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Brexit : tout comprendre

Synthèse 05.09.2019

[DOSSIER SPÉCIAL] En 2016, une majorité de citoyens britanniques a voté pour sortir de l'Union européenne. Trois ans plus tard, le "Brexit" peine à être mis en œuvre. Initialement prévu le 29 mars 2019, il a été repoussé au 31 octobre.

Dans l'impasse, la Première ministre Theresa May a quitté ses fonctions en juillet, cédant sa place à Boris Johnson, fervent partisan du Brexit. Désormais, à défaut d'accord avec les Européens, ce dernier se dit prêt à assumer une sortie brutale de l'UE, sans accord (no deal).

Dans ce dossier spécial, Toute l'Europe fait le point sur les derniers rebondissements et les scénarios envisageables.

Brexit : quelles issues ?


Pour bien comprendre


Qu'est-ce que le Brexit ?

Qu'est-ce que le Brexit ?

Le 23 juin 2016, 51,9% des Britanniques ont choisi de quitter l’UE.

A la suite du déclenchement de l'article 50 du traité sur l'Union européenne le 29 mars 2017, le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres de l'Union européenne se sont donné deux ans pour préparer la sortie effective du pays.

 

Brexit : tous les événements depuis le référendumTous les événements depuis le référendum

Événement majeur de l'année 2016, la décision du Royaume-Uni a bousculé la vie politique du pays et de l'Europe.

Toute l'Europe vous propose une chronologie des événements clés qui animent l'actualité depuis le 23 juin 2016.

 

A quoi le Parlement européen ressemblera-t-il sans le Royaume-Uni ?A quoi le Parlement européen ressemblera-t-il sans le Royaume-Uni ?

En mai, le pays a dû élire 73 députés européens pour une durée limitée.

Mais après leur départ, que deviendra le Parlement européen ?

 

Brexit : l'accord de sortie en 8 points clésL'accord de sortie en 8 points clés

Période de transition, filet de sécurité, droits des résidents et des travailleurs, appellations d'origine, solde de tout compte, situation de Gibraltar…

Toute l'Europe résume en 8 points clés le projet d'accord de sortie du Royaume Uni de l'UE, entériné à Bruxelles le 25 novembre 2018... et qui a fait tant parler de lui depuis.

 


Les derniers rebondissements


 

Boris Johnson prêt au no deal

Avec une large avance sur son concurrent Jeremy Hunt, Boris Johnson est choisi, le 23 juillet, comme remplaçant de Theresa May au poste de Premier ministre.

Farouche partisan du Brexit et figure clivante dans son pays et en Europe, il lui incombe de mener la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne à son terme. Si aucun "deal" n'est trouvé d'ici au 31 octobre, il se dit prêt à faire sortir son pays sans accord.

Découvrez sa biographie.

10/9 : Le Parlement britannique suspendu après deux nouvelles défaites pour Boris Johnson

9/9 : Des stratégies radicales pour "saboter" un nouveau report ?

5/9 : Boris Johnson peut-il encore imposer un Brexit sans accord ?

4/9 : Lourde défaite de Boris Johnson face au Parlement britannique

3/9 : Le Parlement tente une guerre éclair contre le no deal

2/9 : Face à Boris Johnson, de nombreux parlementaires déterminés à empêcher un no deal

28/8 : Boris Johnson va suspendre le Parlement hostile au "no deal"

22/8 : Malgré des rencontres entre Londres, Paris et Berlin, le no deal se profile

19/8 : Les pénuries n'effraient pas le gouvernement britannique

5/8 : Boris Johnson promet des fonds pour le système de santé… et se prépare à des élections anticipées ?

 

Juin 2019 : Theresa May démissionne

La Première ministre officialise son départ du 10 Downing Street le 7 juin 2019, ouvrant le processus de succession au sein du Parti conservateur.

Le 20 juin, les Tories désignent les deux finalistes : l'ancien maire de Londres et farouche Brexiter Boris Johnson et le ministre des Affaires étrangères également pro-Brexit Jeremy hunt.

26 juin : Boris Johnson précise (un peu) ses intentions pour le Brexit

19 juillet : Brexit : les députés britanniques réaffirment leur opposition au "no deal" de Boris Johnson

 

Donald Tusk et Theresa MayAvril 2019 : les dirigeants européens acceptent un nouveau report du Brexit au 31 octobre

Réunis à Bruxelles pour un sommet extraordinaire, les dirigeants européens ont à nouveau accepté de reporter la date du Brexit, cette fois au 31 octobre 2019.

