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Biodiversité : un congrès international pour préserver la nature

Le congrès mondial de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) s’est ouvert vendredi 3 septembre à Marseille. Réunissant scientifiques, responsables politiques, associations de défense de l’environnement et chefs d’entreprise, cette initiative vise à lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité.

Selon la "liste rouge" de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), 37 % des 1 200 espèces étudiées de requins et de raies sont désormais menacées
Selon la “liste rouge” de l’Union internationale de conservation de la nature (UICN), 37 % des 1 200 espèces étudiées de requins et de raies sont désormais menacées - Crédits : vchal / iStock

C’est un “congrès pas comme les autres” [Sciences et Avenir] qui s’est ouvert vendredi 3 septembre à Marseille. “Plus grande union environnementale à l’échelle de la planète” [La Tribune], l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) rassemble “plus de 1 400 membres, dont 90 Etats et des dizaines d’ONG”, et ambitionne d’endiguer l’érosion de la biodiversité, rappelle le média.

Le congrès qui se tient jusqu’au 11 septembre constitue donc “une étape essentielle non seulement pour accélérer la prise de conscience des enjeux de l’effondrement de la biodiversité, mais aussi pour mobiliser les décideurs afin de tenter d’inverser le cours de la catastrophe” [Le Monde].

Liste rouge

Véritable baromètre de l’état du vivant sur notre planète” [Le Parisien], une “liste rouge” des espèces menacées a été dévoilée samedi. Et elle “confirme une dégradation dramatique” de la situation de la biodiversité dans le monde, constate La Libre. “Sur les deux millions d’espèces recensées à ce jour, au fil des mises à jour et réactualisations, les scientifiques de l’UICN en ont passé 138 374 au crible : amphibiens, mammifères, arbres, oiseaux, requins et raies, crustacés et coraux” [L’Humanité]. Si 80 d’entre elles ont officiellement disparu, “il y a aussi les 38 543 espèces, soit quelque 28 % des espèces étudiées, menacées à différents degrés : en danger critique d’extinction, en danger ou vulnérables”, poursuit le journal.

Les activités humaines expliquent en grande partie ce déclin. “Plusieurs études récentes ont montré que de nombreux écosystèmes de la planète sont mis à rude épreuve par le réchauffement climatique, la déforestation, la dégradation des habitats, la pollution et d’autres menaces”, explique The Irish Times.

Régénération

Outre les espèces menacées, l’organisation a aussi fait connaître cette année “son nouveau ‘statut vert des espèces’, destiné à mesurer la régénération des espèces et connaître l’impact des programmes de conservation” [Le Parisien]. Cette liste inédite “doit permettre de voir le potentiel de rétablissement d’une espèce à court et long terme, jusqu’à un siècle”, complète Libération.

D’autres chiffres, plus rassurants, ont pu donner du baume au cœur aux congressistes. “Les espèces de thon, menacées ces dernières années principalement par la pêche intensive, se rétablissent grâce à l’adoption de quotas de pêche durables par de nombreux États et à la lutte contre la pêche illégale”, rapporte ainsi le Corriere della Sera. C’est “un signal fort qui montre que, malgré la pression croissante sur nos océans, les espèces peuvent se rétablir si les États s’engagent réellement dans des pratiques durables”, a déclaré Bruno Oberle, directeur général de l’UICN cité par le quotidien italien.

Océans et chalutage

L’état des océans est scruté de près par le congrès. Sur place, le commissaire européen à l’Environnement Virginijus Sinkevičius a été interpellé par des ONG dénonçant “plus de 2,5 millions d’heures de chalutage de fond”, cette pratique de pêche qui abîme les fonds marins en les raclant, “dans les aires marines protégées européennes” en 2020 [Ouest-France]. Plusieurs associations demandent “l’interdiction pure et simple du chalutage de fond en Europe”, relève le quotidien régional, alors que l’UE doit présenter un plan d’action début 2022 dans le cadre de sa stratégie biodiversité.

Je suis convaincu que, si on travaille correctement avec de solides arguments scientifiques, nous pourrons trouver un modèle de pêche qui n’irait plus dans ces aires​“, a répondu le responsable européen, prévenant toutefois que “notre flotte est très dépendante du chalut et [que] nous devons faire attention à l’impact social”.

Déforestation et pesticides

Plus largement, des ONG poussent pour que l’Union européenne adopte des normes “afin d’empêcher l’arrivée sur le marché européen de produits liés à la déforestation”, notent Les Echos. Tandis qu’Emmanuel Macron s’est engagé à porter “une initiative forte […] de sortie accélérée des pesticides” au cours de la présidence française du Conseil de l’UE qui aura lieu de janvier à juin 2022 [20 Minutes].

D’ici là, l’agenda international sera marqué par plusieurs événements sur le thème de l’environnement. Après une COP26 à Glasgow (Ecosse) à partir du 1er novembre 2021, la COP15 biodiversité se tiendra en 2022 à Kunming, en Chine.

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