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En Auvergne-Rhône-Alpes, un soutien aux créateurs et aux lycéens avec le Fonds social européen

Le Fonds social européen donne un coup de pouce à des initiatives parfois très différentes dans le domaine de la formation et de l’insertion. Voici deux exemples en région Auvergne-Rhône-Alpes : une coopérative pour les professionnels des arts et de la culture et un appui à l'orientation pour les lycéens.

En Auvergne-Rhône-Alpes, un soutien aux créateurs et aux lycéens avec le Fonds social européen
Crédits : Nastco/ iStock

Entreprendre dans les arts et la culture

Le constat paraît évident tant il a été répété maintes et maintes fois : le secteur de l’art et la culture est sorti fragilisé de la crise sanitaire. D’autant qu’avant même le Covid-19, les professionnels du milieu pouvaient déjà connaître de nombreux obstacles à leur épanouissement : cumul de plusieurs activités, précarité du statut, isolement…

C’est au contraire la pandémie qui a été un déclic pour Octave. Dans le courant de l’année 2020, il saute le pas et transforme son petit garage situé à Miribel, près de Lyon, en atelier pour y composer des créations en bois et prend le nom de “Mimento”. “J’ai commencé par travailler quelques objets et fabriqué des prototypes dès début 2021″, nous explique-t-il.

Âgé de 31 ans, cet artisan autodidacte tient à ce que son activité soit respectueuse de la nature. Il revalorise ainsi des chutes de menuiserie et utilise des matériaux bien choisis, comme de la corde de chanvre cultivée en agriculture biologique. En 2020, il suit une formation au sein de Pôle Emploi où on l’oriente vers une jeune coopérative : Azelar.

Azelar a été lancé par la coopérative Graines de SOL, qui en fait son pôle dédié aux métiers artistiques et culturels. Etabli à Oullins, ce collectif d’entrepreneurs entend tisser des liens et penser une structuration plus solidaire du tissu économique, dans laquelle la mutualisation renforce et sécurise le travail d’un secteur passionnant mais souvent précaire.

Voulu comme “une alternative au mode d’entrepreneuriat classique individuel”, le but de cette initiative est de regrouper des professionnels des arts et de la culture au sein d’une coopérative pour créer de l’émulation entre eux et les soutenir. Designer, illustratrice, photographe… Une multitude de métiers y sont représentés.

Octave crée des objets originaux comme cet haut-parleur en bois
Octave crée des objets originaux, comme cet haut-parleur en bois - Crédits : © Julien Che

Même s’il avait d’abord pensé choisir le statut d’auto-entrepreneur, Octave considère finalement que sa décision a été la bonne. Il défend “une expérience humaine très enrichissante” au sein d’Azelar. “La coopérative permet de se former sur des sujets bien précis, d’être accompagné par quelqu’un qui a de l’expérience auprès d’entrepreneurs et de partager avec d’autres créateurs”, détaille-t-il. D’autant plus qu’il peut conserver à côté de l’artisanat son activité de maître-nageur, une autre de ses passions.

Contacts, conseils, bons tuyaux… les avantages de faire partie d’une coopérative sont nombreux. Sans compter les collaborations : Octave participera ainsi au salon ID d’art à Lyon avec six autres professionnels du collectif les 19 et 20 novembre prochains.

Sur la période 2020-2021, le nouveau pôle culture Azelar a accompagné plus de 50 participants dans leurs parcours. Le Fonds social européen (FSE) a financé l’adaptation de la coopérative aux spécificités du secteur de la création et le démarrage du pôle culturel. Azelar est aussi soutenu par la Métropole Grand Lyon, la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’Etat.

Une plateforme d’aide à l’orientation

Quelle université choisir ? Faire une licence professionnelle ? Générale ? L’orientation post-bac peut tourner au véritable casse-tête. Et les jeunes issus des milieux populaires ont plus de mal à percevoir l’étendue des possibilités qui s’offre à eux.

Le programme INSPIRE entend conjurer ce mauvais sort. Programme d’égalité des chances et d’aide à l’orientation, il est mis en œuvre par Article 1, une association agréée par le ministère de l’Education nationale. Le principe ? Des étudiants et professionnels bénévoles animent des ateliers dans les établissements des zones d’éducation prioritaires, en zones rurales et dans les quartiers de la politique de la ville. Depuis la création du programme en 2018, plus de 9 000 jeunes lycées ont assisté à ces groupes de travail.

Les volontaires s’expriment sur les études et les codes du milieu professionnel dans des classes de Première et Terminale. Un format qui permet de répondre aux idées reçues sur les études et les métiers… et qui tente de lever l’auto-censure des jeunes issus de milieux populaires.

Article 1 revendique quatre ans de recherche dans l’élaboration de ces ateliers. Après les rencontres, des questionnaires de satisfaction sont réalisés auprès des élèves. Selon l’association, à la question “recommanderiez-vous cet atelier à un autre élève ?”, la réponse “oui” est toujours supérieure à 75 %.

Une plateforme en ligne a par ailleurs été développée. Les élèves peuvent remplir un questionnaire et elle permet de découvrir des dizaines de parcours professionnels. Suivant le profil du lycéen, des pistes d’études apparaissent. Et un “kit de survie” donne aux futurs étudiants un aperçu des bourses disponibles ou des aides pour partir à l’étranger.

L’opération est co-financée par le Fonds social européen pour près de 180 000 euros. INSPIRE est également soutenue par l’Etat via la Caisse des dépôts et consignations.

Article financé par l'UE, en partenariat avec l'ANCT

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