Un délai suffisant pour éviter une sortie sans accord ?

11/4 : Le Brexit reporté "jusqu'à Halloween"

23/4 : Irlande du Nord : les craintes d'un regain de violence sur fond de Brexit

 

Theresa May à la Chambre des communes, avant le vote - crédits : Parliament TV (capture d'écran)

29 mars 2019 : les députés britanniques rejettent une troisième fois l'accord de sortie de l'UE

Bien qu'elle ait cette fois promis de démissionner si l'accord de sortie de l'UE était enfin validé, Theresa May n'a de nouveau pas obtenu, vendredi 29 mars, le soutien de la Chambre des communes.

1/4 : Nouveau rejet de toutes les alternatives à l'accord de sortie

2/4 : Theresa May demande un nouveau report et tend la main au Labour

 

Les parlementaires dans la Chambre des communes - crédits : Parlement britannique (capture d'écran)

27 mars 2019 : aucune majorité sur les "plans alternatifs" des députés britanniques

Au cours d'une nouvelle soirée chaotique à Londres, mercredi 27 mars, les députés britanniques ont échoué à proposer une solution alternative à l'accord de sortie négocié à Bruxelles par Theresa May.

Union douanière permanente, second référendum voire annulation du Brexit : aucune proposition n'a permis de dégager de majorité à la Chambre des communes. La Première ministre prône toujours la validation de son deal, à laquelle elle conditionne sa démission.

28/3 : Theresa May propose de démissionner pour faire valider son accord de sortie

 

Donald Tusk - Crédits : Conseil européen21 mars 2019 : les Vingt-Sept acceptent un report du Brexit au 12 avril

Les dirigeants européens accordent à Theresa May un délai jusqu'au 12 avril.

Les parlementaires britanniques vont dès lors devoir se prononcer une troisième fois sur l'accord de retrait. En cas de vote positif, le Brexit serait repoussé au 22 mai pour des raisons techniques. Dans le cas contraire, seul un report long, avec participation du Royaume-Uni au scrutin européen, pourrait éviter le no deal.

19/3 : Court ou long, ce qu'impliquerait un report du Brexit

14/3 : le Parlement accepte que Theresa May demande un report du Brexit

 

12 mars : les députés britanniques rejettent à nouveau l'accord de sortie12 mars 2019 : les députés britanniques rejettent à nouveau l'accord de sortie

Par 391 voix contre 242, les députés britanniques ont à nouveau rejeté l'accord de sortie de l'Union européenne.

En conséquence, Theresa May a annoncé la tenue d'un vote sur une sortie sans accord le lendemain. Puis, si ce dernier est négatif, d'un autre vote le jeudi, cette fois sur le report du Brexit au-delà du 29 mars.

13/3 : un report du Brexit après le rejet d'un "no deal" par le parlement britannique ?

14/3 : ni deal, ni no deal, la presse parle d'effondrement, de précipice et de chaos…

 

Le Parlement britannique rejette massivement l'accord de sortie

15 janvier 2019 : le Parlement britannique rejette massivement l'accord de sortie

Les députés britanniques ont voté contre l’accord de retrait de l’Union européenne, dévoilé en novembre 2018.

Les députés de l’opposition, mais également 118 conservateurs et unionistes nord-irlandais se sont ainsi opposés à la stratégie de Theresa May.

16/1 : L'Europe en territoire inconnu après le rejet de l'accord

21/1 : Theresa May n'a pas de plan B

 


Quelles conséquences ?


Brexit : quelles conséquences pour les deux Irlande ?

Quelles conséquences pour les deux Irlande ?

Depuis l'annonce de la sortie du Royaume-Uni, Theresa May doit faire face à de multiples crises.

En tête des préoccupations : la situation délicate de l'Irlande du Nord, qui pourrait menacer l'équilibre trouvé dans cette région après 30 années de guerre civile.

[Revue de presse] Irlande du Nord : les craintes d'un regain de violence sur fond de Brexit

 

Quel serait l'impact d'un no deal ?Quel serait l'impact d'un no deal ?

Commerce, transports,
agriculture, pêche, finance :
l'ensemble de l'économie
française serait fortement touché
par un Brexit sans accord.

L'ensemble des territoires français sont concernés, mais les régions situées sur le pourtour de la Manche – Hauts-de-France, Normandie et Bretagne – sont logiquement en première ligne.