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Crise à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie : des migrants évacués et rapatriés

Jeudi 18 novembre, la Biélorussie a annoncé avoir évacué les principaux campements de migrants à sa frontière avec la Pologne. Parallèlement, un premier vol de rapatriement vers l’Irak a été effectué. Une évolution de la situation qui laisse entrevoir une désescalade des tensions, alors que les Occidentaux maintiennent la pression sur le régime d’Alexandre Loukachenko.

Alors que les évacuations des camps de réfugiés se déroulent, la Pologne maintient ses forces armées à la frontière avec la Biélorussie
Alors que les évacuations des camps de réfugiés se déroulent, la Pologne maintient ses forces armées à la frontière avec la Biélorussie (inspectées ici par le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki le 9 novembre dernier) - Crédits : Kancelaria Premiera / Flickr CC BY-NC

La Biélorussie a évacué jeudi 18 novembre les principaux camps de migrants à sa frontière avec la Pologne”, indique France 24. Selon les autorités de Minsk, un centre a accueilli plusieurs personnes, non loin de la frontière. Mardi soir, “plus d’un millier de personnes avaient déjà trouvé refuge dans ce vaste hangar” [Ouest-France]. Pourtant, “environ 800 migrants avaient encore passé la nuit dehors par des températures inférieures à 0 °C”, pendant que “plusieurs centaines d’entre eux étaient rapatriés en Irak, après avoir abandonné tout espoir de gagner l’Europe via la Pologne voisine”, rapporte le quotidien régional.

Premier vol de rapatriement

Alors que les Vingt-Sept ont annoncé, lundi 15 novembre, “un nouveau train de sanctions contre la Biélorussie, cette dernière s’est dite prête à travailler ‘activement’ à faire rentrer dans leurs pays” les migrants récemment arrivés sur son sol [Le Figaro].

Jeudi soir, un premier avion en provenance de Minsk, avec à son bord plus de 400 personnes originaires d’Irak, a atterri à Erbil dans le Kurdistan irakien, fait savoir France 24. Le Figaro souligne cependant que “ce premier départ repose sur le volontariat”. “Auprès d’Associated Press, un clandestin confiait, désabusé, ‘oui, je vais rentrer chez moi comme tous ceux qui sont ici’ ”, relate le journal.

Pour le moment, précise France 24, “plusieurs milliers de migrants, originaires principalement du Proche-Orient” demeurent néanmoins “bloqués le long de la frontière polonaise, dans l’espoir de gagner l’UE. Mais Varsovie, ainsi que les deux autres voisins européens de la Biélorussie, la Lituanie et la Lettonie, refusent de les laisser passer” [France 24].

Maintenir la pression sur Alexandre Loukachenko

Face à une situation toujours tendue, dans laquelle la Pologne maintient “la présence de 15 000 soldats à la frontière” [France info], les condamnations internationales de l’action de la Biélorussie se multiplient. Dans un communiqué, “les grandes puissances du G7 ont appelé jeudi Minsk à mettre fin ‘immédiatement’ à la crise migratoire en cours aux frontières de l’UE, accusant le pays de chercher à ‘détourner l’attention’ de violations du droit international et des droits humains”, rapporte France 24.

Le même jour, indique l’Elysée, Emmanuel Macron a notamment “réaffirmé la nécessité pour l’Europe de maintenir la pression sur Alexandre Loukachenko” afin de mettre “fin à cette instrumentalisation qui place de nombreuses personnes en danger” [Ouest-France].

Si le dirigeant biélorusse a finalement prononcé des “déclarations d’apaisement” [20 Minutes], en se disant prêt à aider 5 000 migrants à revenir dans leurs pays, il reste très ambigu “en affirmant également que l’Allemagne pourrait accueillir les 2 000 autres” sur les 7 000 qui se trouveraient à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, d’après les autorités de cette dernière [France info].

Une information aussitôt démentie par l’Allemagne et l’Union européenne. Celles-ci “évoquent des discussions techniques, mais uniquement pour rapatrier les migrants et leur apporter une aide humanitaire”, et non les accueillir dans l’UE, explique l’envoyé spécial de France info.

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