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[Revue de presse] Le Parlement britannique valide définitivement le Brexit

Revue de presse 23.01.2020

Mercredi 22 janvier, les députés britanniques ont largement approuvé, une fois pour toutes, le texte implantant le Brexit dans la loi nationale. Sauf coup de théâtre, le Royaume-Uni sortira donc bien de l'Union européenne le 1er février 2020.

Boris Johnson défendant sa proposition de loi sur le Brexit devant la Chambre des communes lors de la première lecture du texte, en décembre 2019 - Crédits : Jessica Taylor / Flickr UK Parliament CC BY-NC 2.0

Boris Johnson défendant sa proposition de loi sur le Brexit devant la Chambre des communes lors de la première lecture du texte, en décembre 2019 - Crédits : Jessica Taylor / Flickr UK Parliament CC BY-NC 2.0

"Nous l'avons fait". C'est par un bref et sobre discours que Boris Johnson a salué la décision du Parlement britannique [Politico]. Mercredi 22 janvier, la Chambre des communes se prononçait en troisième et dernière lecture sur le texte nécessaire à la réalisation du Brexit. Et les députés l'ont largement soutenu, avec "une majorité de 99 voix", rapporte The Independent. Une approbation parlementaire "sans drame, ni presque aucune couverture médiatique", selon Le Monde. Et qui contraste avec "trois ans de débats acrimonieux" sur le sujet, rapporte L'Echo. A ce stade, plus rien ne semble donc pouvoir faire obstacle à la sortie du pays de l'Union européenne le 1er février.

La porte-parole du Parti travailliste sur le Brexit, Thangam Debbonaire, a déploré "un jour très triste". Face à elle, le Premier ministre britannique a préféré souligner que cette décision mettait fin à "la rancœur et la division" des années passées [The Independent]. Et annoncer "un avenir radieux et enthousiasmant, de meilleurs hôpitaux et de meilleures écoles, des rues plus sûres et des opportunités à chaque coin du pays" [Politico].

Des "ferments de division"

En revanche, "l’Assemblée autonome d’Irlande du Nord, l’Assemblée du pays de Galles et le Parlement écossais ont tous trois rejeté [la loi sur le Brexit] ces derniers jours", relève Le Monde. Si ces décisions n'ont aucun impact sur l'adoption définitive du texte, elles montrent "que le Brexit porte encore de puissants ferments de division".

A la chambre haute du Parlement britannique, la proposition de loi a aussi rencontré quelque résistance. "Jusqu’au bout, les Lords, majoritairement remainers, ont tenté de peser", note Le Monde. Non élus, ceux-ci avaient tenté d'amender le texte avant le vote de la Chambre des communes. Afin notamment que "les enfants réfugiés non accompagnés en Europe puissent continuer à rejoindre les membres de leur famille au Royaume-Uni après le Brexit" [Le Monde].

Un symbole fort pourtant "balayé par les députés en seulement 60 minutes", regrette la baronne Hayter, cheffe des Lords travaillistes [The Independent]. Un autre amendement, lui aussi rejeté, demandait que "les travailleurs européens résidant légalement au Royaume-Uni reçoivent une attestation formelle de leur droit à rester", rapporte The Guardian.

Un quotidien inchangé

Pour autant, "le quotidien des Britanniques et des 3,2 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni demeurera très largement inchangé" le 1er février, jour du Brexit [Le Monde]. Le texte de loi prévoit notamment que ces expatriés "puissent continuer à jouir de tous leurs droits dans leur pays d’accueil, à commencer par leur droit de séjour", rapporte Le Monde. Un statut spécial entrera également en vigueur en Irlande du Nord, "destiné à éviter le retour d’une frontière dure sur l’île d’Irlande".

Sur le plan politique, le pays restera encore "sujet aux règles de l'UE pendant une période de transition jusqu'à fin 2020, tandis que des négociations auront lieu sur la future relation, dans des domaines comme le commerce ou la sécurité", rappelle The Guardian. "En revanche, le pays perdra brutalement tous ses relais de pouvoir à Bruxelles", souligne Le Monde. Et devra payer "environ 30 milliards de livres à l'UE pour solder ses dettes, garantir le droit des Européens vivant au Royaume-Uni, et créer une barrière douanière en mer d'Irlande", ajoute The Independent.

Pour avoir force de loi, le texte sur le Brexit doit encore être promulgué par la reine Elizabeth II, "possiblement dès jeudi", note L'Echo. Tandis que le Parlement européen devrait "ajouter sa ratification le 29 janvier" [The Independent]. La commission des affaires constitutionnelles du Parlement se réunit aujourd'hui pour lancer la procédure interne visant à approuver l'accord de retrait. Ce sera ensuite au Premier ministre britannique et aux présidents du Conseil européen et de la Commission européenne de signer le texte, ajoute The Independent. Enfin, "une fois ce processus légal terminé, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab signera un instrument de ratification qui sera déposé à Bruxelles".

 

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