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La société civile européenne apporte sa contribution à la Conférence sur l'avenir de l'Europe

Au cours d’une réunion à Paris, lundi 22 et mardi 23 novembre, les membres des Conseils économiques et sociaux nationaux et du Comité économique et social européen ont adopté leur position sur l’exercice de démocratie participative lancée au mois de mai dernier dans toute l’Europe. 

Les présidents du Comité économique et social européen et du Conseil économique, social et environnemental ont conlu les deux journées d'échange
Les présidents du Comité économique et social européen et du Conseil économique, social et environnemental ont conclu les deux journées d’échange - ©EU 2021 – source: EESC

Au Palais d’Iéna, il s’agissait d’une première pour l’Autrichienne Christa Schweng, présidente du Comité économique et social européen (CESE), et son homologue français Thierry Beaudet, à la tête du Conseil économique, social et environnemental français, dont l’acronyme est également CESE. Mardi 23 novembre, depuis la tribune de l’hémicycle parisien, les deux représentants de la société civile ont conclu deux jours d’échanges à l’occasion de la réunion annuelle des Conseils économiques et sociaux européens. Treize ont participé à la réunion, mais 22 ont contribué à la réflexion générale menant à l’adoption d’une position commune. 

Mise entre parenthèses l’année passée en raison du contexte sanitaire, l’édition 2021 de ce rendez-annuel a constitué “une excellente opportunité pour échanger”, souligne Christa Schweng. Pour elle, cette réunion permet d’avoir un “débat très riche sur la démocratie participative” et “d’apprendre de nouvelles façons de faire” dans les pays européens. Thierry Beaudet, élu en mai à la tête du CESE français, y voit quant à lui “l’occasion de rencontrer [ses] homologues des pays européens qui étaient réunis à Paris pendant ces deux jours, dans le double contexte de la Conférence sur l’avenir de l’Europe et de la future présidence française du Conseil de l’Union européenne”. D’autant qu’il porte une intime conviction : “c’est l’heure des sociétés civiles, à la fois en France et en Europe”.

Contribuer à la Conférence sur l’avenir de l’Europe

L’objectif principal de ces deux journées était l’adoption d’une position commune pour contribuer à la Conférence sur l’avenir de l’Europe. “Dans beaucoup de pays, les Conseils économiques et sociaux ont pris l’initiative de s’inscrire dans la démarche”, se félicite le président de l’assemblée consultative. Durant les échanges, Thierry Beaudet a ainsi pu apprécier “les fortes convergences sur des sujets de préoccupation commune” qui ressortent dans les conclusions.

Ainsi, le document mentionne une “vision de l’Europe [qui] combine prospérité durable, justice sociale, inclusion et transition juste sur les plans écologique et numérique, tout en promouvant le respect des droits fondamentaux et de l’état de droit”.

Pour la cheffe du CESE européen, le maître-mot doit désormais être la transparence. “Si on implique les citoyens, il faut être clair dès le début sur ce qu’on va faire des propositions”, explique-t-elle. Pour veiller au respect de ce principe, les membres de la société civile européenne appellent à la mise en place d’un “tableau de bord” pour permettre aux citoyens de connaître la suite donnée à leurs propositions et les éventuelles réformes qui pourraient en découler.

“Un nouveau récit pour l’Europe”

En amont de cette rencontre, Christa Schweng publiait avec Thierry Beaudet une tribune prônant “une Europe des sociétés civiles”. Après “le temps des pères et des Etats fondateurs” puis celui “des traités et des institutions”, M. Baudet nous explique en effet qu’il est “l’heure d’un nouvel approfondissement [de la construction européenne] qui ne se fera pas sans les sociétés civiles”.

Les conclusions des échanges s’inscrivent également dans un projet plus large porté par le Comité économique et social européen depuis plusieurs mois, celui d’un “nouveau récit pour l’Europe”. Pour Mme Schweng, il est important de créer “un lien émotionnel entre les citoyens et l’Europe”. Il est donc nécessaire d’expliquer aux citoyens “ce que l’Europe fait et d’avoir une vision de l’Europe que nous souhaitons avoir”. 

Pour un “Erasmus” de la société civile

Dans leurs conclusions, les représentants de la société civile sont également revenus sur un projet porté par la France. Partant d’un constat selon lequel “beaucoup de questions ne peuvent être appréhendées correctement si elles ne sont pas mises dans une perspective européenne”, Thierry Beaudet a détaillé le projet d“ ‘Erasmus des sociétés civiles”.

Concrètement, chaque Comité économique et social national identifierait deux jeunes acteurs de la société civile, à qui l’on confierait un thème d’étude. Ces derniers seraient alors invités à y répondre “non pas uniquement sous l’angle national, mais en adoptant la perspective d’autres Etats de l’Union”. Avec l’appui des CES nationaux, ils se rendraient ainsi dans le reste de l’Europe avant de rendre leurs travaux. Le projet pourrait voir le jour dès le premier semestre 2022, période durant laquelle la France assurera la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne (PFUE).

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