il souhaite poursuivre le dialogue avec Vladimir Poutine. Ce dimanche, un nouvel appel entre les deux hommes a permis d’aborder plusieurs sujets, dont le respect du droit international humanitaire, explique Politico. Et ce matin, “Moscou a annoncé l’ouverture de corridors humanitaires autour de Kiev, Marioupol, Kharkiv et Sumy à partir de 8 heures, heure de Paris”, indique le site d’information. Une décision qui “fait suite ‘à la requête d’Emmanuel Macron’ ”, informe le ministère russe de la Défense cité par Politico.

La prudence reste toutefois de mise : selon le compte-rendu de l’Elysée relayé par le journal en ligne, Vladimir Poutine “ ‘a nié que son armée prenne civils et installations civiles pour cible’, renvoyant la responsabilité aux Ukrainiens”. De plus, deux tentatives d’évacuations de la ville de Marioupol ont échoué ce weekend après le non-respect des cessez-le-feu par la Russie [Politico]. Et ce matin, “Kiev refuse les couloirs humanitaires vers la Biélorussie et la Russie proposés par Moscou pour l’évacuation des civils de villes bombardées, a annoncé […] la vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk” [Le Monde].

Autre sujet central de l’échange d’hier soir : la menace nucléaire. Le Kremlin réfute toute volonté de s’attaquer aux centrales nucléaires ukrainiennes, malgré la prise de plusieurs d’entre elles ces derniers jours qui “éveille, chez les Ukrainiens, la peur d’un nouveau Tchernobyl” [La Croix]. Vladimir Poutine s’est également “dit prêt à respecter les normes de l’Agence internationale de l’énergie atomique” pour mettre les centrales en sécurité, toujours selon les mots de l’Elysée relayés par France info. Ce qui n’empêche pas la France d’envoyer en Ukraine “2,5 millions de doses d’iode pour pouvoir parer à tout danger nucléaire”, selon le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian cité par Le Parisien.

Président et candidat

Ainsi, les nombreuses conversations ayant eu lieu entre les deux chefs d’Etat depuis près de quatre mois semblent chaque fois obéir “aux règles du dialogue de sourds”, analyse Emmanuel Berretta pour Le Point. Au cours de l’entretien, Vladimir Poutine a d’ailleurs rappelé “qu’il atteindrait ses objectifs ‘soit par la négociation, soit par la guerre’ ”, souligne 20 Minutes.

Mais les discussions montrent également que le président français souhaite jouer un “rôle de premier plan dans la recherche d’une solution”, selon Jean-Dominique Merchet de L’Opinion. “Il le fait comme président et comme candidat”. Car Emmanuel Macron vient d’annoncer sa candidature à l’élection présidentielle dans une “lettre aux Français”, publiée vendredi dans la presse quotidienne régionale. Et il se rend ce soir à Poissy, dans les Yvelines, pour échanger avec les habitants “autour des sujets qu’ils choisiront”, poursuit le quotidien.

Le lendemain, Emmanuel Macron remettra son “costume de chef d’Etat” [L’Express] pour recevoir le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. Les deux responsables devraient notamment aborder “ ‘la perspective d’interdire l’importation de pétrole russe’ “, actuellement discutée entre l’UE et les Etats-Unis, ajoute Politico en citant CNN.

Vie politique chamboulée

Mais il n’y a pas qu’en France que la campagne électorale est “bousculée par la guerre”, ajoute le journal. En Hongrie, en Slovénie ou encore en Serbie, le sujet “s’immisce dans les débats électoraux” et bouleverse “bon nombre d’équilibres politiques intérieurs”.

Au-delà des échéances électorales, l’invasion russe remet également en cause la doctrine européenne de certains Etats membres. Le Danemark souhaite ainsi “rejoindre par un référendum la politique de défense de l’Union européenne dont il se tenait à l’écart depuis 30 ans”, a annoncé la Première ministre Mette Frederiksen, citée par Le Parisien. Le pays avait obtenu cette dérogation “pour permettre l’adoption au forceps du traité de Maastricht au début des années 1990″.

La Suède, elle, “se prépare au pire”, rapporte France info. Le royaume “fait partie de ces pays qui sont dans le collimateur de Vladimir Poutine”. D’autant plus “qu’une semaine après le début de l’invasion de l’Ukraine, quatre avions de combat russes avaient violé l’espace aérien de la Suède, qui n’est pas membre de l’Otan”, rappelle le média. L’article relève l’engouement de Suédois pour des “ ‘radios avec une dynamo, qui marchent sans piles et sans branchement électrique’ ”. Et note que l’on réédite des brochures qui expliquent “quoi faire en cas de guerre ou de crise”.

La semaine dernière enfin, la Moldavie et la Géorgie ont ajouté leur nom à la liste des candidats à l’Union européenne. Ces deux pays suivent de près l’Ukraine, qui a demandé une adhésion “sans délai”. Un dossier étudié ce matin par les représentants des pays membres à Bruxelles [Politico].

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