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[Revue de presse] Espionnage : les Européens se contentent d’un "code de bonne conduite" avec les Etats-Unis

Angela Merkel souhaite que les vingt-huit Etats de l'Union européenne parviennent à un "accord de non espionnage", similaire à celui que la France et l'Allemagne recherchent avec les Etats-Unis après le scandale des écoutes téléphoniques de la NSA. Vendredi 25 octobre, un porte-parole du gouvernement allemand a confirmé que la chancelière avait fait cette proposition aux chefs d'Etat et de gouvernement européens réunis en sommet à Bruxelles [Le Monde].

Obama et Barroso

Après la France et l’Allemagne, l’Espagne a annoncé vendredi la convocation de l’ambassadeur américain à Madrid pour lui demander des explications, note La Tribune. Cette décision du Premier ministre Mariano Rajoy fait suite à de nouvelles révélations de la presse indiquant que la NSA aurait espionné des membres du gouvernement espagnol, dont son prédécesseur José Luis Zapatero. Un total de 35 dirigeants de la planète, dont la chancelière allemande Angela Merkel, auraient été écoutés, a affirmé jeudi le quotidien britannique The Guardian.

En réaction, la chancelière a demandé jeudi que Washington établisse un code de bonne conduite avec Berlin et Paris d’ici la fin de l’année, soulignant qu’elle voulait des actes concrets de la part du président Barack Obama. D’ici à la fin de l’année, le chef de l’État et son homologue d’outre-Rhin veulent notamment obtenir du président américain qu’il leur communique l’ensemble des données volées par Edward Snowden et susceptibles d’être publiées. “Nous avons le devoir de tout connaître avant que la presse ne nous fasse des révélations presque quotidiennes” , a expliqué François Hollande, cité par le Figaro.

L’Allemagne et le Brésil travaillent par ailleurs à la préparation d’une résolution à l’ONU sur la protection des libertés individuelles, qui devrait être présentée au comité des droits de l’homme de l’Assemblée générale des Nations unies, sans mentionner spécifiquement les Etats-Unis.

Dans leur texte commun, cité par La Tribune, les Européens reconnaissent que “la collecte de renseignements constitue un élément essentiel de la lutte contre le terrorisme” , la justification sans cesse mise en avant par Washington, même si “un manque de confiance pourrait porter préjudice à la nécessaire coopération” dans ce domaine.

Mais, au-delà des protestations, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE réunis à Bruxelles n’ont pris aucune mesure de rétorsion envers les Etats-Unis. Selon les Echos, ils ont été unanimes à ne pas vouloir remettre en cause les négociations sur l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis.

“Il ne s’agit pas de commencer à faire monter la pression inutilement” avec Washington, a déclaré le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, repris par la Tribune, résumant ainsi l’état d’esprit général.

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