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Le taux de chômage en Europe

L’Union européenne a enregistré près de 13,2 millions de chômeurs en janvier 2023, un chiffre en baisse sur un an.

Il y a un an, encore affectée par la crise économique liée au Covid-19, l’Union européenne enregistrait 6,3 % de chômeurs (soit un peu plus de 13,5 millions de personnes) en janvier 2022, en forte hausse après plusieurs années de baisse consécutives. Mais en raison de la sortie de crise progressive et les mesures européennes et nationales de relance, le nombre de demandeurs d’emploi baisse continuellement depuis plus d’un an.

13,2 millions d’Européens sans emploi

Eurostat estime ainsi qu’en janvier 2023, 13,2 millions de personnes étaient au chômage dans l’UE soit 6,1 % de la population active. Un taux en légère baisse par rapport à celui de 6,3 % enregistré en janvier 2022. En un an, le nombre de chômeurs a ainsi diminué d’un peu plus de 300 000 personnes dans l’UE.

Les contrastes entre pays restent particulièrement marqués. Quand la Pologne connaît un taux de chômage de 2,8 % en janvier 2023 et la République tchèque un taux exceptionnellement bas de 2,5 %, celui-ci culmine au même moment à 13 % en Espagne et à 10,8 % en Grèce. Avec un taux de chômage de 7,1 % de sa population active, la France se situe quant à elle au-dessus de la moyenne européenne (6,1 %) mais aussi de celle de la zone euro (6,7 %).

Diminution du taux de chômage

Dans la majeure partie des Etats européens, le taux de chômage a eu tendance à baisser entre janvier 2022 et janvier 2023, passant d’une moyenne de 6,3 % à 6,1 % pour l’UE d’une année sur l’autre.

Pour Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne, le taux de chômage représente le pourcentage de chômeurs dans la population active, sur la base de la définition de l’Organisation internationale du travail (OIT).

La population active représente le nombre total des personnes ayant un emploi ou étant au chômage. Les chômeurs sont les personnes âgées de 15 à 74 ans qui :

  • sont sans travail ;
  • sont disponibles pour commencer à travailler dans les deux semaines ;
  • et ont activement recherché un emploi pendant les quatre semaines précédentes.

En décembre 2022, la Banque de France a modélisé plusieurs scénarios pour l’économie française. L’institution retient une fourchette comprise entre -0,3 % et +0,8 % de croissance du PIB en 2023. La possibilité d’une récession n’est donc pas exclue, mais celle-ci serait “cependant alors temporaire et limitée”, prévoit la Banque de France. En cause, un pic des tensions attendu cette année sur les prix des matières premières et sur l’approvisionnement en énergie. Une fois ce pic atteint, l’institution s’attend à une phase de reprise à partir de 2024, avec une croissance de +1,2 % du PIB en moyenne annuelle. Une dynamique qui se poursuivrait en 2025 avec une progression de +1,8 %.

Ces scénarios sont à prendre en compte pour prévoir l’évolution du taux de chômage dans le pays. Une récession conduirait certainement à une hausse du chômage. 

Différences nationales

De manière générale, les écarts entre pays peuvent s’expliquer par une flexibilité du marché du travail différente. Un paramètre également lié à la qualité de la protection sociale.

Dans les pays scandinaves, le modèle de flexisécurité permet de faciliter les licenciements mais offre dans le même temps une couverture assurantielle élevée couplée à une politique active d’aide au retour à l’emploi. Des facteurs qui, en temps normal, placent ces pays parmi ceux qui ont les plus faibles taux de chômage en Europe.

La pratique du temps partiel est également très présente dans les pays d’Europe du nord. En Allemagne notamment, les faibles taux de chômage s’accompagnent d’un recours important aux contrats courts. Et selon Eurostat, 38,7 % de la population active (des 20-64 ans) aux Pays-Bas occupait un emploi en temps partiel en 2021 par exemple. Ce taux est également important en Autriche (29,1 %) et en Allemagne (27,9 %) sur la même année.

Durant la pandémie de Covid-19, le recours au chômage partiel et/ou au télétravail dans un certain nombre d’Etats membres a également pu jouer un rôle important pour limiter la hausse du chômage.

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