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[Revue de presse] Budget français 2014 : le "oui mais" de la Commission européenne

Vendredi 15 novembre, la Commission européenne s'exprimait pour la première fois sur les projets de budget des 13 pays de la zone euro qui ne sont pas sous assistance financière, avant leur vote par les parlements nationaux. Si l'exécutif européen a avalisé le budget français 2014, il a également pointé les risques de dérapage et appelé la France à réformer plus en profondeur.

Olli Rehn

“Le verdict est tombé” , note La Tribune. Pour son premier exercice du genre, Bruxelles a validé vendredi le projet de budget 2014 que lui avait présenté la France au printemps dernier, tout en estimant qu’il n’offrait pas de marge de manœuvre en cas de croissance limitée.

Celui-ci prévoit de ramener le déficit public de 4,1% du PIB fin 2013 à 3,6% fin 2014 grâce à un effort de 15 milliards d’euros d’économies et 3 milliards de hausse des prélèvements. Ce, en vue de remplir son engagement de ramener son déficit sous 3% du PIB fin 2015 (2,8%) par un effort qui sera essentiellement constitué d’économies [Le Point].

Selon Les Echos, Bercy s’est immédiatement félicité de cet avis favorable, gage à ses yeux du sérieux et de la crédibilité de l’action du gouvernement. Mais, entre les lignes, la réalité est plus cruelle, poursuit le quotidien.

L’exécutif européen a, en effet, souligné que les projets communiqués par la France pour conforter ses engagements ne comportaient que “des progrès limités” sur le plan des réformes. Le commissaire aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, cité par L’Express, a estimé qu’il fallait “persévérer dans les réformes entamées avec un double objectif : relever le potentiel de croissance et créer plus d’emplois” .

Pour Le Monde, Bruxelles ne cache pas ses doutes sur la portée des réformes annoncées ou engagées en France. A commencer par la réforme des retraites en cours d’adoption, qui “pourrait s’avérer insuffisante à moyen terme” , estiment les services d’Olli Rehn. Autre point d’achoppement, le coût du travail. “De nouvelles réformes structurelles s’imposent pour réduire le coût de la main d’œuvre” , note la Commission.

Mercredi 13 novembre, la Commission a donc annoncé, sans surprise, qu’elle maintenait la France en phase d’ “examen approfondi” dans le cadre d’un “mécanisme d’alerte” mis en place au plus fort de la crise de la zone euro, en raison non seulement de son fort endettement, mais aussi de ses problèmes persistants de compétitivité [Le Monde].

Quant aux autres Etats membres sous examen, aucun ne s’est vu formellement demander de revoir sa copie. “Les Etats membres, de manière générale, ont respecté les règles du pacte, a répondu Olli Rehn. Les déficits budgétaires sont en baisse et vont continuer à baisser, ce qui devrait contribuer à stabiliser l’endettement en Europe” [Libération]

Pour certains cependant, note Libération, la Commission “a des raisons d’émettre de sérieuses critiques” . C’est notamment le cas de l’Italie et de l’Espagne, dont le budget “risque de ne pas être conforme” aux règles européennes en matière de déficit et d’endettement. La Finlande, Malte ou le Luxembourg sont également invités à prendre “les mesures nécessaires” pour atteindre leurs objectifs budgétaires.

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