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Conseil européen : l’Ukraine et la Moldavie obtiennent le statut de candidates à l’entrée dans l’UE

Réunis en Conseil européen ce jeudi 23 juin, les Vingt-Sept ont reconnu l’Ukraine et la Moldavie comme candidates à l’entrée dans l’Union. Une “perspective européenne” est également accordée à la Géorgie.

S'exprimant en visioconférence lors du sommet européen du 23 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué "l'une des décisions les plus importantes pour l'Ukraine depuis son indépendance". Crédits : Conseil européen.
S’exprimant en visioconférence lors du sommet européen du 23 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “l’une des décisions les plus importantes pour l’Ukraine depuis son indépendance” - Crédits : Conseil européen

Le jeudi 23 restera comme une date clé dans l’histoire de l’UE avec les promesses faites à l’Ukraine et à la Moldavie”, commence Le Figaro. “Réunis pour le traditionnel Conseil européen de l’été, les dirigeants des 27 pays membres de l’Union européenne ont reconnu le statut de candidat à l’UE à l’Ukraine et à la Moldavie”, complète RFI.

Participant au sommet en visioconférence, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a salué “l’une des décisions les plus importantes pour l’Ukraine depuis son indépendance” [Les Echos]. Il s’agit d’un “jalon hautement symbolique près de quatre mois après l’invasion de l’armée russe”, abonde France 24.

Alors que la guerre se poursuit en Ukraine, l’octroi du statut de candidat à cette dernière ainsi qu’à la Moldavie constitue “un moment historique” pour le président du Conseil européen Charles Michel [Sud Ouest]. Tandis qu’Emmanuel Macron, dont le pays assure la présidence du Conseil de l’UE jusqu’au 30 juin, félicite un “geste politique” de la part d’une “Europe forte et unie” [France 24].

Sésame

L’Ukraine et la Moldavie, “l’un[e] en guerre avec la Russie, l’autre amputé[e] en partie et menacé[e] par elle”, décrochent ainsi “le précieux sésame qui peut leur faire espérer rejoindre l’Union”, observe Le Figaro.

France info rappelle toutefois que “ce n’est que le début d’un long chemin” puisque le statut de pays candidat est “assorti de plusieurs conditions”. Les pays doivent procéder à des réformes importantes et faire des efforts en matière “d’état de droit, d’oligarques, de lutte contre la corruption et [de défense des] droits fondamentaux”. Et “Kiev ne pourra de toute façon pas commencer les négociations tant que la guerre avec la Russie n’est pas terminée” [France info].

Côté moldave, cette décision est un fort signe de soutien à la présidente pro-européenne Maia Sandu. Son élection en 2020 avait marqué un tournant dans l’histoire de ce petit pays de 2,6 millions d’habitants […]. Elle avait mis fin à près de 30 ans de gouvernance des communistes et socialistes, deux partis russophiles”, relève RFI.

En revanche, la Géorgie n’a quant à elle pas obtenu le statut de candidat à l’adhésion. Tout en reconnaissant symboliquement la “perspective” de ce pays de rejoindre un jour l’Union,  les dirigeants européens lui ont “[réclamé] de nouvelles réformes” [France 24]. Suite à cette décision, la présidente géorgienne Salomé Zourabichvili a déclaré “que son pays était déterminé à prendre les mesures nécessaires pour obtenir le statut de candidat”, cite le média.

L’impatience des Balkans occidentaux

Pour d’autres, le Conseil européen a suscité “de nombreuses frustrations” [Le Figaro]. En effet, “les dirigeants des pays des Balkans occidentaux - candidats de longue date à l’entrée dans l’UE - [sont] ressortis très en colère de leur réunion avec les Vingt-Sept”, rapporte le journal. “Alors qu’ils espéraient des gages (une libéralisation des visas pour le Kosovo, une avancée sur les négociations de la Macédoine du Nord et l’octroi du statut de candidat à la Bosnie-Herzégovine […]), ils sont repartis bredouille”, font savoir Les Echos.

C’est un coup dur pour la crédibilité de l’Union européenne”, a ainsi déclaré le Premier ministre macédonien Dimitar Kovačevski, dont les propos sont rapportés par Ouest-France. “Bel endroit, des gens sympas, de belles paroles, de belles images. Imaginez à quel point cela pourrait être agréable si les belles promesses étaient suivies d’effets”, a quant à lui ironisé le Premier ministre albanais Edi Rama sur Twitter [Le Figaro].

De fait, le “maintien du veto de la Bulgarie à l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord, pour des raisons de contentieux historiques et culturels”, a bloqué “les négociations avec l’Albanie, dont la candidature est couplée à cette dernière”, expliquent Les Echos.

Selon ce dernier toutefois, la situation pourrait évoluer aujourd’hui si le Parlement bulgare, qui a fait chuter le gouvernement mercredi, “décide de lever le veto de Sofia”. Les députés doivent en effet se prononcer sur un compromis proposé par la France, qui “prévoit un changement de la Constitution nord-macédonienne pour inclure les Bulgares dans les groupes ethniques reconnus”, confirme Libération.

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