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Dans les Alpes, des fonds européens pour valoriser le tourisme

Depuis 2014, les régions Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne Rhône Alpes bénéficient du soutien financier européen pour valoriser le potentiel touristique et écologique de leurs montagnes. 34 millions d’euros ont ainsi été dépensés dans le cadre du Programme Opérationnel Interrégional du Massif Alpin (POIA).

Le refuge du Pic mas de la Grave, à la frontière entre les Hautes-Alpes et l'Isère, a été réaménagé en partie grâce aux fonds FEDER - Crédits - Beallet / Région Sud PACA
Le refuge du Pic mas de la Grave, à la frontière entre les Hautes-Alpes et l’Isère, a été réaménagé en partie grâce aux fonds FEDER - Crédits - Beallet / Région Sud PACA

Première destination touristique au monde, la France est naturellement touchée de plein fouet par l’actuelle pandémie de Covid-19. Le secteur est en pleine recomposition : alors que certaines régions pâtissent de la baisse drastique de l’affluence des touristes étrangers, d’autres connaissent en revanche un afflux exceptionnel. C’est par exemple le cas des Alpes, et notamment du département des Hautes-Alpes, qui a enregistré 11,59 millions de nuitées et 366 millions d’euros de chiffre d’affaires pendant l’été 2020, soit une augmentation de plus de 10 % par rapport à l’exercice précédent. Un développement accompagné depuis plusieurs années par le Fonds européen de développement régional (FEDER), qui finance en effet la valorisation des Alpes, plus grand massif montagneux d’Europe.

La Région PACA gestionnaire des fonds

Côté français, celui-ci s’étend sur deux régions, Sud-Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. La première des deux collectivités a été désignée pour gérer ces fonds, dépensés via le Programme Opérationnel Interrégional du Massif Alpin (POIA). Doté de 34 millions d’euros au titre du FEDER pour la période 2014-2020 (sur un budget total de 60 millions d’euros), il a permis de développer le potentiel touristique du territoire. Mais aussi d’en préserver la richesse écologique, deux aspects parfois considérés comme antinomiques, que le programme tente de concilier. Le constat de départ : pour rendre les Alpes plus attractives d’un point de vue touristique, il faut défendre son patrimoine naturel et culturel, et donc préserver sa biodiversité. L’approche interrégionale se prête justement à mieux s’atteler au maintien des espèces, à la protection des espaces ou encore aux continuités écologiques. Cette stratégie constitue l’axe majeur du programme financé par les fonds européens. Une priorité observable sur le plan financier puisque 22 des 34 millions du programme y ont été consacrés.

Sur le Pic du Mas de la Grave, un refuge aménagé

Concrètement, ces financements ont par exemple permis au refuge du Pic du Mas de la Grave de voir le jour. Situé en plein cœur d’un site classé Natura 2000, à la frontière entre l’Isère et les Hautes-Alpes, il s’agit d’une ancienne maison d’alpage reconvertie en un refuge de 31 places. Les travaux ont pu être réalisés “dans de très bonnes conditions” notamment grâce au soutien de 100 000 euros accordé par le FEDER, se réjouit Denis Lavenant, propriétaire et gérant du refuge. Depuis sa réhabilitation, l’établissement accueille 2 000 touristes en demi-pension chaque année.

Dans les Ecrins, les sentiers de randonnée valorisés

Dans le massif des Ecrins, dominé par la Meije, à près de 4 000 mètres d’altitude, les fonds européens ont également permis d’améliorer le tourisme sur ce territoire. Non pas en augmentant la capacité d’accueil et d’hébergement, mais en valorisant les sentiers de randonnée. Un parcours élaboré par le Parc national et baptisé “le Grand tour des Ecrins” a ainsi été imaginé. Le balisage des chemins empruntés a été complété, les besoins des professionnels du secteur évalués, et l’offre touristique réorganisée. Afin d’attirer le grand public, un site de réservation en ligne a été ouvert et des supports numériques mis à disposition pour mieux connaître la richesse du patrimoine naturel des Ecrins. Sur les 800 000 euros nécessaires au projet, 50 % ont été financés par le Fonds européen de développement régional.

Dans le massif du Vercors, une campagne de promotion du tourisme

Moins connu que les massifs du Mont-Blanc ou de la Vanoise, le Vercors regorge pourtant de lieux à visiter. Ancienne place-forte de la résistance, constitué de plateaux à l’altitude moins élevée que les plus hauts sommets alpins, le massif propose un patrimoine historique et naturel qui se distingue. C’est pour le mettre en valeur que le projet “Inspiration Vercors”, destiné à faire la promotion du Parc naturel, a été mis en place. Inspiration Vercors ambitionne de faire du massif une marque touristique et de coordonner sa promotion auprès des estivants français et internationaux. Sur les 140 000 euros engagés pour faire connaître le Vercors, 70 000 ont été financés par le FEDER.

A Forcalquier, un musée des senteurs réaménagé

Petit bourg au nord de Manosque, dans les Alpes de Haute-Provence, Forcalquier accueille l’artemisia museum, ou musée de l’herboristerie et de la lavande. Richesse naturelle devenue partie intégrante du patrimoine culturel local, les herbes et fleurs de Provence sont mises en valeur par l’Université européenne des saveurs et de senteurs dans ce musée, installé dans le couvent des Cordeliers, construit au XIIIe siècle. En débloquant 125 000 euros, le FEDER a participé pour moitié à un projet de réhabilitation de 250m² de salles d’exposition pour promouvoir le patrimoine culturel du territoire. Dans ces locaux, un parcours de découverte poly-sensorielle des plantes locales est proposé.

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