Toute L'Europe – Comprendre l'Europe

Les villes candidates passent leur grand oral pour accueillir le futur siège de l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment

Mardi 30 janvier à partir de 19 heures, le ministre français de l’Economie Bruno Le Maire défendra la candidature de Paris pour accueillir le futur siège de l’agence européenne.

Entre 2 et 5 % du PIB mondial sont blanchis chaque année - Crédits : kali9 / iStock
Entre 2 et 5 % du PIB mondial sont blanchis chaque année - Crédits : kali9 / iStock

Ce mardi 30 janvier, c’est jour de grand oral pour les neuf villes candidates à l’accueil du futur siège de l’Autorité européenne de lutte contre le blanchiment (ALBC, Anti-money-laundering authority, AMLA en anglais). Depuis 8 heures 30 ce matin et jusqu’à 20 heures ce soir, les ambassadeurs de chacune des neuf villes disposent d’une heure pour exposer aux représentants du Parlement européen et du Conseil de l’UE les atouts majeurs de leur candidature.

Paris en lice

Parmi les villes candidates, on retrouve Rome, Vienne, Vilnius, Riga, Francfort, Dublin, Madrid, Bruxelles et Paris. L’audition de la capitale française se déroulera entre 19 et 20 heures. Bruno Le Maire en personne s’emploiera à défendre la candidature française. 

Le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique le sait mieux que quiconque : accueillir le siège d’agences aussi importantes permet d’accroître l’influence politique de la France tout en développant le secteur immobilier autour du siège en question. Paris a promis une contribution à hauteur de 15 millions d’euros pour couvrir une partie du bail et des frais d’installation de la nouvelle agence, qui devrait accueillir près de 400 salariés. 

Aujourd’hui, la France accueille les sièges de 5 agences européennes, sur les plus de 40 que compte l’UE : l’Office communautaire des variétés végétales (OCVV) qui est situé à Angers depuis 1995, l’Institut d’études de sécurité de l’UE (IESUE) dont le siège est à Paris depuis 2002, l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ERA) qui a pris ses quartiers à Valenciennes en 2004, l’Autorité européenne des marchés et des services financiers (AEMF) qui s’est installée à Paris en 2011 et enfin l’Autorité bancaire européenne (ABE) dont le siège a été rapatrié à Paris depuis Londres en 2019 suite au Brexit. La France accueille également le siège du Parlement européen, à Strasbourg. 

Vote le 22 février 

C’est la première fois que la sélection du siège d’une nouvelle agence fait intervenir de telles auditions publiques, organisées conjointement par le Parlement et le Conseil de l’UE. Celles-ci font suite à un arrêt de 2022 de la Cour de justice de l’Union européenne, qui a donné au Parlement européen un droit de regard égal à celui du Conseil pour déterminer les villes d’accueil des futures agences. Auparavant, ces décisions se prenaient dans le secret des réunions entre ministres européens. 

Une fois les auditions du jour terminées, les députés européens et les représentants du Conseil de l’UE se réuniront le 22 février pour désigner le futur siège de l’Agence de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Chaque institution disposera de 27 voix.

Cette nouvelle agence a été créée sur une proposition formulée par la Commission européenne en juillet 2021. Elle s’intègre dans un plan d’action européen de 2020 sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. L’ALBC se trouvera ainsi au cœur d’un système associant également des autorités nationales dotées de compétences en la matière.

Votre avis compte : avez-vous trouvé ce que vous cherchiez dans cet article ?

À la une sur Touteleurope.eu

Flèche

Participez au débat et laissez un commentaire

Commentaires sur Les villes candidates passent leur grand oral pour accueillir le futur siège de l'Autorité européenne de lutte contre le blanchiment

Lire la charte de modération

Commenter l’article

Votre commentaire est vide

Votre nom est invalide Le consentement des cookies est requis