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L'Europe en 3 minutes, le podcast

[Podcast] Sécurité alimentaire : quel est le rôle de l’Union européenne ?

Podcast 3 minutes pour comprendre l'Europe - version carrée

Cette semaine dans notre podcast “l’Europe en 3 minutes”, nous allons voir ensemble comment l’Union européenne contrôle ce qui se trouve dans nos assiettes. OGM, pesticides, ou encore agriculture bio… l’Europe joue un rôle primordial sur notre consommation, notre santé, mais aussi sur l’industrie agro-alimentaire.

Si l’Europe s’est emparée du sujet, c’est parce qu’avec le marché unique, les produits circulent librement sur le continent. Une circulation qui engendre forcément des risques pour les consommateurs.

Pour réduire ces risques, l’Union européenne a mis en place au fil des années l’une des législations sanitaires les plus strictes au monde. Aucun produit n’entre sur le territoire européen sans passer par toute une série de contrôles aux frontières. Ensuite, lorsqu’ils circulent d’un Etat membre à un autre, les aliments sont surveillés de près par les autorités nationales qui veillent au respect de deux principes.

Le premier, c’est le principe de précaution. Si un aliment présente un risque pour la santé, les produits concernés peuvent être retirés du marché par les autorités. L’Union européenne s’est dotée, d’un “système d’alerte rapide” qui permet de partager des informations entre Etats membres en cas de menace sur la sûreté alimentaire. En 2019 par exemple, son activation rapide a permis de retirer la quasi-totalité des stocks de viande avariée polonaise mis en vente dans les pays de l’UE.

Le second c’est la traçabilité. C’est ce qui permet de connaitre la provenance et le parcours d’un aliment ou d’un animal sans empêcher pour autant des scandales sanitaires, dès lors que certains acteurs de l’agro-alimentaire ne jouent pas le jeu.

Au-delà de ces deux principes et de la responsabilité des producteurs ou des distributeurs, l’Union européenne a voté des textes pour limiter les risques sanitaires. Tout particulièrement sur deux sujets polémiques.

D’abord, sur l’utilisation de pesticides, régi par la législation européenne. Et sur les Organismes génétiquement modifiées, ou OGM. Actuellement, la commercialisation d’une centaine d’OGM est autorisée. Principalement du soja, du maïs, du coton, du colza ou encore de la betterave sucrière. En revanche, un seul OGM est autorisé à la culture, une souche de maïs : le MON810 de Monsanto. Autorisé mais pas partout car depuis une directive de 2015, chaque Etat membre est libre de l’interdire. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la France.

Enfin, l’Union européenne veut donner un coup de pouce à l’agriculture biologique. Elle y consacre depuis 2010, un label européen, l’Eurofeuille, qu’on retrouve sur de nombreux produits. Aujourd’hui, l’Europe consacre un peu moins de 10 % de sa surface agricole au bio. La Commission espère atteindre 25 % d’ici à 2030. Deux objectifs derrière ce chiffre : limiter le bilan carbone de l’agriculture, mais aussi améliorer la sécurité alimentaire des citoyens.

L’Europe n’a donc pas fini de regarder dans nos assiettes.

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