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G7 : les grandes puissances s'engagent sur les vaccins et le climat

Réunis ce week-end en Angleterre, les dirigeants des sept grandes puissances économiques se sont engagés à fournir plus d’un milliard de doses de vaccins aux pays les plus pauvres et à devenir neutres en carbone à l’horizon 2050. La Chine et le Brexit ont également agité les discussions.

Les dirigeants des sept puissances mondiales étaient réunis du 11 au 13 juin en Cornouailles (Royaume-Uni)
Les dirigeants des sept puissances mondiales étaient réunis du 11 au 13 juin dans le comté de Cornouailles, au sud-ouest de l’Angleterre - Crédits : Union européenne

Finies les divisions de l’ère Trump, place à l’unité et au multilatéralisme” [Euronews] :  tel est, en résumé, le message optimiste porté par les dirigeants des pays du G7 (France, Allemagne, Italie, Japon, Etats-Unis, Canada, Royaume-Uni) à l’issue de leur réunion à Carbis Bay, dans les Cornouailles, ce week-end. “Au G7, la confiance est revenue. Nous partageons les mêmes points de vue”, a confirmé la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, également présente.

Sur les vaccins d’abord, “les dirigeants des grandes puissances se sont engagés dimanche à distribuer plus d’un milliard de doses de vaccins contre le Covid-19 d’ici à la fin 2022 pour combler le retard d’immunisation dans les pays pauvres”, relate Courrier international. 870 millions seront directement pourvues via le mécanisme COVAX, les autres financées. “Les Etats-Unis fourniront 500 millions de doses, le Royaume-Uni et l’UE promettent, eux, 100 millions chacun”, complète Libération.

Sur le climat, “les pays du G7 s’engagent à devenir neutres en carbone au plus tard en 2050 et à réduire de 50 % leurs émissions de CO2 d’ici 2030, par rapport à 2010″ [Les Echos]. Dans le communiqué final, les grandes puissances ont également promis de “se préparer aux futures crises sanitaires” et de “faire en sorte que 40 millions de filles supplémentaires soient scolarisées d’ici 2026″, liste la BBC.

Les critiques vont toutefois bon train sur les deux sujets. Devant l’opposition des Etats-Unis et du Japon, les pays ont ainsi “rejeté une proposition visant à arrêter la production de voitures diesel et à essence et ont à peine abordé la facture de plusieurs milliards de dollars que les pays en développement estiment devoir payer pour réduire leurs propres émissions”, pointe Politico. Quant aux dons de vaccins, le chiffre est “loin des 11 milliards de doses que […] l’Organisation mondiale de la santé estime nécessaires pour protéger 70 % de la population mondiale” [The Guardian].

Face au “superpouvoir chinois

Bien qu’absente de ce sommet, la Chine était cependant bien au cœur des discussions. “En insistant sur les ‘valeurs de la démocratie’, le communiqué semble également endosser la stratégie diplomatique du président [américain], lancé dans une bataille existentielle des démocraties face aux autocraties, Chine en tête”, considère Libération. Le G7 a par exemple affiché “son ambition de lancer un vaste plan d’infrastructures pour contrer les ‘nouvelles routes de la soie’ chinoises”, poursuit le journal. “Estimé à plus de 40 000 milliards de dollars, [ce projet] se focalise sur le climat, la santé, le numérique et la lutte contre les inégalités” [Les Echos].

Plus encore, les dons de vaccins “représentent un fort enjeu de ‘soft power’ ” pour le G7, analyse Le Monde. “La Chine et la Russie pratiquent depuis déjà des mois en Afrique et en Asie une ‘diplomatie’ assumée du vaccin, avec leurs produits respectifs (Sinopharm et Spoutnik V)”. “La propagande chinoise […] a répliqué hier en rappelant que ‘l’époque où les décisions mondiales étaient dictées par un petit groupe de pays est révolue depuis longtemps’ “, cite Pierre Haski sur France inter. Et l’éditorialiste de prévenir que la démocratie “ne sera vraiment défendue […] que si elle devient réellement universelle ; ce que le G7 n’est pas”.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont également appelé l’OMS à mener une enquête “rapide, transparente, dirigée par des experts et fondée sur des données scientifiques” sur les origines du Covid-19 [BBC]. Enfin, lors du sommet de l’OTAN qui débute aujourd’hui, “Biden veut insister sur les menaces russes et chinoises”, titre Le Monde.

Tensions sur l’Irlande du Nord

Mais le sommet a été, de fait, éclipsé par les tensions entre Européens et Britanniques, estiment plusieurs médias. “Une prise de bec malvenue sur le Brexit a fait dérailler la chance du Premier ministre britannique d’impressionner sur la scène internationale”, analyse ainsi l’éditorialiste politique du Guardian. Alors que des propos du président français ont pu être interprétés comme remettant en cause l’appartenance de l’Irlande du Nord au Royaume-Uni, Boris Johnson a fait savoir samedi que “certains de nos amis ici présents semblent mal comprendre que le Royaume-Uni est un seul pays et un seul territoire” [Politico].

Le même jour, le chef du gouvernement britannique a “remis une pièce dans la machine” en menaçant de suspendre unilatéralement l’accord instaurant des contrôles douaniers pour les biens transitant de Grande-Bretagne vers l’Irlande du Nord. Une déclaration qui a fait répliquer les Européens : “La rhétorique doit baisser d’un cran et nous devons activement chercher des solutions”, faisait savoir une source européenne citée par Le Monde à l’issue d’une réunion tripartite entre Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Charles Michel, président du Conseil européen, et M. Johnson.

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